Pierre-Simon Ballanche

Pierre-Simon Ballanche
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Buste de Pierre-Simon Ballanche par Jean-Marie Bonnassieux. Musée des beaux-arts de Lyon.

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Paris Voir et modifier les données sur Wikidata
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Pierre-Simon Ballanche, né à Lyon le et mort à Paris le 12 juin 1847, est un écrivain et philosophe français.

Vie et œuvre

Il est le fils d'un des plus grands imprimeurs lyonnais de l'époque.

Adolescent, il fuit la ville de Lyon pendant le siège de la ville sous la Révolution et garde le traumatisme de cette expérience. Son premier essai, Du sentiment considéré dans ses rapports avec la littérature et les arts, paraît en novembre 1801 à Lyon, sur les presses de l'imprimerie familiale, et passe presque inaperçu. Ballanche y développe la thèse d'un retour à la religion et à la poésie par le biais du sentiment : « Cette même religion, à laquelle nous devons tant et de si grands bienfaits, est encore le principe fécondateur de tous les succès dans les lettres et dans les arts [1]. » Proche du courant catholique marqué par Chateaubriand, il s'installe à Paris et développe une approche originale de la Contre-Révolution, qui en fait selon la formule de Paul Benichou, « un contre-révolutionnaire progressiste [2] ».

Ses écrits se rattachent à une seule et même pensée, l'histoire des destinées du genre humain et la rénovation sociale. Vouées, selon lui, à des périodes alternatives de destruction et de régénération, les sociétés accomplissent une sorte d'épopée cyclique, qu'il entreprit de raconter. Il espérait concilier le dogme religieux de la chute et de la réhabilitation de l'homme avec le dogme philosophique de la perfectibilité humaine [3].

Pendant la Restauration, il est lié au mouvement ultraroyaliste. Écrivain, philosophe et un temps imprimeur, Ballanche voit la Révolution comme un chaos cosmique (Essais de Palingénésie sociale, 1827-1829), le régicide reflétant l'évolution générale, qui allie la déchéance et la réhabilitation, dans une dialectique de la rupture et de la continuité, de la liberté et de la nécessité. Dans l’Essai sur les institutions sociales dans leur rapport avec les idées nouvelles (1818), Le Vieillard et le jeune homme (1819), L’homme sans nom et l'Élégie (1820), La Vision d'Hébal (1831), le système ballanchien affirme que l'homme s'élèvera, sous l'égide de la Providence et avec l'aide du Christ, à la hauteur de son destin. Cause de la chute, la volonté humaine doit se redresser pour permettre la réhabilitation de la créature [4].

Ballanche fut élu membre de l' Académie française en 1842.

Ami de François-René de Chateaubriand et de Mme Récamier, Ballanche est inhumé au cimetière Montmartre dans le caveau de cette dernière.

Épistolier il a échangé de nombreuses lettres avec Chateaubriand, Madame Récamier, Sainte-Beuve, la comtesse de Hautefeuille Madame Swetchine... [5]