Partition (informatique)

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Exemple schématique de partitionnement d'un support mixte Linux/Windows, avec des liens entre les partitions.

En informatique, le partitionnement d'un support de stockage (disque dur, SSD, carte-mémoire...) est l'opération qui consiste à le diviser en régions — ou partitions dans lesquelles les systèmes d'exploitation présents sur la machine peuvent gérer leurs informations de manière séparée et privée. Chaque système d'exploitation est libre de diviser les partitions qu'il utilise de la manière qui lui convient; il le fait généralement en y créant un système de fichiers qui n'est autre qu'une manière de subdiviser l'espace disponible en y plaçant des repères “logiques” (par opposition aux subdivisions matérielles qui n'ont pas d'incidence pour l'utilisateur) et en maintenant à jour des tables d'allocations pour déterminer à quoi sont utilisés les différents sous-espaces.

Les différentes partitions apparaissent aux systèmes d'exploitation qui les repèrent, chacun à sa manière, en leur donnant en général le nom de "disque" (désormais impropre puisque pouvant désigner des unités de stockage basés sur la mémoire flash comme les SSD) ou "volume". Les systèmes Windows les présentent généralement à l'utilisateur en les repérant par des lettres (C:, D:, etc.), alors que les systèmes Mac OS les présentent sous forme d'icônes sur le bureau. Dans les systèmes UNIX ou Linux, elles apparaissent à l'utilisateur de façons différentes selon l'outil utilisé et peuvent être parfois masquées car noyées dans l'arborescence unique des dossiers (typiquement, la désignation est de la forme /dev/sda pour un support matériel, et si deux partitions sont créées elles seront désignées par /dev/sda1, /dev/sda2).

On nomme « partition d'amorçage » (parfois par abus de langage « partition primaire ») celle dans laquelle le micro-code, après avoir accompli l'initialisation du matériel, va chercher les premières instructions à exécuter pour continuer le processus de démarrage. En général, ce micro-code y trouve un chargeur d'amorçage qui lui permet, soit de démarrer l'unique système d'exploitation présent sur l'ordinateur, soit de présenter à l'utilisateur un choix entre différents systèmes chargeables.

Un support de stockage peut être partitionné pour différentes architectures. On trouve ainsi le partitionnement de type MBR (partitionnement Intel) longtemps employé sur la majorité des ordinateurs personnels de type PC pour les supports d'une capacité inférieure ou égale à 2 To (le partitionnement MBR étant limité par l'adressage en 32 bits), ou GPT pour des architectures plus récentes (Macintosh, Linux, et PC depuis les années 2010) conçues pour exploiter pleinement les supports de capacité supérieure à 2 To.

Partitionnement Intel (PC)

Article détaillé : Master boot record.

Cette partie traite de la manière historique de partitionner les supports de stockage (à l'origine des disques durs exclusivement) d'ordinateurs compatibles PC, cette méthode a été fixée dans les années 1980 et perdure encore de nos jours (2015). Cependant, le remplacement des BIOS des ordinateurs personnels par l'EFI devrait achever la transition vers le mode de partitionnement GPT.

Tables de partitions

Les informations sur les partitions sont conservées sur le support lui-même dans des zones appelées tables de partitions. La table de partitions principale est contenue dans le premier secteur du support, dit secteur d'amorçage (généralement MBR ou GPT) qui contient également le programme d'amorçage. Chaque ligne d'une table de partitions contient l'adresse de début de la partition et sa taille. Il peut s'agir de partitions primaires, qui contiendront un système de fichiers, ou de partitions étendues, qui contiendront à leur tour une table de partitions ayant la même structure que la table principale.

Partitions primaires

Seules les partitions primaires peuvent contenir la partition d'amorçage du système d'exploitation Windows.

Il existe des restrictions sur les tables de partitions, certaines liées à la place occupée dans le secteur d'amorçage, d'autres destinées à simplifier le fonctionnement du système d'exploitation. Dans la table de partitions principale, on peut créer au plus quatre partitions, qui sont ou bien quatre partitions primaires, ou bien une à trois partitions primaires associée(s) à une partition étendue (généralement la dernière). Une partition étendue permet de s'affranchir de la limite historique de 4 partitions par support.

Partition étendue, partitions secondaires, etc.

Lorsque l'on a besoin de plus de quatre partitions, il faut donc créer une partition étendue. Cette dernière est simplement une partition primaire spéciale qui va contenir à son tour des partitions secondaires (souvent appelées partitions logiques). L'outil fdisk sous Linux gère jusqu'à 60 partitions : trois partitions principales et une partition étendue contenant 56 partition logiques.

Ces partitions secondaires ne se distinguent nullement pour un programme utilisateur (ni pour le système) des autres partitions. Cependant seules les partitions primaires sont directement reconnues par le BIOS, qui prend le contrôle au démarrage, lors de la séquence de boot, avant d'en passer le contrôle soit directement à un système d'exploitation, soit à un sélecteur de système d'exploitation souhaité parmi ceux installés.

La table de partition étendue est contenue dans l'EBR. L'EBR peut lui aussi, si besoin, contenir une partition étendue qui contiendra à ce moment-là des partitions tertiaires et ainsi de suite. Cette possibilité théorique est toutefois rarement requise en 2015.

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