Paul Lafargue

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Paul Lafargue
Paul Lafargue profil.jpg
Naissance
Décès
(à 69 ans)
Draveil ( France)
Lieu d'enterrement
Nationalité
Langue maternelle
Célèbre pour
Citation
« Ô paresse, mère des arts et des nobles vertus, sois le baume des angoisses humaines ! »
Conjoint

Paul Lafargue (né à Santiago de Cuba le et mort à Draveil en France le [1], [2]) est un journaliste, économiste, essayiste, écrivain et homme politique socialiste français.

Gendre de Karl Marx, il est surtout connu pour son essai Le Droit à la paresse. Il a été militant de l' Association internationale des travailleurs, du Parti ouvrier français, du Parti socialiste de France et de la Section française de l'Internationale ouvrière.

Biographie

Laura Marx, épouse de Paul Lafargue.

Paul Lafargue est issu d'une famille amérindienne – mulâtre par sa mère et bordelais de confession juive par son père. Les Lafargue regagnent la France en 1851 ; le jeune Paul est alors âgé de neuf ans. Il suit des études secondaires à Bordeaux, dont est originaire son père François Lafargue, puis des études de médecine à la faculté de médecine de Paris [3], où il fait connaissance avec Proudhon. Il collabore alors au journal La Rive gauche, favorable aux idées de Proudhon [4].

À la suite d'une déclaration au premier congrès international des étudiants qui a lieu à Liège, en octobre 1865, et dans laquelle il émet le souhait de voir disparaître les rubans tricolores au profit de la seule couleur rouge, il est exclu à vie de l'université de Paris. En 1865, il vient présenter l'état du mouvement socialiste français au conseil général de l' Association internationale des travailleurs à Londres. Il rencontre Friedrich Engels et Karl Marx (en février 1865), dont il épouse la seconde fille, Laura, en avril 1868 [2], [5]. Après son exclusion de l'université en France, il retourne à Londres finir ses études. Il est élu au conseil général de l'Internationale et fréquente régulièrement les Marx [5].

La Première Internationale

Il rentre alors en France où il devient membre de la Première Internationale. Dès 1866, il est élu au conseil général de l'Internationale où il représente l'Espagne jusqu'au congrès de Bruxelles en 1868.

Il participe à la Commune de Paris en 1871. Il est alors envoyé à Bordeaux pour y organiser un soutien pour le mouvement parisien. Il y est rejoint par son épouse, ses enfants et ses belles-sœurs. Après la semaine sanglante, pour éviter d'être arrêtés, ils trouvent tous refuge à Luchon. Le dernier né, Marc-Laurent, meurt à Luchon le 26 juillet 1871 à l'âge de cinq mois. [[réf. souhaitée] Finalement, Lafargue doit passer secrètement en Espagne à Bossòst en août. Lorsque les femmes et un enfant, Charles-Étienne [[réf. souhaitée], tentent de le rejoindre, ils sont arrêtés à la frontière et ramenés sous escorte à Luchon. Leurs chambres sont fouillées, à la recherche d'explosifs et de documents compromettants, sans succès (le seul document qui aurait pu les incriminer, une lettre de Gustave Flourens, avait été détruit par Jenny). Après une nuit d'interrogatoire à la gendarmerie, les sœurs Marx et les enfants sont libérés et peuvent gagner l'Espagne [6].

Lafargue fonde, à Madrid, une section marxiste (1871) de la Ire Internationale. Il y dirige des groupes ouvriers et combat les thèses anarchistes.

Le Parti ouvrier français

Après s'être rendu au Portugal, Lafargue revient à Londres où il rencontre Jules Guesde. Il rentre en France après l'amnistie et fonde, avec Guesde, le Parti ouvrier ( 1880) et son périodique, Le Socialiste ( 1885- 1904).

Il est incarcéré en 1883 à la prison Sainte-Pélagie pour propagande révolutionnaire, où il rédige le Droit à la paresse. Il devient député de Lille en novembre 1891 alors qu'il est à nouveau emprisonné à la suite d'une condamnation pour « provocations au meurtre » après les fusillades de Fourmies () qui avaient fait neuf morts chez les ouvriers.

Il est élu député du Nord du 25 octobre 1891 au 14 octobre 1893 [7]. Lors de l' affaire Dreyfus, il prend parti pour ce dernier [8].

En 1896, Laura Marx-Lafargue hérite d’une partie de la fortune de Friedrich Engels. Paul et Laura achètent alors une propriété à Draveil où ils vivent d’une « manière hédoniste », tout en poursuivant leurs anciens combats [9].

À partir de 1906, il rédige régulièrement des éditoriaux pour l'Humanité.

À 69 ans, en 1911, proche de la limite d'âge de 70 ans qu'il s'était fixé, il se suicide à Draveil avec son épouse, en se justifiant dans une courte lettre :

« Sain de corps et d'esprit, je me tue avant que l'impitoyable vieillesse qui m'enlève un à un les plaisirs et les joies de l'existence et qui me dépouille de mes forces physiques et intellectuelles ne paralyse mon énergie, ne brise ma volonté et ne fasse de moi une charge à moi et aux autres. »

Paul Lafargue et Laura Marx sont enterrés au cimetière du Père-Lachaise (division 76), face au mur des Fédérés.

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