Pas-de-Calais

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Pas-de-Calais
Image illustrative de l'article Pas-de-Calais
Administration
Pays Drapeau de la France  France
Région Hauts-de-France
Création du département
Chef-lieu
( Préfecture)
Arras
Sous-préfectures Béthune
Boulogne-sur-Mer
Calais
Lens
Montreuil
Saint-Omer
Président du
conseil départemental
Michel Dagbert
Préfet Fabienne Buccio
Code Insee 62
Code ISO 3166-2 FR-62
Code Eurostat NUTS-3 FR302
Démographie
Gentilé Pas-de-Calaisiens
Population 1 465 205 hab. (2013)
Densité 220 hab./km2
Géographie
Superficie 6 671 km2
Subdivisions
Arrondissements 7
Circonscriptions législatives 14
Cantons 39
Intercommunalités 33
Communes 892

Le Pas-de-Calais est un département français, qui doit son nom au pas de Calais (sans majuscule à « pas » et sans trait d’union), le détroit qui le sépare de l' Angleterre [1]. La préfecture de ce département est Arras. L' Insee et la Poste lui attribuent le code 62. Jusqu'en 2015, il était rattaché au département du Nord pour former la région Nord-Pas-de-Calais. Aujourd'hui, il constitue avec quatre autres départements, la région Hauts-de-France.

Le Pas-de-Calais est l'un des départements les plus peuplés de France. S'il ne possède pas de très grandes villes, ni de centre urbain polarisant à lui seul tout l'espace départemental, il n'en dispose pas moins d'un réseau équilibré de villes moyennes et secondaires dont les principales sont Calais, Boulogne-sur-Mer, Arras et Lens.

Histoire

Carte du Pas-de-Calais en 1792.
Carte du Pas-de-Calais en 1852.
Article détaillé : Histoire du Nord-Pas-de-Calais.

Création du département

Le Pas-de-Calais est l'un des 83 départements créés à la Révolution française, le , en application de la loi du . Pour créer ce département, le régime révolutionnaire fusionna une partie de la province de Picardie ( Boulonnais, Calaisis et une partie du Ponthieu) avec l' Artois (reconquis sur les Pays-Bas du Sud un siècle plus tôt). Les deux territoires fusionnés restent, encore aujourd'hui, très différents économiquement et culturellement.

En 1806, il y avait dans le département 1 261 habitants ayant pour langue maternelle le flamand, principalement dans les environs de Saint-Omer [2].

Après la victoire des coalisés à la bataille de Waterloo (), le département est occupé par les troupes britanniques de juin 1815 à novembre 1818 (voir occupation de la France à la fin du Premier Empire).

La Première Guerre mondiale

Elle est particulièrement dure dans ce département, qui est alors habité par environ 1 000 000 personnes. Les hommes sont en grande partie mobilisés ou doivent travailler à la mine. Une partie de la population doit fuir. En 1918, des « comités de réfugiés » ou « unions de réfugiés » existent dans les zones les plus touchées et non-occupées, associant souvent Belges et Français [3] (par exemple à Le Portel, à Berck-Plage, à Rang-du-Fliers, au Touquet-Paris-Plage, à Saint-Omer). À Boulogne-sur-Mer a été créée une Œuvre du placement gratuit des réfugiés. À Calais, un comité des réfugiés du Pas-de-Calais cohabite avec un comité officiel belge de secours aux réfugiés. Leur interlocuteur commun est à la préfecture le service départemental des réfugiés et celui des évacuations, ainsi que la commission départementale des réfugiés (11 membres se réunissant 2 fois par semaine à la préfecture, plus une sous-commission de trois membres traitant des urgences) [3]. La Croix-rouge et de nombreuses œuvres charitables les aident.

Dans le même temps (printemps 1918), un service de reconstitution des régions libérées tente de préparer le retour des populations ou la protection des biens, services et personnes dans les zones où l'ennemi a reculé. Il faut y faire parvenir des matériels, denrées et mobiliers, ce qui nécessite des moyens de transports difficiles à trouver.

À la signature de l'Armistice, le Pas-de-Calais est probablement le département le plus dévasté. Plusieurs villes dont Lens sont rasées, les carreaux de mines et les habitats attenants sont dévastés et « plus de deux cents communes rurales n'existent plus » écrit André Mabille de Poncheville. Le département est classé avec onze autres (mais en totalité) en zone rouge et il a souffert de séquelles physiques, psychiques et environnementales durant des décennies.

Seule l'extrême ouest du bassin minier a échappé à l'occupation allemande.

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