Partition (informatique)

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Exemple schématique de partitionnement d'un support mixte Linux/Windows, avec des liens entre les partitions.

En informatique, le partitionnement d'un support de stockage (disque dur, SSD, carte-mémoire...) est l'opération qui consiste à le diviser en partitions ou régions dans lesquelles les systèmes d'exploitation présents sur la machine peuvent gérer leurs informations de manière séparée et privée.Chaque système d'exploitation est libre de diviser les partitions qu'il utilise de la manière qui lui convient ; il le fait généralement en y créant un système de fichiers qui n'est autre qu'une manière de subdiviser l'espace disponible en y plaçant des repères “logiques” (par opposition aux subdivisions matérielles qui n'ont pas d'incidence pour l'utilisateur) et en maintenant à jour des tables d'allocations pour déterminer à quoi sont utilisés les différents sous-espaces.

Les différentes partitions apparaissent aux systèmes d'exploitation qui les repèrent, chacun à sa manière, en leur donnant en général le nom de « disque » (désormais impropre puisque pouvant désigner des unités de stockage basés sur la mémoire flash comme les SSD) ou « volume ». Les systèmes Windows les présentent généralement à l'utilisateur en les repérant par des lettres (C:, D:, ...) ce qui rend compliqué la différentiation entre un disque dur ou une partition d'un disque ("C:", "D:", et "E:" n'indiquent pas si C, D et E sont des disques ou des partitions d'un même disque), alors que les systèmes Mac OS les présentent sous forme d'icônes sur le bureau et le Finder.

Dans les systèmes UNIX ou GNU/Linux, les disques durs apparaissent toujours sous la forme "sd", les lettres étant utilisées pour les supports (disques durs, mémoire flash, etc... et les nombres pour les partitions (typiquement, la désignation est de la forme sda, sdb, ... pour un support matériel, et si deux partitions sont créées elles seront désignées par sda1, sda2 => contrairement a Windows, on sait que sda3 est la troisième partition du disque a, et que sdb2 est la deuxième partition du disque b).

Le CIM Schema, sous-ensemble de Common Information Model, représente une partition avec la class CIM_DiskPartition[1],,[2].

On nomme « partition d'amorçage » (parfois par abus de langage « partition primaire ») celle dans laquelle le micro-code, après avoir accompli l'initialisation du matériel, va chercher les premières instructions à exécuter pour continuer le processus de démarrage. En général, ce micro-code y trouve un chargeur d'amorçage qui lui permet, soit de démarrer l'unique système d'exploitation présent sur l'ordinateur, soit de présenter à l'utilisateur un choix entre différents systèmes chargeables.

Un support de stockage peut être partitionné pour différentes architectures. On trouve ainsi le partitionnement de type MBR (partitionnement Intel) longtemps employé sur la majorité des ordinateurs personnels de type PC pour les supports d'une capacité inférieure ou égale à 2 To (le partitionnement MBR étant limité par l'adressage en 32 bits), ou GPT pour des architectures plus récentes (Macintosh, Linux, et PC depuis les années 2010) conçues pour exploiter pleinement les supports de capacité supérieure à 2 To.

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