Pierre Mendès France

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Pierre Mendès France
Illustration.
Pierre Mendès France en 1968.
Fonctions
Député de la 2e circonscription de l'Isère

(1 an, 1 mois et 27 jours)
LégislatureIIIe (Cinquième République)
Groupe politiqueFGDS
PrédécesseurJean Vanier
SuccesseurJean-Marcel Jeanneney
Ministre d'État

(3 mois et 22 jours)
PrésidentRené Coty
Président du ConseilGuy Mollet
GouvernementMollet
Président du Conseil des ministres français

(7 mois et 18 jours)
PrésidentRené Coty
GouvernementMendès France
LégislatureIIe
CoalitionPRS-CNIP-UDSR-ARS-
URAS-MRP
PrédécesseurJoseph Laniel
SuccesseurEdgar Faure
Ministre des Affaires étrangères

(7 mois et 2 jours)
PrésidentRené Coty
Président du ConseilLui-même
GouvernementMendès France
PrédécesseurGeorges Bidault
SuccesseurEdgar Faure
Député de l'Eure

(12 ans, 5 mois et 27 jours)

(9 ans, 11 mois et 30 jours)
Biographie
Nom de naissancePierre Isaac Isidore
Mendès France
Date de naissance
Lieu de naissanceParis (France)
Date de décès
(à 75 ans)
Lieu de décèsParis (France)
Nationalitéfrançaise
Parti politiquePRRS
RRRS (1932-1958)
FGDS (1967-1968)
ConjointLily Cicurel
Marie-Claire de Fleurieu
EnfantsMichel Mendès France
Diplômé deFaculté de droit de l'université de Paris

École Libre des Sciences Politiques

ProfessionAvocat

Pierre Isaac Isidore Mendès France[1], surnommé PMF, né le à Paris et mort le (à 75 ans) dans la même ville, est un homme d'État français.

Il s'initie à la vie politique dès 1924 dans les mouvements étudiants d'opposition à l'extrême droite puis est élu député de l'Eure en 1932[2]. Radical-socialiste, il participe à la coalition du Front populaire. Il est membre de l'éphémère second gouvernement Blum en mars et avril 1938. Pendant la Seconde Guerre mondiale, après avoir été incarcéré par le régime de Vichy, il parvient à rejoindre la Résistance et s'engage dans les Forces aériennes françaises libres. Il est commissaire aux Finances puis ministre de l'Économie nationale dans le gouvernement provisoire du général de Gaulle de septembre 1943 à avril 1945.

Nommé président du Conseil par le président René Coty, en juin 1954, il cumule cette fonction avec celle de ministre des Affaires étrangères. S'il parvient à conclure la paix en Indochine, à préparer l'indépendance de la Tunisie et à amorcer celle du Maroc, ses tentatives de réforme en Algérie entraînent la chute de son gouvernement, cible à la fois de ses adversaires colonialistes et de ses soutiens politiques habituels anti-colonialistes. Il quitte alors la présidence du gouvernement en , après avoir été renversé par l'Assemblée nationale sur la question très sensible de l'Algérie française.

Ministre d'État sans portefeuille du gouvernement Guy Mollet en 1956, il démissionne au bout de quelques mois en raison de son désaccord avec la politique du cabinet Mollet menée en Algérie.

Il vote contre l'investiture de Charles de Gaulle à la présidence du Conseil en , puis abandonne tous ses mandats locaux après sa défaite aux élections législatives du mois de novembre de la même année. Élu député de la 2e circonscription de l'Isère en 1967, puis battu l'année suivante, il forme un « ticket » avec Gaston Defferre lors de la campagne présidentielle de 1969.

Bien qu'il n'ait dirigé le gouvernement de la France que pendant un peu plus de sept mois, il constitue une importante figure morale pour une partie de la gauche en France. Au-delà, il demeure une référence pour des personnalités de la classe politique française, incarnant le symbole d'une conception exigeante de la politique[note 1],[3].

Pierre Mendès France qui selon sa veuve « enviait à Charles de Gaulle sa mort magnifique » eut la même fin rapide, succombant à un infarctus foudroyant le , à son bureau, chez lui rue du Conseiller-Collignon à Paris Paris 16e ; il avait demandé par testament que ses cendres soient dispersées à Louviers (Eure) dont il fut maire.

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