Platon

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Platon
Πλάτων
Plato Pio-Clemetino Inv305.jpg

Copie d'un buste de la fin du IVe siècle IVe siècle av. J.-C.

Naissance
Décès
Vers −348 (~ 80 ans)
Athènes, époque classique
Nationalité
Athènes ( en) Voir et modifier les données sur Wikidata
École/tradition
Fondateur de l' Académie
Principaux intérêts
Idées remarquables
Œuvres principales
Influencé par
A influencé
La majeure partie de la philosophie occidentale ; une partie de la philosophie islamique
Adjectifs dérivés
platonicien, platonique
Père
Ariston ( en) Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Fratrie
Potone
Glaucon
Adeimantos ( en)
Antiphon ( en) Voir et modifier les données sur Wikidata

Platon (en grec ancien Πλάτων / Plátôn, né en −428/ −427 et mort en −348/ −347 à Athènes) est un philosophe antique de la Grèce classique, contemporain de la démocratie athénienne et des sophistes, qu'il critiqua vigoureusement. Il reprit le travail philosophique de certains de ses prédécesseurs, notamment Socrate dont il fut l'élève, ainsi que celui de Parménide, Héraclite et Pythagore, afin d'élaborer sa propre pensée, laquelle explore la plupart des champs importants, notamment la métaphysique et l' éthique, l' esthétique et la politique. Diogène Laërce dit de lui qu'il est de six ans plus jeune que son ami Isocrate [1].

Il est généralement considéré comme l'un des premiers philosophes occidentaux, sinon comme l’inventeur de la philosophie [2], au point que Whitehead a pu dire : « la philosophie occidentale n'est qu’une suite de notes de bas de page aux dialogues de Platon » [3].

Son œuvre, composée presque exclusivement de dialogues, est d'une grande richesse de style et de contenu, et produit, sur de nombreux sujets, les premières formulations classiques des problèmes majeurs de l' histoire de la philosophie occidentale [4]. Chaque dialogue de Platon est l'occasion d'interroger un sujet donné, par exemple le beau [5] ou le courage. La pensée de Platon n'est pas monolithique ; une partie de ses dialogues aboutissent à des apories philosophiques : apportant une solution aux problèmes posés, ils ne constituent pas une réponse unique et définitive. Théophraste dit que Platon fut le premier par la renommée et le génie, tout en étant le dernier dans la chronologie. Comme il avait voué la majeure partie de son activité à la philosophie première, il se consacra aussi aux apparences et aborda l’Histoire Naturelle, dans laquelle il voulut établir deux principes : l'un subissant, comme la matière, appelé récepteur universel ; l'autre agissant, comme une cause, qu'il rattache à la puissance du dieu et du Bien.

Platon développe une réflexion sur les Idées communément appelée théorie des Formes ou théorie des Idées dans laquelle le monde sensible est considéré comme un ensemble de réalités participant de leurs modèles immuables. La Forme suprême est, selon le contexte, tantôt le Bien, tantôt le Beau. La philosophie politique de Platon considère que la Cité juste doit être construite selon le modèle du Bien en soi.

Biographie

Platon, copie du portrait exécuté par Silanion pour l' Académie vers −370, Centrale Montemartini.

La vie de Platon est aujourd'hui encore mal connue [6]. La plus ancienne biographie de Platon qui nous soit parvenue, De Platone et dogmate eius, est due à un auteur latin du IIe siècle, Apulée. Toutes les autres biographies de Platon – Diogène Laërce, Olympiodore le Jeune [7] – ont été écrites plus de cinq cents ans après sa mort. À l'exception de quelques données jugées certaines, les informations sur sa biographie doivent toujours être prises avec recul.

Jeunesse

Platon est né à Athènes dans le dème de Collytos, en −428/ −427 - Diogène Laërce le fait toutefois naître à Égine - deux ans après la mort de Périclès [p. 1].

Platon vient d'une famille aristocratique [8]. Sa généalogie est incertaine du côté de son père, Ariston [9], qui prétendait en effet descendre de Codros, dernier roi légendaire d’Athènes. Elle est mieux établie pour sa mère, Périctionè [10], qui descendait de Dropidès [p. 2], proche de Solon [p. 3]. Périctionè est également la cousine germaine de Critias et la sœur de Charmide, deux des Trente Tyrans d'Athènes en -404.

Généalogie de la famille Platon

Platon a deux frères, Adimante et Glaucon, sans doute plus âgés que lui, ainsi qu'une sœur, Pôtonê (mère de Speusippe, successeur de Platon à la tête de l’ Académie [8]). La mère de Platon, veuve quelque temps après sa naissance, se remarie avec son oncle maternel, Pyrilampe. De leur union naît un fils, Antiphon, demi-frère de Platon, narrateur du Parménide. Selon les usages des grandes familles de son pays, Platon aurait dû recevoir le nom de son grand-père Aristoclès, et il est possible que ce soit son véritable nom ; «  Platon » (Πλάτων, « large et plat ») n’aurait été qu’un surnom [11], [p. 4] qui signifierait : « aux larges épaules » du fait de sa carrure athlétique, « au large front », ou encore « au style ample » [12]. Platon, était un bel homme aux larges épaules si l'on en croit Épictète [13] et un buste que Ennius Quirinus Visconti [14] considère comme authentique.

La formation de Platon

Selon Diogène Laërce, Denis, maître d’école, grammairien, professeur de lettres, a été l’un des maîtres de Platon [15]. Platon a également eu pour maître de gymnastique [16] le lutteur argien Ariston d'Argos [17]. Ce serait Ariston qui l'aurait surnommé Platon en raison de sa constitution robuste, (πλάτος : platos signifie « largeur » et « il avait les épaules larges » [8]). Platon aurait par ailleurs participé aux Jeux isthmiques en tant que lutteur [15]. Il aurait été aussi l’élève de Théodore de Cyrène [18], précepteur de Socrate, de Théétète qui lui enseigne les mathématiques. Selon Olympiodore le Jeune, Platon aurait remporté deux prix aux Jeux olympiques et aux Jeux isthmiques [p. 5], [p. 6]. Il ne fait aucun doute que Platon a reçu l' éducation traditionnelle correspondant à son statut social, il semble que le détail du cursus avancé par Diogène Laërce relève d'une « illustration narrative des principales influences théoriques qui se seraient exercées sur Platon » [p. 7]. Ceci revient à dire que la biographie du jeune Platon serait une invention conçue pour s'accorder a posteriori avec ses œuvres. Apulée nous rapporte qu'il a d'abord été fortement influencé par les principes des penseurs héraclitéens ; c'est après la mort de Socrate que Platon s'est appliqué à la doctrine de Pythagore.

Le cheval est tenu en grande estime par Platon, ce qu' Antisthène railla, entre autres traits de sa personnalité ou son physique. En outre, on sait qu'il n'aimait guère ni Antisthène ni Xénophon parmi les autres élèves de Socrate : Selon Athénée, Antisthène a publié un dialogue intitulé Sathon contre Platon : dans ce jeu de mots, il désigne Platon, qui signifie littéralement « aux larges épaules », par le sobriquet Sathon «  gros pénis » [19]. On peut également noter que des deux ouvrages socratiques intitulés Le Banquet, Antisthène n'est présent que dans la version de Xénophon et non dans celui de Platon.

Platon et la vie politique

Platon, de par ses origines, est en relation étroite avec le parti oligarchique que par ailleurs il honnit. Il semble qu'il n'ait pas été insensible à la célébrité de sa famille, qu'il mentionne dans le Charmide [p. 8] et dans le Timée [p. 9]. Dans La République, il considère la politique comme étant un honneur, le plus grand devoir d'un bon citoyen et le couronnement de la vie philosophique [p. 10].

Buste de Platon. Copie romaine d’un original grec du dernier quart du IVe siècle av. J.-C.

Malgré tout, Platon abandonne de bonne heure la vie politique, carrière par excellence de l’homme libre à Athènes. Si l’on en croit Lettre VII, dont l'authenticité est généralement acceptée, il s'est essayé à la politique, et a même pris quelque part au gouvernement des Trente tyrans. Un gouvernement despotique et sanguinaire qui aurait procédé à près de 1 500 exécutions sommaires. Il aurait renoncé à la vie publique, dégoûté par les excès et les fureurs des partis [p. 11].

« Du temps de ma jeunesse, je ressentais en effet la même chose que beaucoup dans cette situation : je m'imaginais qu'aussitôt devenu maître de moi-même, j'irais tout droit m'occuper des affaires communes de la cité. Et voilà comment le hasard fit que je trouvai les choses de la cité. Le régime d'alors était en effet l'objet de virulentes critiques de la part du plus grand nombre, et une révolution éclata. (…) Et moi, voyant donc cela, et les hommes qui s'occupaient de politique, plus j'examinais en profondeur les lois et les coutumes en même temps que j'avançais en âge, plus il me parut qu'il était difficile d'administrer droitement les affaires de la cité. Il n'était en effet pas possible de le faire sans amis et associés dignes de confiance, et il n'était pas aisé d'en trouver parmi ceux qu'on avait sous la main, car notre cité n'était plus administrée selon les coutumes et les habitudes de nos pères. »

En -403, la démocratie est rétablie à Athènes par Thrasybule et Anytos, un des accusateurs de Socrate quatre années plus tard.

La rencontre avec Socrate

D'après Élien le Sophiste, Platon, vivant dans une extrême pauvreté, aurait résolu de partir d'Athènes pour aller joindre l'armée. Socrate l'aurait surpris achetant des armes et l'aurait fait changer d'avis et persuadé de se tourner vers la philosophie [20].
Il est important de préciser qu'Élien note qu'il s'agit d'un ouï-dire, et avoue ne pas savoir si l’histoire est vraie. À la suite de cette rencontre, Platon abandonne l'idée de concourir pour la tragédie grecque et brûle toutes ses œuvres [21]. Il commence à écrire ses dialogues durant le vivant de Socrate : Hippias mineur, Ion, etc. « Socrate, qui venait d'entendre Platon donner lecture du Lysis, s'écria : Par Héraclès, que de faussetés dit sur moi ce jeune homme ! » [p. 12]. Platon est le disciple de Socrate durant neuf ans à partir de -408. Malade, il ne peut assister à la mort de Socrate [p. 13] en -399. Selon Hermodore de Syracuse, inquiet sur le sort des disciples de Socrate, il se réfugie en compagnie de quelques amis chez Euclide de Mégare [p. 14].

Les voyages de formation

Platon aurait fait un voyage en Égypte selon les témoignages de Plutarque [22], de Strabon, de Cicéron et d' Hermodore de Syracuse. Diogène Laërce [23] écrit à ce propos : « À l'âge de vingt-huit ans, selon Hermodore, il [Platon] s'en alla à Mégare, chez Euclide, accompagné de quelques autres élèves de Socrate, mort à l'époque. Puis il va à Cyrène, auprès de Théodore le mathématicien, et de chez lui en Italie, chez Philolaos et Eurytos, deux pythagoriciens, puis en Égypte chez les prophètes [24]. Par la suite, il alla en Égypte chez les prêtres du haut clergé. » [p. 15]. Toutefois la réalité du voyage en Égypte reste controversée [25] car sa connaissance de ce pays paraît indirecte et stéréotypée [p. 16], [26], [27], [28], [29], [p. 17], [30]. D’après Plutarque, Platon vendit de l’huile en Égypte pour fournir aux frais de son voyage de retour. Il a été en Italie du Sud, à Tarente dans ce qui est alors appelé la Grande-Grèce, Là, il rencontre le pythagoricien Philolaos de Crotone, et ses auditeurs, Timée de Locres et peut-être Archytas de Tarente, cependant la Lettre VII laisse entendre que Platon ne rencontre Archytas qu'au cours du deuxième voyage en Sicile ; Photios dit qu'il devint alors son disciple [31]. À cette occasion, qui date de -388 à -387, il approfondit l'opposition entre l'âme et le corps, sa connaissance des nombres ; et s'initie à l'idéal oligarchique du philosophe-roi [p. 18], [32].

La fondation de l'académie et crise intellectuelle

Article détaillé : Académie de Platon.
Plan de l' Athènes antique. L'Académie se situe au nord de la ville.

Après l'échec politique à Syracuse, Platon fonde, en -387, à Athènes, près de Colone et du gymnase d'Acadèmos, une école, nommée « l' Académie », selon le modèle des pythagoriciens. Il y enseigne pendant quarante ans. Sur le fronton de l'Académie est gravée, selon la légende, la devise « Que nul n'entre ici s'il n'est géomètre » [33]. Dans cette institution, l'enseignement des sciences exactes prépare à l'étude de la philosophie tant en elle-même que dans ses applications politiques. Des philosophes illustres sont formés à l'Académie : Théophraste, jusqu'en -348 ; Aristote, qui y passe vingt années ; Pamphile, qui sera maître d' Épicure ; Philippe d'Oponte, éditeur de Lois et peut-être l'auteur de Epinomis ; Amyntas d'Héraclée, contre qui écrira Ariston de Chios ; Chion ; Eschine ; Hypéride ; Cléarque d'Héraclée ; Hermodore de Syracuse ; Phocion ; Démosthène [34] ; Dinostrate ; Callippe d'Athènes ; Eudoxe de Cnide ; Hestiée de Périnthe ; Héraclide du Pont, Speusippe, Xénocrate, Ménechme, Ménédème d'Érétrie ; Euphraios d'Eubée ; Léon d'Athènes et Léon l'Académique ; Échécrate, Italien, qui fut d'abord pythagoricien ; Hermias d'Atarnée, futur protecteur d'Aristote ostracisé ; Python et Héraclide, citoyens d' Énos, conseillers et assassins de Cotys Cotys Ier [35] ; Aristonymos, législateur de Mégalopolis, en Arcadie ; Théodecte de Phasélis, poète tragique ; et deux femmes : Axiothée de Phlionte et Lasthénie de Mantinée

L'école a subsisté pendant neuf siècles, jusqu'au règne de l'empereur byzantin Justinien en 529 [36].

Vers -370, Platon traverse, selon Léon Robin [37] et Pierre-Maxime Schuhl, une longue crise intellectuelle, durant laquelle il s'interroge sur sa théorie des Idées (interrogation qui traverse les dialogues du Parménide et du Sophiste) [38]. Il prend conscience de la difficulté d'association [39] non symétrique des Idées avec les choses sensibles, ainsi que de l'association (σύμμιξις / súmmixis) des Idées entre elles, de même que la communion (κοινωνία / koinônía) entre les Idées et le Bien [p. 19]. En même temps, il semble admettre, sous l'influence d' Eudoxe de Cnide, l'idée d'un ordre dans le sensible, et s'orienter vers un dualisme de type oriental : « Cet univers, tantôt la Divinité guide l'ensemble de sa marche, tantôt elle l'abandonne à lui-même » [p. 20].

Derniers voyages et derniers écrits

Laissant la direction de son école à son élève Eudoxe, au début de -367, il fait un deuxième voyage politique en Sicile. Là, Dion de Syracuse lui demande d'enseigner la philosophie à son beau-frère Denys II , fils de Denys l'Ancien. Mais rapidement son élève bannit Dion, soupçonné de comploter, et place Platon en détention pendant un an à la citadelle d' Ortygie [p. 21]. Platon aurait été en Sicile, pensant créer une cité qui serait gouvernée selon les principes philosophiques exposé dans ses dialogues de La République ( -372) [40].

Le troisième et dernier voyage politique de Platon en Sicile a lieu en -360. En -361, Denys II le Jeune promet d'accorder la grâce de Dion à condition que Platon revienne une troisième fois en Sicile. Platon, âgé de soixante-huit ans, confie alors l' Académie à Héraclide du Pont, et accepte [p. 22]. Ses relations avec Denys se dégradant rapidement, le pythagoricien Archytas de Tarente doit envoyer un vaisseau de guerre pour libérer Platon. C'est l'occasion d'un second contact approfondi avec le pythagorisme. À cette occasion, vers -380, il achète « à Philolaos de Crotone trois livres sur la doctrine de Pythagore pour cent mines d'argent » [p. 23]. Le Timée [41] est pythagorisant, et l'on trouve dans le Philèbe [42], l'opposition Limité – Illimité.

D’après un récit de Néanthe de Cyzique, à Olympie, lors des Jeux Olympiques de -360, il retrouve Dion de Syracuse, et lui conseille de renoncer à une expédition contre Denys II [p. 24]. Quatre ans plus tard, Dion renverse Denys II, mais est assassiné par un ami, le rhéteur d'origine athénienne Callippe d'Athènes. Platon [43] meurt à Athènes en -347 ou -346, « au cours d'un repas de noces [p. 25] ». Il rédigeait son livre Les Lois. La tradition symbolique veut qu'il soit mort à l'âge de 81 ans, 81 étant le carré de 9 [p. 26]. Platon, qui a un fils, Adamante, est inhumé à l'Académie. Une inimitié notoire a existé entre Eubulide et Aristote ; Diogène Laërce fait mention du péripatéticien Aristoclès, qui rapporte qu’ Eubulide aurait écrit un livre contre Aristote dans lequel il lui aurait reproché d'avoir altéré l'enseignement de Platon et d'avoir été absent au moment de son décès.

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