Parti vert du Québec

Parti vert du Québec
image illustrative de l’article Parti vert du Québec
Logotype officiel.
Présentation
ChefAlex Tyrrell
Fondation2001
Siège6575 Avenue Somerled, Notre-Dame-de-Grâce, Montréal, QC
H4V 1T1
IdéologieÉcologisme
Écosocialisme
Fédéralisme
Démocratie participative
Féminisme
Site webpvq.qc.ca
Représentation
Députés
0 / 125

Le Parti vert du Québec (PVQ) est un parti politique du Québec dont la plate-forme prévoit la promotion des valeurs vertes, de développement durable et de démocratie participative. Le Parti vert entend se différencier par son approche intégrée du développement qui insiste sur l'interdépendance des différents champs d'intervention du gouvernement.

Le Parti vert du Québec se veut une coalition d’activistes, de militants et de citoyens pour qui les enjeux environnementaux sont prioritaires. Il considère que l’action gouvernementale doit être orientée dans la construction d’une société plus verte, juste, démocratique et équitable[1]. Les principes du Parti vert du Québec s’inspirent des six valeurs communes exprimées dans la Charte des Verts mondiaux, c’est-à-dire la sagesse écologique, la non-violence, la justice sociale, le développement durable, la démocratie participative et le respect de la diversité[2]. Fondé en 2001 dans sa forme actuelle, le Parti vert a aussi eu une première version de 1985 à 1994, qui s’est éteinte lorsque son chef, Jean Ouimet, quitta pour le Parti québécois après l'élection de 1994[3]. Le chef actuel est Alex Tyrrell, qui a été nommé le 21 septembre 2013. Alors âgé de 25 ans, il devient le plus jeune chef de parti sur la scène politique québécoise et canadienne[4]. Depuis sa nomination, le parti a entrepris une modernisation de son programme et se situe sur la gauche de la scène politique québécoise[5].

Histoire

Premier Parti vert du Québec (1985-1994)

Une première version du Parti vert du Québec a été fondée dans les années 1980 et a eu quelques candidats lors des élections québécoises de 1985. Cette version a connu un court succès en 1989 avec une quarantaine de candidats. À l’époque, le Parti vert du Québec connu le plus grand succès pour un Parti vert canadien. Malgré un faible budget, le parti tenta de mener une campagne électorale à travers le Québec, avec des organisateurs à Montréal, Québec et Sherbrooke, mais aussi avec des campagnes locales relativement indépendantes dans les campagnes. Plusieurs tentatives ont été faites par le parti pour recevoir le support de divers groupes environnementaux, mais la plupart ont refusé d’appuyer publiquement le PVQ pour conserver la neutralité politique et ainsi ne pas nuire au financement privé. Dans la campagne de 1998, la souveraineté et la neutralité économique étaient priorisées sur toutes politiques de gauche sous le slogan « ni à gauche, ni à droite, mais d’avant», ce qui causa des divisions au sein du parti. Le parti a perdu sa reconnaissance officielle après que Jean Ouimet, son chef de l'époque, quitta pour le Parti québécois après l'élection générale de 1994[3]. La deuxième (et actuelle) version du Parti vert a été fondée en 2001 par Richard Savignac[3].

Parti vert du Québec actuel (2001 à aujourd'hui)

En 2002, trois partis politiques de gauche, soit le Rassemblement pour l'alternative progressiste, le Parti de la démocratie socialiste et le Parti communiste du Québec, ont fusionné pour former l'Union des forces progressistes (UFP). Sans fusionner avec l'UFP, le PVQ promet alors d'essayer d'éviter de présenter des candidats dans les circonscriptions où il y a un candidat de l'UFP, se réservant cependant le droit de faire campagne où bon lui semble (même dans des circonscriptions avec un candidat d'UFP). Cette entente n'est toutefois pas satisfaisante aux yeux de certains membres du PVQ, puisqu'elle limite le nombre de candidats du Parti vert et qu'elle n'est pas respectée dans certains cas.

En mai 2006, le PVQ élit un nouveau chef Scott McKay, et rejette (par motion) tout rapprochement avec Québec solidaire (fusion de l'UFP et d'Option citoyenne), réaffirmant son indépendance et son désir de devenir une alternative crédible sur la scène politique québécoise. Depuis le début de 2006, le Parti vert du Québec recueille jusqu'à 10 % des intentions de vote dans les sondages.

Le 29 mars 2008, Guy Rainville est élu nouveau chef du PVQ (avec 54,4 % des voix), battant le chef sortant Scott McKay (45,6 % des voix). Ce dernier a depuis joint le Parti québécois et fut élu député de L'Assomption lors de l'élection du 8 décembre 2008.

Cette élection marque un net recul du PVQ et Guy Rainville effectue son mandat de deux ans sans néanmoins se représenter. Lors du congrès national du 20 novembre 2010, Claude Sabourin remporte la chefferie par un peu plus de 50 % des voix au 2e tour sur Paul-André Martineau, le président sortant du parti.

Le 24 février 2013 Claude Sabourin, alors chef du PVQ, démissionne au cours du congrès du parti qui s'est déroulée au collège Maisonneuve, à Montréal, les 23 et 24 février 2013, quelques heures avant le dévoilement du résultat d'un vote de confiance. La démission de Claude Sabourin intervient le deuxième jour du congrès[6]. Quelques heures plus tard, Jean Cloutier est alors élu chef par intérim avec 51 % des voix au premier tour.

Lors d'un congrès extraordinaire le 21 septembre 2013, Alex Tyrrell est élu chef du PVQ. À 25 ans, il est le seul jeune chef de parti sur la scène provinciale[4] jusqu'à l'élection du nouveau chef d'Option nationale, Sol Zanetti (31 ans), un mois plus tard.