Philippe Martin (homme politique, 1953)

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Philippe Martin
Philippe Martin en 2014.
Philippe Martin en 2014.
Fonctions
Député de la 1re circonscription du Gers

(3 ans, 1 mois et 18 jours)
Élection 10 juin 2012
Législature XIVe
Groupe politique SRC puis SER
Prédécesseur Franck Montaugé
Successeur Jean-René Cazeneuve
Président du Conseil départemental du Gers
En fonction depuis le
(3 ans, 5 mois et 16 jours)
Réélection 29 mars 2015
Prédécesseur Jean-Pierre Pujol
Conseiller départemental du Gers
élu dans le canton de Baïse-Armagnac
En fonction depuis le
(2 ans, 8 mois et 14 jours)
Élection 29 mars 2015
Prédécesseur Création du canton
Ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie

(8 mois et 29 jours)
Président François Hollande
Premier ministre Jean-Marc Ayrault
Gouvernement Ayrault II
Prédécesseur Delphine Batho
Successeur Ségolène Royal
Député de la 1re circonscription du Gers

(11 ans, 1 mois et 14 jours)
Élection 16 juin 2002
Réélection 10 juin 2012
Prédécesseur Jean-Pierre Pujol
Successeur Franck Montaugé
Président du Conseil général du Gers

(15 ans, 3 mois et 22 jours)
Prédécesseur Jean-Pierre Pujol
Successeur Jean-Pierre Pujol
Conseiller général du Gers
élu dans le canton de Valence-sur-Baïse

(16 ans, 11 mois et 23 jours)
Élection 22 mars 1998
Prédécesseur Guy Philip
Successeur Suppression du canton
Biographie
Date de naissance (64 ans)
Lieu de naissance La Garenne-Colombes ( Seine)
Nationalité Française
Parti politique Parti socialiste

Philippe Martin, né le à La Garenne-Colombes ( Seine), est un homme politique français, membre du Parti socialiste.

Président du conseil général et député du Gers, il est ensuite ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie du au . Remplacé au gouvernement par  Ségolène Royal, il retrouve ensuite son siège de député jusqu'en 2017.

Biographie

Parcours et action politique

Titulaire d'une licence de géographie [réf. nécessaire], Philippe Martin est adjoint au secrétaire général de la mairie de Suresnes en 1978, et conseiller parlementaire du groupe socialiste de l'Assemblée nationale l'année suivante. Il poursuit sa carrière comme chef de cabinet ministériel, auprès de Roger Quilliot, ministre de l’Urbanisme et du Logement de 1981 à 1983, puis auprès de Paul Quilès, successeur de M. Quilliot avant d’être nommé ministre de la Défense en 1985. De 1986 à 1988 [1], il est directeur aux relations extérieures de la Société d'administration et de réalisation d'investissements ( SARI), société immobilière présidée alors par Christian Pellerin [2], devenue filiale de Nexity. Il devient chef de cabinet de Michel Charasse, ministre du Budget, entre 1988 et 1992, date à laquelle il est nommé préfet du Gers et, de 1994 à 1995, des Landes.

En mars 1998, il est élu conseiller général du canton de Valence-sur-Baïse et président du conseil général du Gers.

En 1999, il acquiert une notoriété nationale en déclarant qu'il va faire abattre environ 6 000 platanes au bord des routes du Gers, qu'il considère comme responsables de la mortalité sur les routes du département [3].

En 2001, il est en outre élu conseiller municipal et adjoint au maire de Valence-sur-Baïse.

Ce fabiusien est élu député [4] en 2002, puis le 17 juin 2007, pour la XIIIe législature ( 2007- 2012), dans la 1re circonscription du Gers. Il fait partie, au sein de l’Assemblée nationale, du groupe socialiste, radical et citoyen (SRC), et occupe la place no 571 de l'hémicycle. C'est pour lui une occasion de voir sa notoriété locale confirmée mais il sera vivement critiqué pour s'être fait élire dans un département, le Gers, où il a été précédemment préfet.

Lors des élections législatives 2012, il est réélu député dans la même circonscription dès le premier tour le 10 juin avec 52,36 % des suffrages exprimés.

Le , il demande aux restaurateurs et cavistes d’arrêter de vendre des vins de Californie pour protester contre l’entrée en vigueur dans cet État américain d'une loi interdisant la production et la vente de foie gras au nom du bien-être animal [5].

Le , il est nommé ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie du gouvernement français, en remplacement de Delphine Batho. Diverses associations de protection animale se sont émues du fait qu'il puisse représenter l'écologie au gouvernement alors qu'il est affilié à trois groupes parlementaires [6] qui prônent respectivement une loi déclarant le gavage des oies patrimoine culturel, un soutien actif à la corrida et des mesures favorables à la pratique de la chasse [réf. nécessaire].

En août, il annonce la création prochaine d'une « contribution climat énergie » ( taxe carbone) [7].

Analysant le conflit autour du projet de barrage de Sivens, l'universitaire Philippe Subra relève que « la DUP [publiée en octobre 2013] est rendue possible par la nomination d'un nouveau ministre de l'Écologie, Philippe Martin, jusque-là président du Conseil général du Gers, un département où intervient la Compagnie d'Aménagement des Coteaux de Gascogne [maître d'ouvrage du projet] et où l'irrigation et la maïsiculture sont très développés. Une des premières décisions du nouveau ministre consiste à lever le moratoire sur le financement et la création de retenues d'eau qu'avait décrété sa prédécesseure, Delphine Batho. Le fait que le département du Tarn soit alors dirigé par une majorité socialiste, comme la plupart des départements du Sud-Ouest, n'est sans doute pas totalement étranger à la décision du ministre » [8].

En mars 2015, il est élu conseiller départemental du canton de Baïse-Armagnac en tandem avec Gisèle Biémouret [9].

Le , il annonce rejoindre les rangs du mouvement du 1er Juillet, renommé par la suite Génération⋅s, le mouvement, sans pour autant quitter le PS.

La question des OGM

Le , Philippe Martin, en tant que président, fait adopter par le conseil général du Gers un vœu qui exprime son opposition aux cultures OGM en plein champ. Saisi par le préfet du Gers, Jean-Michel Fromion, le tribunal administratif annule la délibération du conseil général le 6 avril 2005. Confirmée par la cour administrative d'appel de Bordeaux, la décision est finalement infirmée par le Conseil d'État statuant en dernier ressort le 30 décembre 2009 [10].

Philippe Martin propose l'organisation du premier référendum départemental sur la présence d'essais OGM en plein champ. En 2005, cette initiative est soutenue par voie de pétition par plus de 10 % du corps électoral gersois, condition nécessaire pour organiser une telle consultation, comme le prévoit la loi du 13 août 2004 [11]. Cependant sa validité fait elle aussi l'objet d'une contestation par le préfet Fromion. À la suite de quoi, le projet de référendum est suspendu [12].

Philippe Martin quitte, avec la FNSEA et les représentants des semenciers, mais pour des raisons fort différentes, le Grenelle de l'environnement en octobre 2007, lorsqu'il est question de geler les cultures OGM en plein champ, à la suite de la constatation générale de l'impossibilité de contrôler la dissémination hypothétique [13].

Siégeant au sein de la Haute Autorité sur les OGM, il soutient l'activation de la clause de sauvegarde afin de suspendre l'utilisation de maïs transgénique Monsanto 810.

Fonctions au Parti socialiste

Le , il est nommé deuxième vice-président du groupe socialiste, radical et citoyen, chargé du développement durable et de l'agriculture. Il est aussi membre de la Commission des finances de l'Assemblée nationale.

Martine Aubry, première secrétaire du Parti socialiste, le nomme en décembre 2008, vice-président du Forum des territoires, nouvelle instance dans laquelle il a entre autres rôles celui d'élaborer la doctrine du Parti socialiste en matière de décentralisation en vue des échéances électorales de 2012 [14].

Lors de la primaire citoyenne de 2017, il apporte son soutien à Benoît Hamon [15]. Après la victoire de ce dernier, il est chargé d'une « mission Énergies 2025 » dans le cadre de sa campagne présidentielle [16].