Philippe de Champaigne

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Ne doit pas être confondu avec Philippe de Champagne, princesse du XIIIe siècle
Philippe de Champaigne
Philippe de Champaigne.jpg

Anonyme d'après Philippe de Champaigne, Portrait de l'artiste (entre 1625 et 1650), musée de Grenoble.

Naissance
Décès
Nationalité
Flag of the Low Countries.svg Pays-Bas espagnols
puis
Drapeau du royaume de France Royaume de France par lettres patentes (1629)
Activité
Formation
Maître
Élève
Lieu de travail
Mouvement
Mécènes
Influencé par
Distinctions
Œuvres réputées
série de portraits du cardinal de Richelieu, vœu de Louis XIII (1638), Présentation au Temple, Résurrection de Lazare

Philippe de Champaigne[N 1], né le à Bruxelles, et mort le à Paris, est un peintre et graveur classique français d'origine brabançonne.

Biographie

Autoportrait de 1668.
Gravure par Gérard Edelinck (1676).

Né à Bruxelles dans une famille pauvre, il est formé dès l'âge de 12 ans au portrait miniature auprès de Jean de Bouillon, puis continue son apprentissage chez Michel de Bourdeaux avant d'apprendre le paysage avec le grand maître Jacques Fouquière qui probablement le fait venir à Paris[3].

Il refuse d'intégrer l'atelier de Rubens à Anvers[4], mais souhaite visiter Rome.

Il s'arrête à Paris en 1621[5], se fixe au quartier latin au collège de Laon. Il s'y lie d'amitié avec Nicolas Poussin et travaille chez le maniériste Georges Lallemant où il pratique la peinture d'histoire. Il quitte l'atelier de Lallemant vers 1625 et commence à travailler pour son compte. Finalement il reprend l'atelier de Nicolas Duchesne, dont il a épousé la fille en 1628[4].

Remarqué par Marie de Médicis, il devient peintre au service de la famille royale à partir de 1628[5]. Ayant regagné Bruxelles il est rappelé un an plus tard par Claude Maugis, intendant des bâtiments de Marie de Médicis pour participer à la décoration du palais du Luxembourg, dont les pièces maîtresses sont une série de grand tableaux relatant la vie de la commanditaire par Rubens. Champaigne y peint plusieurs fresques des plafonds. Il s'était déjà frotté à la théologie vivante des béguinages et est tout de suite à l'œuvre pour répondre au projet de Marie de Médicis qui souhaite mettre la représentation de la dévotion au service du politique[3].

Après la mort de son protecteur Duchesne. Ses talents lui méritent en 1628, la place de peintre ordinaire de la reine mère et une pension de 1 200 livres. Puis il reçoit en 1629 ses « lettres de naturalité »[6]. Il vit alors au numéro 11 du quai de Bourbon.

Il est, avec Simon Vouet, l'un des deux peintres les plus réputés du royaume. Il est le seul peintre autorisé à peindre le cardinal de Richelieu en habit de cardinal : il le représente onze fois. Il est reçu le membre fondateur de l'Académie royale de peinture et de sculpture.

Après la mort de sa femme en 1643[7], il se rapproche des milieux jansénistes[8] et devient le peintre de Port-Royal à Paris, puis de Port-Royal des Champs. Sa fille paralysée est miraculeusement guérie au couvent de Port-Royal. Il célèbre cet évènement dans Ex-voto de 1662, toile mystique d'action de grâce. Ce tableau, aujourd'hui conservé au musée du Louvre, représente la fille de l'artiste avec la mère supérieure Agnès Arnauld.

À partir de 1654, il participe à la décoration des Tuileries, mais cette fois sous la direction de Charles Le Brun. Il est nommé professeur en 1655.

À la fin de sa vie, son activité pédagogique devient plus importante : même si aucun écrit ne subsiste de sa main, il existe des transcriptions de plusieurs de ses conférences, publiées par André Félibien en 1668. Il y commente plusieurs œuvres dont celles du Titien, participant ainsi au débat entre coloristes et dessinateurs et prônant une attitude modérée. Il meurt le à 72 ans.

Il vieillit doucement et meurt le . Ce sera l’occasion pour les religieuses de Port-Royal de le mentionner dans leur obituaire comme « bon peintre et bon chrétien ».

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