Photographie interférentielle

Reproduction trichrome d'une photographie interférentielle de Gabriel Lippmann

La photographie interférentielle est un procédé de photographie enregistrant le spectre visible de l'image, reproduisant les couleurs sans recours à des colorants.

Description

Gabriel Lippmann a présenté le procédé en 1891 sous le nom de photochromie interférentielle, et a reçu pour celui-ci le prix Nobel de physique en 1908.

Ce procédé ne repose pas, comme les autres procédés de photographie en couleur, sur la trichromie, mais sur les interférences créées par les ondes lumineuses incidentes et réfléchies. Nicéphore Niépce avait pressenti son principe dans une lettre à Louis Daguerre de 1829, comme John William Strutt Rayleigh en 1887[1].

Pour obtenir ce résultat, Lippmann plaça une couche de mercure directement en contact avec une émulsion photosensible au grain extrêmement fin pendant la prise de vue. La lumière entrant par l'objectif se reflète à la surface du mercure créant une onde stationnaire dans la couche photosensible. La couche photosensible enregistre alors les minima et les maxima de cette onde stationnaire correspondant aux différentes longueurs d'ondes de l'image, permettant ainsi de reproduire l'ensemble du spectre lumineux sans l'aide de la synthèse trichrome, qui n'enregistre que trois agrégats des longueurs d'ondes visibles, qui se présente à peu près de la même façon à nos yeux.

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