Pierre-Christophe Baguet

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Pierre-Christophe Baguet
Pierre-Christophe Baguet dans son bureau à l'hôtel de ville de Boulogne-Billancourtle 29 mars 2008.
Pierre-Christophe Baguet dans son bureau à l'hôtel de ville de Boulogne-Billancourt
le 29 mars 2008.
Fonctions
Maire de Boulogne-Billancourt
Président de la C.A. GPSO (depuis 2010)
En fonction depuis le
(9 ans, 7 mois et 6 jours)
Élection 16 mars 2008
Réélection 30 mars 2014
Prédécesseur Pierre-Mathieu Duhamel (UMP)
Conseiller départemental des Hauts-de-Seine
élu dans le canton de Boulogne-Billancourt-1
3e vice-président depuis 2015
En fonction depuis le
(2 ans, 6 mois et 20 jours)
Élection 22 mars 2015
Prédécesseur Création du canton
Conseiller général des Hauts-de-Seine
élu dans le canton de Boulogne-Billancourt-Nord-Est

(6 ans, 11 mois et 27 jours)
Élection 18 mars 2001
Réélection 28 mars 2004
Prédécesseur Gérard de Vassal ( CNI)
Successeur Marie-France de Rose (UMP)
Député de la 9e circonscription
des Hauts-de-Seine

(15 ans et 5 jours)
Élection 1er juin 1997
Réélection 9 juin 2002
10 juin 2007
Prédécesseur Georges Gorse ( RPR)
Successeur Thierry Solère ( UMP)
Biographie
Date de naissance (62 ans)
Lieu de naissance Paris
Nationalité Française
Parti politique UDF
puis Les Républicains
Profession Conseiller en communication

Pierre-Christophe Baguet est un homme politique français né le à Paris. Depuis 2008, il est maire de Boulogne-Billancourt.

Ancien dirigeant du Parti social-démocrate, puis de l' Union pour la démocratie française (UDF) dont il a été secrétaire national, il est membre du groupe UDF à l'Assemblée nationale jusqu'à son exclusion en octobre 2006 lorsqu'il annonce son intention de soutenir Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle de 2007. Il est le premier député UDF à avoir soutenu Nicolas Sarkozy. De 2007 à 2012, il siège au groupe UMP à l'Assemblée nationale. Délégué de circonscription de l'UMP de Boulogne-Billancourt depuis 2010, secrétaire national et membre du bureau politique de l'UMP, il est délégué de la 9e circonscription des Hauts-de-Seine Les Républicains ( Boulogne-Billancourt) depuis le 31 janvier 2016 [1]

Biographie

Origines et vie familiale

Pierre-Christophe Baguet est né le dans le 14e arrondissement de Paris.

Il est arrivé à Boulogne-Billancourt « à l'âge de huit jours », où sa famille habitait dans un immeuble communautaire situé 14, rue de Sèvres. Son père, journaliste au sein du groupe Bayard Presse, a fondé en 1968 le journal Notre Temps, et sa mère employée d'une crèche, ont eu cinq enfants [2], [3].

Marié, il a cinq enfants [4].

Études et formation

En 2003-2004, il est auditeur de la 55e session de l' Institut des hautes études de Défense nationale [5].

Carrière professionnelle

Animateur sportif en 1977, il est nommé en 1978 directeur départemental de l'IFAC 78 (Institut de Formation d'Animateurs de Collectivités pour les Yvelines) et responsable national pour le secteur Loisirs-Enfance-Jeunesse [4].

En 1983, André Santini, alors député-maire d' Issy-les-Moulineaux, l'appelle à ses côtés pour diriger son cabinet. Il deviendra ensuite, lors de la première cohabitation (1986-1988), chef de cabinet du même André Santini, alors secrétaire d'État aux Rapatriés puis ministre délégué à la communication [4].

En 1988, il est assistant parlementaire du député André Santini, puis directeur de la communication de la ville d'Issy-les-Moulineaux et chef de cabinet du député-maire.

À la fin de l'aventure ministérielle avec André Santini, il prend la tête d'Issy-Média, la société d'économie mixte qui gère la communication d'Issy-les-Moulineaux, avant de créer en 1993 sa propre entreprise de conseils en communication [4], [2].

En 1996, il quitte cette activité professionnelle pour se consacrer entièrement à ses fonctions électives au service de Boulogne-Billancourt.

Carrière politique

1997-2012 : député des Hauts-de-Seine

Au cours de ses 15 années de mandat parlementaire (1997-2012), Pierre-Christophe Baguet s'intéresse particulièrement à la famille et aux questions de communication. Son travail lui vaudra d'être classé 28e député le plus actif de France par le magazine L'Express le .

XIe législature (1997-2002)

En , porte-parole du groupe UDF sur le projet de loi relatif au pacte civil de solidarité (PACS), il est l’une des principales voix de l’opposition de la droite et du centre sur ce texte [AN 1].

En 1999, il dépose trois propositions de loi :

  • proposition de loi relative à la prescription en matière d'assurance [AN 2] ;
  • proposition de loi tendant à maintenir le bénéfice des allocations familiales pour le dernier enfant à charge des familles nombreuses [AN 3] ;
  • proposition de loi visant à permettre aux petites entreprises de zéro à quinze salariés de continuer à relever du régime simplifié d'imposition [AN 4].

En 2001, il corédige le rapport de la mission d'information commune sur « les diverses formes de l'esclavage moderne » [AN 5].

À la veille du premier tour des élections législatives de 2002, Pierre-Christophe Baguet est victime d'une entreprise de déstabilisation par la diffusion d'un tract anonyme et mensonger dans toutes les boîtes aux lettres de Boulogne-Billancourt. L'enquête de police et la justice identifieront les responsables parmi les élus de la majorité du maire de l'époque [6].

XIIe législature (2002-2007)

Durant la XIIe législature (2002-2007), il est [AN 6] :

  • membre de la commission des affaires économiques et membre de la délégation de l'Assemblée nationale aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes ;
  • membre de plusieurs groupes d'études : président du groupe scoutisme, vice-président des groupes Artisanat, Conjoints survivants, Presse, Production audiovisuelle, Sécurité intérieure, Tibet, Vie associative, Vols de nuit et nuisances aéroportuaires ;
  • membre des groupes d'amitié Arménie, Burundi, Côte d'Ivoire et vice-président des groupes France - Israël, France - Mongolie et France - Tunisie.

En 2003 :

  • il fonde le « groupe d’études sur le scoutisme » et sauve le scoutisme menacé par un texte réglementaire signé en 2002 par Marie-George Buffet, alors ministre de la Jeunesse et des Sports, qui le soumettait aux mêmes règles que les centres de loisirs [7], [8] ;
  • il est l'auteur d’un rapport consacré à la radio numérique et à la replanification de la bande FM [9].

En 2006 :

  • il coordonne le « Manifeste parlementaire pour la défense du droit fondamental de l'enfant d'être accueilli et de s'épanouir dans une famille composée d'un père et d'une mère » [10], [11] ;
  • il est coauteur du rapport fait au nom de la mission d'information sur la famille et les droits des enfants [AN 7].

En 2007 est publié le rapport d'activités octobre 2005 - février 2007 de la délégation parlementaire aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes, aux travaux de laquelle il a participé [AN 8].

À la veille du premier tour des élections législatives de 2007, Pierre-Christophe Baguet (alors vice-président du groupe d'amitié France-Israël) est à nouveau victime d'une campagne de diffamation et de dénigrement avec des propos qualifiés d'antisémites d'une rare violence dont l'auteur sera identifié et condamné [12].

XIIIe législature (2007-2012)

Durant la XIIIe législature (2007-2012), il est [AN 9] :

  • membre de la commission des affaires culturelles et de l'éducation ;
  • membre de plusieurs groupes d'études : président du groupe scoutisme, vice-président du groupe Presse, et membre des groupes Automobile, Cinéma et production audiovisuelle, Dépendance, Deux-roues motorisés et non motorisés, Enfant, Hôtellerie - restauration - loisirs, Internet - audiovisuel - société de l'information, Marchés - commerce non sédentaire et commerce de proximité, Tibet, Tourisme, Vie associative et bénévolat, Vols de nuit et nuisances aéroportuaires ;
  • vice-président des groupes d'amitié France - Israël et France - Tunisie.

En 2008, au sein de la « Commission du dividende numérique », il est coauteur du rapport en vue de l’adoption du schéma national de réutilisation des fréquences libérées par l’arrêt de la diffusion analogique [AN 10].

En 2010, il signe « L'appel des parlementaires pour les chrétiens d'Orient » [13], [Note 1].

En 2011, il est l'auteur d’un rapport sur la régulation du système de distribution de la presse ["AN"f 1].

En 2012, il participe au groupe de travail qui a permis d’apporter une réponse juridique à la décision du Conseil d’État d’ annulant les dispositions relatives à l’aménagement du temps de travail pour le « contrat d’engagement éducatif » (CEE) [14].

Pierre-Christophe Baguet ne désire pas se représenter aux élections législatives de 2012 dans la 9e circonscription de Boulogne-Billancourt et apporte son soutien à la candidature de Claude Guéant, celui-ci sera battu par Thierry Solère, ancien premier adjoint au maire [15], [16]. Lors de ce soutien, Pierre-Christophe Baguet est au centre d’une polémique à la suite de la distribution aux habitants de la circonscription législative d’une lettre initialement envoyée par Claude Guéant à l’AFP où ce dernier annonçait sa candidature. La lettre est imprimée sur papier à en-tête ministériel et sa diffusion en 65 000 exemplaires va à l’encontre du code électoral qui proscrit l’utilisation d’un en-tête officiel pour faire campagne [17]. D'après Pierre-Christophe Baguet, Claude Guéant était au courant et aurait donné son aval pour cette opération de communication, information démentie par ce dernier lors d’une conférence de presse [18]. Lors de cette même campagne électorale, Pierre-Christophe Baguet fait publier un texte sur le site de la mairie de Boulogne-Billancourt dans laquelle il annonce qu'il se rallie à la candidature de Claude Guéant. La loi électorale interdit toutefois l'utilisation des portails de communication officielle à des fins partisanes dans le cadre d'une campagne électorale [19]

Maire de Boulogne-Billancourt

Alors président de la section Basket de l'ACBB (Athlétic Club de Boulogne-Billancourt), il est élu pour la première fois au conseil municipal de Boulogne-Billancourt en 1983 sur la liste de Georges Gorse, député-maire.

Il reçoit le l'investiture UMP pour l'élection municipale de Boulogne-Billancourt en et conduit une liste d'union de la droite et du centre UMP, Nouveau Centre, Parti radical.

En 2008, Béatrice Belliard, adjointe au maire, publie sur le journal officiel de la ville, Boulogne-Billancourt Information, un article qualifiant le budget laissé par le maire Pierre-Mathieu Duhamel et son adjoint aux finances Jean-Pierre Fourcade « d’insincère » et annonçant avoir trouvé « des caisses vides ». Les deux anciens maires portent plainte contre elle et Pierre-Christophe Baguet pour diffamation. Du fait de son statut de parlementaire, Pierre-Christophe Baguet ne peut pas être poursuivi. Thibaut de Sade, codirecteur de la publication du journal et directeur de cabinet de Pierre-Christophe Baguet est mis en examen [20]. Le , le tribunal correctionnel de Nanterre les condamne à une amende de 2 500 euros, Béatrice Belliard pour complicité de diffamation et Thibaut de Sade pour diffamation [21].

Avec l'architecte Jean Nouvel et en présence de Patrick Devedjian, président du conseil général des Hauts-de-Seine, il dévoile le le nouveau projet pour l'Île Seguin. Ce projet s'inscrit dans la « Vallée de la culture » autour de deux grands pôles : la cité musicale du conseil général des Hauts-de-Seine et le futur pôle d'art contemporain privé « R4 », de Natural Lecoultre. Le projet d'aménagement de l'Île Seguin a conduit au dépôt de cinq recours contentieux (quatre recours de particuliers et un recours associatif) contre la délibération adoptée par le conseil municipal de Boulogne-Billancourt le approuvant la révision simplifiée du plan local d'urbanisme et prévoyant 310 000 mètres carrés de construction [22].

Pierre-Christophe Baguet retire le sa délégation à son premier adjoint, Thierry Solère « pour des raisons d’insuffisance d’engagement dans la vie publique - il n’a participé en 2011 ni au vote du budget de la ville, ni à celui de GPSO, ni à celui du conseil général -, de manque de loyauté vis-à-vis de la majorité municipale et des électeurs boulonnais, de confiance ». Thierry Solère a par la suite présenté sa démission d’adjoint au maire (courrier du au préfet des Hauts-de-Seine) et trois autres membres du conseil municipal l'ont suivi en démissionnant de leurs fonctions : Guillaume Gardillou et Mathieu Barbot le et Pascal Fournier quelques jours après [23], [24].

Pierre-Christophe Baguet est mis en examen pour Diffamation et injure publiques sur un citoyen chargé d’un mandat public à la suite de propos tenus à l'encontre d'un conseiller municipal d'opposition lors de la séance du conseil municipal de Boulogne-Billancourt du , procédure annulée le par le tribunal correctionnel de Nanterre. [réf. nécessaire].

Le , le tribunal correctionnel de Nanterre déboute Thierry Solère de sa plainte pour diffamation et relaxe Pierre-Christophe Baguet [25].

Le , les Boulonnais choisissent, après 20 ans de tergiversations, leur projet d'aménagement de l' île Seguin, dans le cadre d'une votation — unique en France — organisée par Pierre-Christophe Baguet. C’est le projet no 2 qui est retenu, avec 41,41 % des voix [26], [Note 2].

Entre 2008 et 2013, la ville de Boulogne-Billancourt a connu huit contrôles ou audit autant publics que privés : deux fois la chambre régionale des comptes, la société de notation financière Standard & Poor's, l'association France Active, le ministère des Finances… tous ont conclu à la bonne gestion de la ville, de la société anonyme d'économie mixte Val de Seine Aménagement (qui aménage les ex-terrains Renault) et de la communauté d'agglomération Grand Paris Seine Ouest. La société de notation financière Standard & Poor's a rehaussé la note long terme de la ville en janvier 2013 [27].

Aux élections municipales de mars 2014, la liste qu'il conduit frôle la victoire au 1er tour le [28] en battant notamment la liste conduite par Thierry Solère et Pierre-Mathieu Duhamel qui revendiquaient les soutiens d' Alain Juppé et Bruno Le Maire [29]. La liste de Pierre-Christophe Baguet remporte ainsi 44 des 55 sièges au second tour le [30].

Président de Grand Paris Seine Ouest

Grand Paris Seine Ouest est née le de la fusion de deux communautés d'agglomération : Val de Seine et Arc de Seine. Elle regroupe huit communes des Hauts-de-Seine : Boulogne-Billancourt, Chaville, Issy-les-Moulineaux, Marnes-la-Coquette, Meudon, Sèvres, Vanves et Ville-d'Avray. Depuis le , la communauté d'agglomération Grand Paris Seine Ouest (GPSO) est devenue un établissement public territorial de la Métropole du Grand Paris (établissement public de coopération intercommunale). Président de la communauté d'agglomération de 2010 à 2015, Pierre-Christophe Baguet a été élu président du Territoire Grand Paris Seine Ouest le [31].

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