Prads-Haute-Bléone

Prads-Haute-Bléone
Prads-Haute-Bléone
Prads-Haute-Bléone, le village
Blason de Prads-Haute-Bléone
Blason
Administration
PaysDrapeau de la France France
RégionProvence-Alpes-Côte d’Azur
DépartementAlpes-de-Haute-Provence
ArrondissementDigne-les-Bains
CantonSeyne
IntercommunalitéProvence-Alpes Agglomération
Maire
Mandat
Bernard Bartolini
2014-2020
Code postal04420
Code commune04155
Démographie
Population
municipale
186 hab. (2015 en augmentation de 3,91 % par rapport à 2010)
Densité1,1 hab./km2
Géographie
Coordonnées44° 13′ 15″ nord, 6° 26′ 38″ est
AltitudeMin. 831 m
Max. 2 961 m
Superficie165,64 km2
Localisation

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Liens
Site webprads-haute-bleone.fr

Prads-Haute-Bléone (Prats Auta Blèuna en vivaro-alpin) est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Le nom de ses habitants est Pradins[1].

Géographie

 Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes
Prads-Haute-Bléone et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).

Les communes limitrophes de Prads-Haute-Bléone sont Méolans-Revel, Allos, Villars-Colmars, Thorame-Basse, DraixLa Javie, Beaujeu et Verdaches.

La commune de Prads-Haute-Bléone s'étend sur 16 500 hectares, elle est composée de 9 hameaux dont l'altitude varie de 800 à 1 450 mètres. Le chef-lieu Prads se situe à 1 048 mètres[2], et le plus haut sommet est la Tête de l'Estrop à 2 961 mètres (dans le massif des Trois-Évêchés) ; c'est dire l'importance de son relief.

C'est la commune type des hautes vallées des Alpes du Sud, elle bénéficie d'un climat très ensoleillé, froid sec, et neige à partir de 1 800 mètres environ.

Géologie

Lors des deux dernières grandes glaciations, la glaciation de Riss et la glaciation de Würm, d’importants glaciers occupent les vallées de la commune. Un premier glacier, réduit, occupe le sommet de la vallée du Galèbre (ancienne commune de Mariaud). Un grand glacier s’écoule dans la vallée de la Bléone ; il reçoit des glaciers affluents des vallées du Ravin du Bussing, du Riou et du Ravin du Jet des Eaux, du Riou de l’Aune. Le glacier de Riss descendait jusqu’à Blégiers ; celui de Würm est moins épais et s’arrête au-dessous d’Heyre[3].

Les vallons de l’entrée sud de la commune (Champourcin, Chanolles, Blégiers) sont situés dans des montagnes calcaires datant du Jurassique. Plus en amont et rive gauche de la Bléone, les crêtes du Carton et de la Chau sont des formations calcaires plus récentes du Crétacé supérieur. En face de ces formations, rive droite, le chaînon qui sépare la vallée de la Bléone de celle de la Galabre est formé de calcaires Bathoniens[4]. Ces bancs de calcaires marneux, peu épais (moins d’un mètre), alternent avec des marnes schisteuses[5].

Relief

Sommet du Cheval Blanc, vu du nord.

Hydrographie

La commune est traversée par la Bléone et la Galabre.

Environnement

La commune compte 7 500 ha de bois et forêts, soit 45 % de sa superficie[1].

Hameaux

  • commune de Prads :
    • Prads ;
    • Tercier ;
    • les Eaux Chaudes (ancien camp en ruines) ;
    • la Favière ;
  • ancienne commune de Blégiers :
    • Blégiers ;
    • Champourcin ;
    • Chanolles ;
    • Chavailles ;
    • la Colle (inhabité depuis 1982) ;
    • les Combes ;
    • Heyre ;
  • ancienne commune de Mariaud :
    • l’Adrech (inhabité depuis 1928) ;
    • l’Immérée (inhabité depuis 1914) ;
    • Pré Fourcha (inhabité depuis 1934) ;
    • Saume Longue ;
    • Vière (inhabité depuis 1934, en cours de restauration)

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Transports

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Risques naturels et technologiques

Ravin en cours de comblement par les matériaux arrachés par l’érosion aux versants de robines (tout le matériau sombre au centre est issu de l’érosion récente).

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de La Javie auquel appartient Prads-Haute-Bléone est en zone 1b (sismicité faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[6], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[7]. La commune de Prads-Haute-Bléone est également exposée à trois autres risques naturels[7] :

  • avalanche (seul le ministère comptabilise ce risque, mais pas la préfecture),
  • feu de forêt,
  • mouvement de terrain : quelques versants de la commune sont concernés par un aléa moyen à fort[8] (notamment en amont et à l’Est de Prads)[5].

La commune de Prads-Haute-Bléone n’est exposée à aucun des risques d’origine technologique recensés par la préfecture[9]. Le plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) de la commune a été approuvé en 1993 pour le risque de mouvement de terrain[9] ; le Dicrim n’existe pas[10] .

La commune a été l’objet d’un arrêté de catastrophe naturelle pour une avalanche, en 2009[7]. En juillet 2005, la commune avait également connu d’importantes coulées de boue après des pluies diluviennes[11]. Dans la liste qui suit, figurent les tremblements de terre fortement ressentis dans la commune. Ils dépassent une intensité macro-sismique ressentie de V sur l’échelle MSK (dormeurs réveillés, chutes d’objets). Les intensités indiquées sont celles ressenties dans la commune, l’intensité peut être plus forte à l’épicentre[12] :

  • le séisme du 8 février 1974, avec une intensité ressentie de V et Thorame pour épicentre[13],
  • le séisme du 31 octobre 1997, avec une intensité ressentie de VI et dont l’épicentre était situé dans la commune de Prads-Haute-Bléone[14].

Enfin, les 5 et 6 novembre 1968, Prads a connu un des premiers glissements de terrain d’ampleur et complexe étudiés en détail par des géomorphologues. Il s’est produit dans le ravin de la Frache[4] (terme occitan qui désigne justement une zone d’éboulis[15]), dans l’adret situé sous le sommet de Belle Valette[16]. Déjà à l’automne 1967, marqué par des pluies abondantes, les fissures dans le terrain s’élargissaient. Pendant l’hiver 1967-1968, les successions de gel-dégel lubrifient les plans de glissement. Le printemps pluvieux ne fait qu’aggraver l’instabilité du terrain. Les pluies automnales de 1968, plus d’un an après le début de la séquence, déclenchent la coulée[15], qui entraîne une masse détritique marno-calcaire noirâtre[16] et des colluvions marno-schisteuses[17]. Si la distance parcourue par la coulée est réduite (700 m)[18], elle charrie de gros blocs et à l’arrivée, les matériaux et les plus gros blocs sont très proches du hameau[17], l’ensemble de la coulée restant dans un état instable[19].

Toponymie

Le nom du village, tel qu’il apparaît la première fois au IXe siècle (Colonia in Prato) est dérivé du latin pratum (pré)[20],[21]. La mise au pluriel est récente[20]. Le nom de Bléone signifie « la rivière au loup ».

Mariaud apparaît dans les textes au début du e siècle, mais sous la forme de Mariano : selon Ernest Nègre, ce nom de lieu dérive du nom propre romain Marianus, qui a évolué vers de Mariaudo (1319), par attraction vers le provençal local maridado, signifiant mariée[22]. D’autres hypothèses existent.

Blégiers est cité pour la première fois dans les chartes dans la deuxième décennie du e siècle, sous la forme de Bligerio, dérivée du nom propre germanique Blidegar, éventuellement latinisé en Blidegarius[23],[24].

Chanolles, cité en 1122 (Canola), vient de l’oronyme (toponyme de montagne) préceltique *Kan-[25].

Le nom du sommet de Chappe (1 667 m), limitrophe de Beaujeu, garde le souvenir de l’existence d’un relais de télégraphe optique, dit télégraphe Chappe[26].

Le lieu-dit la Favière évoque un champ semé de fèves[27] ; celui des Combes désigne un ravin, en aval du village de Prads[28].

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