Pauvreté en France

Selon la définition de l' INSEE, la pauvreté en France concerne tous les ménages dont le revenu est inférieur à une fraction donnée (50 ou 60 %) du revenu français médian. En 2014, le revenu médian des ménages est de 20 150 euros annuels, soit 1 679 euros par mois.

Selon l'Insee, la France compte de 8,5 à 8,6 millions de personnes pauvres, soit environ 14 % de la population de 2010 à 2012 [1] et 20 % des enfants [2]. Le taux de pauvreté s'élève à 13,9 % des ménages en 2012 (contre 14,3 % en 2011). Le niveau de vie des ménages vivant en dessous du seuil de pauvreté a diminué, près de la moitié d'entre elles vivant en 2012 avec moins de 784 euros par mois [3].

Selon l' Insee, « si la pauvreté monétaire, stable, touche un peu plus d’un ménage sur dix, c’est près d’un tiers d’entre eux qui expriment un net sentiment de difficulté d’existence » [4].

Durant la période 2000-2009, le taux de pauvreté de l'ensemble des ménages a enregistré une légère hausse : + 0,3 %, tendance qui se poursuit par la suite, passant de 7 382 000 pauvres en 2004 à 8 173 000 en 2009 [5], et à 8 600 000 en 2010.

On observe sur cette période une suite de baisses et de hausses légères qui s'expriment en mesure absolue (par rapport à un niveau de dépenses constant) et en mesure relative (par rapport au reste de la population) [6] (de 27,3 % à 3,8 %). Les nombreuses aides sociales progressivement créées ( RMI en 1988, Aides au logement…) soulagent la pauvreté chez les actifs.

Selon une étude de l' Insee, en France en 2006 [7], 7,1 % de la population vivait en dessous du seuil de pauvreté relatif de 50 % et 13,2 % sous le seuil de pauvreté de 60 %. Cela était monté à 13,4 % de la population en 2007 [8], alors que la moitié des Français disposaient de moins de 1 500 euros par mois [8]. En 2008, 25 % des salariés gagnent moins de 750 euros par mois [9], et en 2010 il y a 3 291 000 enfants pauvres en France [10]. En 2011, la pauvreté continue sa progression avec un creusement des inégalités sociales [11]. Or, les inégalités étaient en (léger) recul en 2013 selon INSEE. Les plus modestes connaissant leur première hausse de niveau de vie depuis 2008 et les plus aisés voyant le leur reculer. Néanmoins, 8,6 millions de Français vivent sous le seuil de pauvreté, soit 14 % de population [12] et la pauvreté recommence à augmenter en 2014 pour atteindre le taux de 14,2% [13].

Les chiffres de la pauvreté en France

Pour la clarification entre pauvreté absolue et pauvreté relative, se référer à l'article Wikipédia : seuil de pauvreté.

Selon l'Insee

Les seuils de pauvreté

La mesure de la pauvreté en France se fait principalement au moyen de seuils de pauvreté relative définis par l' Insee comme étant égaux à un certain pourcentage du niveau de vie médian national [14] - le niveau de vie étant défini comme le revenu disponible du ménage divisé par le nombre d' unités de consommation de ce ménage. L' Insee utilise dans ses calculs le taux de 60 % du niveau de vie médian - comme le préconise l'organisme Européen Eurostat - mais publie d'autres valeurs calculées sur les seuils de 40 % , 50 % et 70 % du niveau de vie médian.

Les inégalités de revenus

Article détaillé : Inégalités de revenu en France.

La mesure de la pauvreté en France est principalement opérée de façon relative (en pourcentage du niveau de vie médian) et non de façon absolue (niveau de vie à prix constants). Sa mesure reflète ainsi essentiellement un des aspect de l'inégalité des niveaux de vie, c'est-à-dire des revenus disponibles bruts par unité de consommation des ménages.

Selon l' Insee [15], en 2003 :

  • Les 10 % de Français [16] les plus modestes (premier décile) avaient un niveau de vie monétaire [17] (ou pouvoir d'achat) inférieur à 828 par mois au prix de 2009, avec un niveau de vie moyen de 662 par mois (au prix de 2009).
  • À l'opposé, les Français les plus aisés (dixième décile) disposaient d'un niveau de vie supérieur à 2 772 € par mois, soit 3,35 fois le seuil des plus modestes. Leur niveau de vie moyen était de 4 012 € par unité de consommation par mois, soit 6,06 fois celui des moins riches.

En 2008 :

  • Le niveau de vie des Français du premier décile était inférieur à 878 par mois au prix de 2009, soit 6,0 % de plus qu'en 2003, mais le niveau de vie moyen de ce premier décile était de 673 € par mois, soit seulement 1,8 % de plus qu’en 2003.
  • Le niveau de vie des Français du dixième décile dépassait 2 965 € par mois, , 7,0 % de plus qu'en 2003, soit 3,38 fois le seuil du premier décile - un rapport inter-décile pratiquement inchangé depuis 2003. En revanche, le niveau de vie moyen de ce décile avait augmenté de 11,9 %, atteignant 4 488 € par mois, 6,67 fois celui du premier décile.

En 2009 :

  • Le seuil du premier décile baissait de 1,1 % à 868 par mois (toujours aux prix de 2009), avec un niveau de vie moyen en baisse à 659 par mois (0,4 % de moins qu’en 2003, 2,1 % de moins qu’en 2008). Le niveau de vie moyen moyen baissait de 2,1 % à 659 par mois, un pouvoir d'achat inférieur de 0,4 % au seuil de 1983.
  • À l’opposé, le seuil des 10 % les plus riches augmentait très légèrement (0,7 %) à 2 987 € par mois avec un rapport inter-décile de 3,44, le plus élevé depuis 2002, le niveau de vie moyen des membres du décile le plus riche baissait néanmoins de 1,2 % à 4 435 € par mois. Le pouvoir d’achat moyen du décile le plus riche était égal à 6,73 du décile le moins riche, un record depuis au moins 13 ans – le ratio était de 5,95 en 1998 [18], [19], [20]. En d’autres termes, les 10 % les plus riches disposaient de 24,0 % du pouvoir d’achat national (la masse des niveaux de vie) ; les plus pauvres n’en disposaient que de 3,4 % [21].

L'inscription au RSA

Le revenu de solidarité active (RSA) est un complément de revenu pour les personnes percevant un salaire, et aussi un revenu minimum pour ceux qui sont inscrits comme demandeurs d'emploi. Pour une personne sans revenus d'activité, le RSA se monte à 460 mensuels. Il concerne environ 140 000 foyers.

Selon d'autres sources publiques

  • L'organisme gouvernemental ONPES remet chaque année un rapport annuel au gouvernement.

selon d'autres sources privées

  • le BIP 40, qui prend en compte six dimensions de la pauvreté : emploi et travail, revenus, santé, éducation, logement et justice. Chaque dimension est mesurée par plusieurs indicateurs (58 au total).
  • l' observatoire des inégalités
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