Pierre Quillard

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Pierre Quillard, né à Paris (12e arrondissement) le 14 juillet 1864[1] et mort à Neuilly-sur-Seine le 4 février 1912, est un poète symboliste, auteur dramatique, traducteur helléniste et journaliste français. Anarchiste et dreyfusard, il fut l'un des premiers défenseurs du peuple arménien persécuté dans l'Empire ottoman.

Poète et dramaturge

Il fait ses études au lycée Fontanes, où il a pour condisciples Éphraïm Mickaël, Stuart Merrill, René Ghil, André Fontainas, Rodolphe Darzens, Georges Vanor, Jean Ajalbert. Il contribue avec ses premiers poèmes au journal Le Fou et s'attire les foudres du proviseur pour y avoir fait paraître un sonnet commençant par cet alexandrin : « Un lendemain de fête on a mal aux cheveux[2]. » Il poursuit ses études à la Sorbonne, puis à l'École pratique des hautes études et à l'École nationale des chartes : y étant entré en 1888, il ne soutiendra toutefois pas de thèse[3],[4],[5].

En 1884, il fonde avec Saint-Pol-Roux et Éphraïm Mikhaël la revue La Pléiade[6], dans laquelle paraît en 1886 sa première pièce, La Fille aux mains coupées, en même temps que le Traité du verbe de René Ghil. Son premier recueil de vers, La Gloire du Verbe, paru en 1890, est salué par Remy de Gourmont comme « l'un des rares poèmes de ce temps où l'idée et le mot marchent d'accord en harmonieux rythme[7]. » Il entame en 1891 une collaboration au Mercure de France auquel il restera fidèle jusqu'à sa mort.

Un contemporain le dépeint comme un chevalier « à l'œil limpide, à la barbe flavescente, levant haut la tête, le casque de cheveux posé en arrière et découvrant un front bombé comme d'un primitif flamand, avec, pour trait spécial, une immobilité, vaguement sarcastique, de la lèvre supérieure[8]. »

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