Pie XI

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Pie XI
image illustrative de l’article Pie XI
Biographie
Nom de naissanceAmbrogio Damiano Achille Ratti
Naissance
Desio (Lombardie-Vénétie)
Ordination sacerdotale
Décès (à 81 ans)
Cité du Vatican
Pape de l’Église catholique
Élection au pontificat (64 ans)
Intronisation
Fin du pontificat (81 ans)
(17 ans et 4 jours)
Cardinal de l’Église catholique
Créé
cardinal
[1] par le
pape Benoît Benoît XV
Titre cardinaliceCardinal-prêtre de Santi Silvestro e Martino ai Monti
Consécration épiscopale par le
par le card. Aleksander Kakowski

Signature de Pie XI

Blason
Pax Christi in regno Christi
(« Paix du Christ dans le Royaume du Christ »)
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Pie XI, en latin : Pius XI, né Ambrogio Damiano Achille Ratti le à Desio, dans le royaume de Lombardie-Vénitie, dans la province de Monza et de la Brianza (Italie) est le 259e pape de l'Église catholique.

Élu le , son pontificat est marqué par le règlement de la question romaine, avec la reconnaissance et l'institution de l'État de la Cité du Vatican, par les accords du Latran, en 1929. Il est confronté à la montée du communisme, du fascisme et du nazisme en Europe.

Il meurt au Vatican le .

Jeunesse et carrière dans la Curie

Naissance et formation

Les parents d'Achille Ratti.
Maison natale de Pie XI.
Basilique Saint-Ambroise-et-Saint-Charles-al-Corso.

Ambrogio Damiano Achille Ratti est né, le 31 mai 1857, d'une famille de la bourgeoisie lombarde dans la petite ville de Desio près de Milan[a1 1] alors sous domination autrichienne (en 1859 la Lombardie, conquise par les armées franco-sardes est rattachée au nouveau royaume d'Italie). Son prénom Ambroise-Damien-Achille a été donné par son grand-père Ambroise Ratti (qui était aussi son parrain)[a1 1].

Le futur pape était l'avant-dernier fils (parmi sept enfants) de Francesco Ratti († juin 1881)[a1 1] qui était alors propriétaire d'une filature de soie, et de son épouse, Teresa née Galli († octobre 1918)[a1 1], fille d'un aubergiste originaire de Saronno.

À la fin de son école primaire à Desio, il est placé par un prêtre au petit séminaire de Saint-Pierre Martyr à Seveso[a1 1]. Il passe ses vacances chez son oncle Damiano Ratti (prévôt curé d'Asso),qui l'influence et lui fait approfondir ses études. Après deux années au séminaire de Monza, il devient surveillant pendant une année au collège San Carlo de Milan où il obtient le baccalauréat. Cela lui permet d'entrer au grand séminaire de Milan[a1 1].

En 1874, le jeune Achille prend l'habit des tertiaires franciscains[a1 1] remis par son confesseur Luigi Tavola, curé de Sormano. Il est repéré par l'archevêque de Milan Luigi Nazari di Calabiana, au presbytère de son oncle d'Asso, pour son esprit studieux et sa piété[a1 2].

Le prélat le charge d'enseigner la grammaire au petit séminaire de Saint-Pierre Martyr, où il avait étudié auparavant, et au collège Saint-Martin[a1 2], puis l'envoie, en 1879, avec son ami Alessandro Lualdi au séminaire pontifical lombard de Rome pour compléter sa formation[a1 2].

Ordination et doctorat

Achille Ratti est ordonné prêtre le , à l'âge de 22 ans, à la basilique Saint-Jean de Latran[a1 2]. Il célèbre sa première messe dans la basilique Saint-Ambroise-et-Saint-Charles al Corso, où est conservé le cœur de saint Charles Borromée, archevêque de Milan[2] et sa troisième messe au tombeau de saint Pierre dans les cryptes vaticanes[a1 2].

Il obtient trois doctorats, en philosophie, en droit canonique et en théologie, à l'Université grégorienne[a1 2], où il fait la connaissance de Giocomo Della Chiesa, futur Benoît XV. C'est l'un des premiers docteurs de l'Académie pontificale Saint-Thomas [d'Aquin], fondée le 13 octobre 1879[a1 2]. Comme le pape Léon XIII souhaitait rencontrer les deux lauréats, Achille Ratti et Alessandro Lualdi, lors de son audience personnelle, à la fin d'une journée, le Saint-Père et deux jeunes prêtres échangèrent longtemps et intimement leur pensée sur l'enseignement de la philosophie[a1 2].

Érudit

Achille Ratti, jeune prêtre.

En 1882, il regagne la ville de Milan en tant que vicaire dans la petite paroisse Barni pendant quelques mois. Puis, il est nommé professeur du grand séminaire, où il enseigne durant cinq ans la théologie dogmatique ainsi que l'éloquence sacrée[a1 3].

Il rejoint les oblats de saint Charles Borromée peu après sa nomination comme « docteur » (c'est-à-dire conservateur[3]) de la bibliothèque Ambrosienne, à la suite du décès d'un des ces docteurs le 5 novembre 1888[a1 3]. Il y travaille jusqu'en 1912. Ses recherches sont tournées vers la vie et l'œuvre de Charles Borromée, ainsi que sur le diocèse de Milan. Il travaille aussi sur un apocryphe de Paul. Ces études de qualité, pendant cette période, préparent sa future promotion[a1 3] : en mars 1907, nommé préfet de l'Ambrosienne, il succède à Antonio Maria Ceriani qui avait eu sur lui une profonde influence scientifique[a1 3]. Il entreprend un travail de rénovation et de classement de l'antique bibliothèque qui le fait remarquer de la communauté des savants.

En 1909, il devient en outre conservateur auprès du collégial de la faculté théologique de Milan et devient un proche du cardinal Andrea Carlo Ferrari auquel Achille Ratti devait succéder en 1921[a1 4].

Le pape Pie X l'appelle auprès du Saint-Siège pour le nommer, , vice-préfet de la Bibliothèque vaticane sous la direction du préfet jésuite Franz Ehrle, tout en lui conservant la responsabilité de l'Ambrosienne[a1 4]. Le , à la suite du départ de Frantz Ehrle, le nouveau pape, qui le connaissait (Benoît XV) lui confie la bibliothèque[a1 4]. Le 15 septembre, le Saint-Père lui accorde une stalle de chanoine à la basilique vaticane, et le 28 octobre, Achille Ratti est élevé à la dignité de protonotaire apostolique[a1 4].

Jeunesse sportive

Doté d'une grande capacité de travail, Achille Ratti est également un grand sportif, connu pour son goût de l'alpinisme[a1 5],[3]. Il gravit ainsi de nombreux sommets des Alpes : le Cervin, le pic Dufour dans le mont Rose à 4 663 mètres d'altitude, le mont Blanc, et réalise la première traversée du col Zumstein (4 452 m). Le Club alpin suisse mentionne surtout son ascension vers le mont Rose dans le Guide des Alpes Valaisannes (tome III, p. 111). En effet, avec ses deux amis, ils subissent des ténèbres exceptionnelles près de la pointe Dufour le 30 juillet 1889, qui les obligent à une nuit d'arrêt sur une corniche. Sans nouvelles, une caravane de secours vient les secourir depuis Zermatt. Un de ses amis a les pieds gelés. Le Docteur Ratti devient membre honoraire des Clubs alpins de Desio et de Milan[a1 5]. Plusieurs voies portent son nom, notamment l'actuelle voie des Aiguilles grises sur le mont Blanc, autrefois dénommée route du Pape. Cet étonnant mélange de ténacité physique et d'érudition rigoureuse en faisait un prélat original. Ses historiens y voient la base du tempérament qu'il montra lors du pontificat face aux situations de crise.

Diplomate en Pologne

Achille Ratti, jeune prêtre.

Il devient ensuite, le , visiteur apostolique à Varsovie, dans une situation diplomatique et militaire exposée. L’État polonais est en voie de reconstitution, mais en conflit avec l'URSS. Lorsque l'État est officiellement reconnu, Ratti reçoit formellement le titre de nonce apostolique en Pologne, le [a1 6], et est titré archevêque in partibus de Lépante le [a1 6]. Sa consécration en la cathédrale de Varsovie, par l'archevêque Aleksander Kakowski, se tient le 28 octobre suivant en présence des vingt-deux archevêques et évêques du pays et du président de la République Jozef Pilsudski, du gouvernement et de tout le corps diplomatique[4],[a1 6]. Il mène à bien des négociations diplomatiques, soutient personnellement les prisonniers ou les enfants de ce pays[a1 7].et fait preuve d'un grand courage personnel lors du siège de Varsovie par les Soviétiques, en . Il en garde un solide anticommunisme.

Sa mission s’achève néanmoins en demi-teinte : nommé haut-commissaire ecclésiastique en Haute-Silésie, région encore soumise à plébiscite,pour savoir si elle serait rattachée à la Pologne ou à l'Allemagne, il se conforme aux instructions émanant du cardinal Bertram, archevêque de Breslau, ordonnant aux prêtres polonais de ne pas prendre parti dans le débat, ce qui favorisait le clergé allemand. En conséquence, Mgr Ratti est sévèrement attaqué par la presse polonaise.

À la suite de cette fonction importante mais difficile, l'université catholique de Varsovie lui octroie son doctorat honoris causa en théologie en octobre 1921, tandis que le gouvernement polonais le décore en janvier 1922 de l'ordre de l'Aigle blanc[a1 7].

Archevêque de Milan

Archevêque de Milan.

Le , le prêtre Achille Ratti est transféré au siège titulaire archiépiscopale d'Adana, puis nommé cardinal archevêque de Milan le 13 juin, par le pape Benoît XV au titre de Santi Silvestro e Martino ai Monti[a1 8]. Si son arrivée officielle à Milan est repoussée en raison d'un pèlerinage national jusqu'au 3 septembre, le cardinal y assiste à un banquet réservé à 1 000 pauvres offert par la Fédération des Jeunes catholiques[a1 9]. Le cardinal déploie dans son diocèse une grande activité, en particulier dans le domaine de l'enseignement. Il préconise l'utilisation du catéchisme de Pie X pour les classes élémentaires et réunit une conférence épiscopale sur les questions d'enseignement et de société.

Il assiste avec réserve à la montée au pouvoir de Mussolini récemment devenu député de Milan. Son anticommunisme lui convient, mais la violence de ses troupes et son caractère dominateur l'inquiètent de plus en plus. « Résistera-t-il à la tentation, qui guette tous les chefs, de devenir dictateur absolu[5] ? »

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