Préfectures du Japon

Carte des préfectures du Japon actuel
Hokkaidō :
1. Hokkaidō ()

Tōhoku :
2. Aomori
3. Iwate
4. Miyagi
5. Akita
6. Yamagata
7. Fukushima

Kantō :
8. Ibaraki
9. Tochigi
10. Gunma
11. Saitama
12. Chiba
13. Tokyo (métropole)
14. Kanagawa
Chūbu :
15. Niigata
16. Toyama
17. Ishikawa
18. Fukui
19. Yamanashi
20. Nagano
21. Gifu
22. Shizuoka
23. Aichi

Kansai :
24. Mie
25. Shiga
26. Kyoto (fu)
27. Osaka (fu)
28. Hyōgo
29. Nara
30. Wakayama
Chūgoku :
31. Tottori
32. Shimane
33. Okayama
34. Hiroshima
35. Yamaguchi

Shikoku :
36. Tokushima
37. Kagawa
38. Ehime
39. Kōchi

Kyūshū et Okinawa :
40. Fukuoka
41. Saga
42. Nagasaki
43. Kumamoto
44. Ōita
45. Miyazaki
46. Kagoshima
47. Okinawa

Les préfectures du Japon (都道府県, todōfuken ?, préfecture est parfois remplacé par département [1]) sont les 47 circonscriptions administratives et territoriales du Japon créées en 1871.

Types

Les 47 préfectures sont réparties en quatre types (identifiés par le dernier caractère de leur nom officiel japonais en kanji). Si ces quatre appellations correspondaient avant 1947 à une réelle différence de statut (avec des pouvoirs et compétences particuliers), la loi d'autonomie locale, tout en conservant la quadruple terminologie, ne les distingue plus sur le plan administratif. Ils sont réunis dans le jargon administratif sous le terme de todōfuken (都道府県 ?), terme concaténant les quatre kanjis correspondant aux quatre types de préfecture : to ( ?), ( ?), fu ( ?) et ken ( ?).

To

La préfecture métropolitaine (, to ?, signifiant « ville centrale » ou « métropole ») est le nom à partir de 1943 de l'ancien gouvernement urbain (fu) de Tokyo, créé en 1868 sur la base de l'ancien « Domaine géré directement par les magistrats du bourg d'Edo » (江戸の町奉行支配地, Edo-no-Machibugyō shihaichi ?) », soit la zone urbaine et future « Ville de Tokyo » (東京市, Tōkyō-shi ?, elle-même créée en tant que municipalité en 1889) et des districts ruraux voisins. En 1943, Tōkyō-shi est dissoute en tant que ville (, shi ?) et ses anciens arrondissements sont devenus à la fois des municipalités distinctes et des arrondissements spéciaux similaires aux actuels districts japonais (, gun ?). Dans le même temps, le « Gouvernement (ou préfecture) urbain de Tokyo » (東京府, Tōkyō-fu ?) devient la « Métropole de Tokyo » (東京都, Tōkyō-to ?), la capitale japonaise : ainsi les différentes institutions officielles nationales (ou représentations officielles étrangères telles les ambassades) de l’actuelle capitale du Japon ne relèvent directement d’aucune des municipalités qui la composent aujourd’hui, mais bien d’une préfecture.

L'immense préfecture insulaire (, ?), Hokkaidō (北海道 ?) est la seule préfecture japonaise historiquement et entièrement subdivisée (en raison de sa taille, afin de mieux répartir les efforts administratifs des services préfectoraux sur l'ensemble de son territoire) en sous-préfectures, avant leur subdivision usuelle en districts et en villes. L'île aujourd'hui appelée Hokkaidō, et initialement désignée en japonais depuis l'époque médiévale « Terre des Ezo » (蝦夷地, Ezo-chi ?), « île des Ezo » (蝦夷島, Ezogashima ?) ou tout simplement Ezo (蝦夷 ?, littéralement « Tribus des crevettes »), du nom donné aux populations y habitant. Si un premier contrôle fut installé au sud de l'île par l'intermédiaire du Clan Matsumae au e siècle, Ezochi n'est intégrée en totalité dans l'organisation administrative japonaise qu'à la révolution Meiji et c'est alors, en 1869, que son nom est changé. L'explorateur Matsuura Takeshirō fait alors six propositions, mais le gouvernement central retient finalement celle d'Hokkaidō (北海道 ?) en raison de la similarité de la prononciation du kanji 海 (kai) et les noms données à l'île par les Aïnous (Kuyi, Kuye, Qoy) mais surtout en référence (de par son suffixe signifiant « chemin », « route » et renvoyant à un espace marginal, éloigné du centre de décision, ainsi que, également par les kanji 北海, Hokkai, littéralement « mer du Nord », à une signification purement géographique) à l'ancien système du Gokishichidō. Celui-ci, mis en place à la période Asuka (v. 550- 710), distingue deux types de divisions administratives : les cinq provinces situées dans la Région impériale (畿内, Kinai ?), cœur du pouvoir politique autour des capitales Nara puis Kyoto, et sept « chemins » (, ?) dans le reste de l'empire. Bien qu'elles n'aient plus eu d'existence officielle après la période de Muromachi ( 1336- 1573), ces entités ont conservé une signification géographique jusqu'à l' ère Meiji. Enfin, le nom d' Hokkaidō, littéralement « route de la mer du Nord », fait écho au Tōkaidō (ou « route de la mer de l'Est »), une des Gokaidō (« Cinq grandes routes » partant d' Edo durant le bakufu Tokugawa vers les principaux centres du Japon) qui constituait au e siècle, et encore aujourd'hui, le principal axe dans l'organisation du réseau de transport japonais. Quoi qu'il en soit, après avoir été gérée par une Commission de développement (開拓使, kaitakushi ?) de 1869 à 1871 puis subdivisée en trois préfectures (ken, appelées à partir des trois principaux centres urbains créés dans l'île : Sapporo, Hakodate et Nemuro) de 1871 à 1886, Hokkaidō devient finalement une seule et unique préfecture. Toutefois, le suffixe de 県 (ken) n'a jamais été rajouté à son nom si bien que la finale 道 () a fini par prendre elle-même le sens de préfecture. Ainsi, l'expression de « préfecture d'Hokkaidō » n'est pratiquement jamais employée (car considérée comme un pléonasme), si ce n'est parfois pour différencier le gouvernement local de l'île elle-même.

Fu

Deux « gouvernements » (, fu ?) existent : Osaka (大阪府, Osaka-fu ?) et Kyoto (京都府, Kyōto-fu ?). Leur désignation particulière provient de l'existence durant l' ère d'Edo de deux types de territoires créés par le bakufu pour assurer un meilleur contrôle des shoguns sur l'ensemble de l'empire : les « Domaines gérés directement par les magistrats du bakufu appelés Bugyō » (奉行支配地, Bugyō shihaichi ?) autour des neuf principales villes du pays, et 302 « Domaines des districts » (郡代支配地, Gunyo shihaichi ?) sur le reste du territoire. Lorsque le système féodal est aboli en 1868, les neuf Bugyō shihaichi reçoivent l'appellation de fu, utilisant un kanji renvoyant à la notion de « gouvernement », se retrouvant d'ailleurs dans bakufu (le « gouvernement de la tente »), mais aussi à celles commerciales d'« entrepôt », de « magasin » et, par extension donc, de gouvernement urbain. En 1871, avec l'installation officielle de l'organisation préfectorale, seules trois de ces entités, parmi les neuf originelles, conservent le nom de fu ( Tokyo, centre politique et désormais capitale impériale ; Osaka, pôle économique et industriel ; Kyoto, ancienne capitale et toujours ville impériale). En 1943, Tokyo abandonne le suffixe fu pour celui nouvellement créé spécialement pour elle de to.

Ken

43 départements « ruraux » (, ken ?) constituent le reste de l'archipel, et dont le kanji renvoie initialement aux notions de « pays » (au sens local du terme), « comtés », « campagne ». Malgré cette appellation cependant, la plupart d'entre elles sont aujourd'hui fortement, voire en quasi-totalité pour certaines, urbanisées.

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