Parti socialiste unifié (France)

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Parti socialiste unifié
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Logotype officiel.
Présentation
Anciens dirigeantsÉdouard Depreux, Michel Rocard, Michel Mousel, Huguette Bouchardeau
Fondation
Fusion dePSA
UGS
Disparition
Fusionné dansAlternative rouge et verte
Les Verts
PositionnementExtrême gauche[1]
IdéologieSocialisme autogestionnaire[1]
Socialisme démocratique
Régionalisme
Deuxième gauche
Tendances internes:
 • Social-démocratie
 • Gauche chrétienne
 • Marxisme
Couleursrouge

Le Parti socialiste unifié (PSU) était un parti politique français fondé le . Représentant à sa fondation, la deuxième gauche, qui se situait politiquement entre la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO), sociale-démocrate et le Parti communiste français (PCF), le PSU était proche politiquement du Centre d'études, de recherches et d'éducation socialiste (CERES), fondé en 1966 et représentant l'aile gauche du Parti socialiste (PS) dans les années 1970. Il s'est dissous en novembre 1989.

Le PSU s'est notamment appuyé sur la scission (et la laïcisation) de la Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC) en Confédération française démocratique du travail (CFDT) et a défendu, dans les années 1970, l'expérience autogestionnaire, soutenant en particulier les travailleurs de l'usine de Lip. Avec comme premier secrétaire, de 1960 à 1967, Édouard Depreux, ancien ministre socialiste de l'Intérieur, puis Michel Rocard, de 1967 à 1973.

Les archives du Parti socialiste unifié sont conservées aux Archives nationales sous la cote 581AP[2].

Origines

Le PSU nait le d'un double mouvement d'opposition : opposition à la guerre d'Algérie et opposition au soutien de la SFIO au « coup d'État » gaulliste de 1958, ce qui avait conduit à la constitution du cartel de l'Union des forces démocratiques rassemblant en particulier le Parti socialiste autonome (PSA) et l'Union de la gauche socialiste, deux composantes principales du PSU. Présidé par Laurent Schwartz, le Congrès de 1960 entérine la fusion de trois formations politiques :

Un pari : se positionner entre la SFIO et le PCF

Ce parti tente tout d'abord d'occuper l'espace politique entre la SFIO et le PCF, se prononçant dès sa création pour une VIe République[3].

Il est composé majoritairement de socialistes anti-colonialistes, qu'ils soient « révolutionnaires » ou « réformistes », partisans de l'Union de la gauche. Il comprend également d'anciens pivertistes, dont certains avaient milité au Parti socialiste ouvrier et paysan (PSOP) sous le Front populaire (1936-38) (Colette Audry, etc.). Les trotskistes Marcel Bleibtreu et Michel Lequenne obtiennent un droit de tendance au sein du parti, continuant la publication de la Tribune du marxisme avec Edgar Morin, futur penseur de la « complexité » [4].

Enfin, la tendance mendésiste, qui représente un bloc cohérent et réformiste, s'oppose au dogme marxiste de la lutte des classes et refuse l'appropriation collective des moyens de production, prônant un équilibre entre les secteurs privé et public[5] : dès le départ, le PSU apparaît comme regroupant des tendances très diverses, voire antagonistes, qui ne se rejoignent finalement que dans l'anti-gaullisme et l'anti-stalinisme. L'adhésion de Pierre Mendès France au PSA avait même suspendu les négociations de fusion entre l'UGS et le PSA, ceux-là (ainsi qu'une partie de ceux-ci) estimant que les mendésistes du Centre d'action démocratique étaient plus libéraux que réellement socialistes : vieil héritage de la méfiance envers les radicaux « petits-bourgeois ».

Au fil des crises que le PSU traverse, il enregistre le départ de nombre de ses fondateurs : Pierre Bérégovoy, Charles Hernu, Alain Savary, Robert Verdier. Le PSU, qui comprend dès son origine des minorités se revendiquant d'un marxisme révolutionnaire, du luxemburgisme ou du trotskisme, évolue en s'amoindrissant, surtout après mai 1968, pour devenir un parti contestataire et auto-gestionnaire se situant hors du champ parlementaire.

Composition des instances dirigeantes (1960-90)

- après le Congrès d'unification (1960)

Le bureau national constitué en avril 1960[6] respecte la parité des fondateurs :

Au comité politique national :
Parmi les 55 membres du comité politique national[9], constitué selon la même parité affichée, figurent 25 anciens du Parti socialiste autonome, 25 anciens de l'UGS et 5 sympathisants de Tribune du communisme. Le parcours politique de ces hommes – seule une femme siège dans cette instance, Mireille Osmin, issue de la SFIO et du PSA – est très divers. Ainsi cet organisme aurait compté six trotskistes : Jean Rous (« droitier »), Robert Chéramy (lambertiste)[10], tous deux venant du PSA ; Roland Filiâtre, Yvan Craipeau, et Pierre Naville, l'un des principaux dirigeants trotskistes avant-guerre (« droitiers ») [4].Yves Dechezelles, ancien no 2 de la SFIO, était considéré comme proche de ce courant sans avoir jamais appartenu à aucune organisation trotskiste.

On relève toutefois un nombre important d'anciens députés de la SFIO, dont la sécession du groupe parlementaire est à la source du PSA/PSU : Édouard Depreux lui-même, Alain Savary et Robert Verdier, Daniel Mayer, Guy Desson, François Tanguy-Prigent, André Philip, Charles Lussy, Jean Binot, Raymond Badiou (père du philosophe Alain Badiou qui appartint lui-même un temps au PSU) et André Hauriou (fils du doyen Maurice Hauriou, et alors vice-président de la Ligue des droits de l'homme) [11].

Charles Hernu, est issu pour sa part, de l'UDSR.

Sont membres de ce Conseil National deux avocats, issus de l'UGS, fortement impliqués dans la défense des militants anticolonialistes, français ou algériens, alors que la guerre d'Algérie est une des préoccupations majeures des français, Yves Dechézelles et Pierre Stibbe.

Jean Arthuys est responsable du service d'ordre.

- Congrès de Clichy (mars 1961)

Le Comité politique national compte :

- Congrès d'Alfortville (mars 1963)

Le congrès débouche sur un Comité politique national sans majorité. Les motions représentées, sont :

Il faut attendre un mois pour que le parti se dote d'une direction exécutive. C'est un secrétariat pluraliste de quatre membres, dont deux issues de la motion B (Edouard Depreux, secrétaire national, et Jean Verlhac) et deux de la motion C (Jean Poperen et Roland Florian).

Ce secrétariat est assisté des responsables des commissions nationales, doit 4 membres de la motion B (Marc Heurgon, Marcel Debarge, Henri Longeot, Jean Arthuys), 2 de la motion C (Manuel Bridier et Claude Bourdet), et 2 de la motion A (Maurice Klein, trésorier, et Robert Verdier, responsable du journal Tribune socialiste). La motion E n'est représentée que par deux responsables adjoints de commission (Marcel Pennetier, adjoint de Debarge, et Bleibtreu, adjoint d'Arthuys).

- Congrès de la Grange-aux-belles (Paris, novembre 1963)

Ce congrès est anticipé par rapport au calendrier statutaire. Il permet de doter le parti d'une majorité. Le CPN est ainsi constitué de :

Un bureau national homogène de 9 membres est désigné. Il comprend Edouard Depreux, secrétaire national, Jean Arthuys, trésorier, Pierre Bérégovoy, Marcel Debarge, Marc Heurgon, Henri Longeot, Harris Puisais, Jacques Raynaud et Jean Verlhac.

En mai 1964, 5 nouveaux membres sont cooptés par le CPN, tous issus de la tendance majoritaire, parmi lesquels Serge Mallet, Gilles Martinet et Pierre Naville.

- Congrès de Gennevilliers (juin 1965)

Le congrès est marqué par l'entrée dans les instances dirigeants de Michel Rocard, sous le pseudonyme de Georges Servet.

Un secrétariat de 7 membres est désigné. Derrière Edouard Depreux, secrétaire national, on trouve Gilles Martinet, secrétaire national adjoint, Jean Arthuys, trésorier, Pierre Bérégovoy, Marc Heurgon, Harris Puisais et Georges Servet.

Le bureau national, pluraliste, compte lui 15 membres soit, en plus du secrétariat national, Claude Bourdet, Richard Dartigues, Guy Desson, Henri Longeot, Michel Lucas, Serge Mallet, Jean Poperen et Georges Servet.

On trouve par ailleurs au Comité politique national Georges Gontcharoff, Jacques Kergoat, Marcel Pennetier, Pierre Stibbe, François Tanguy-Prigent, Jean Verlhac, Lucien Weitz...

- Congrès de Paris (Maison des métallos, juin 1967)

Le cinquième congrès traduit un bouleversement à la tête du parti. Michel Rocard succède à Édouard Depreux comme secrétaire national, tandis que le Bureau national est profondément renouvelé. Depuis le dernier congrès, plusieurs départs de personnalités de premier plan ont été enregistrés : Alain Savary, qui a créé avec ses proches, mais aussi un groupe de mendésistes autour de Pierre Bérégovoy l'Union des clubs pour le renouveau de la gauche, puis Jean Poperen et les siens, qui crée l'Union des groupes et clubs socialistes.

Le nouveau bureau national, fusionné avec le secrétariat, compte 17 membres, dont seulement trois appartiennent au bureau sortant : Michel Rocard, secrétaire national, Jean Arthuys et Marc Heurgon. Tous les autres sont des nouveaux venus : André Barthélémy, Manuel Bridier, Gérard Carles, Robert Chapuis, Claude Dubois, Michel Fontes, Daniel Frachon, trésorier, Georges Gontcharoff, Christian Guerche (directeur de Tribune Socialiste), Jacques Malterre, Pierre Marchi, Jean-François Pertus, Pierre Ringuet et Jean-Marie Vincent.

Le comité politique national est composé de :

- Congrès de Dijon (mars 1969)

À partir de ce congrès, l'architecture de la direction nationale évolue.

Un bureau national de 11 membres est élu. Il comprend Michel Rocard, secrétaire national, Daniel Frachon, trésorier, Jean Arthuys, Manuel Bridier, Robert Chapuis, Claude Dubois, Georges Gontcharoff, Jacques Kergoat, Henri Leclerc, Jacques Malterre et Jean-Marie Vincent.

Le CPN est remplacé par une Direction politique nationale, composée de 39 membres. Parmi ceux-ci, outre les membres du bureau, on peut citer : André Barjonet, François Borella, Yvan Craipeau, Serge Mallet, Gustave Massiah, Michel Mousel et Pierre Naville.

- Congrès de Lille (juin 1971)

Michel Rocard est réélu secrétaire national à la tête d'un bureau national de 9 membres, dont Daniel Frachon, Trésorier, Robert Chapuis, Christian Guerche, Bernard Jaumont, François Moreau, Jacques Pietri (qui quitte le parti en septembre 1972 pour rejoindre le PS), Basile Volokhine et Bernard Lambert.

La Direction politique nationale est composée d'élus appartenant à 4 tendances différentes :

À ces 61 membres s'ajoutent 8 membres désignés par la commission du secteur agricole, parmi lesquels Serge Mallet.

- Congrès de Toulouse (décembre 1972)

Si Michel Rocard est réélu secrétaire national, le bureau national est encore largement renouvelé. Conservent leur mandat Robert Chapuis, secrétaire national adjoint, Christian Guerche, Bernard Jaumont et Basile Volokhine, tandis qu'entre au bureau 12 nouveaux membres : Jean Le Garrec, trésorier, André Barjonet, Pierre Bourguignon, Georges Constantin, Pascal Dorival, Gérard Féran, responsable de Tribune Socialiste, Jean Lafrache, Daniel Lenegre, Alain Rannou, Henri Saigre, François Soulage et, pour la première fois, une femme, Irène Charamande, chargée justement du secteur « femmes ». Bernard Ravenel, chargé du secteur « éducation » est associé au bureau national.

En novembre 1973, Robert Chapuis succède à Michel Rocard comme secrétaire national.

Au sein de la Direction politique nationale, on trouve : Yvan Craipeau, Claude Boutet, Michel Destot, Pierre Brana, Tony Dreyfus, Jean-Pierre Madec, Serge Mallet, Jean-Pierre Mignard, Michel Mousel, Jean-Claude Petitdemange, Bernard Langlois, Alain Richard, Jean Verlhac...

- Congrès d'Amiens (décembre 1974)

Le congrès se tient peu de temps après le départ d'une bonne partie de la direction nationale du parti, derrière Michel Rocard, pour rejoindre le Parti socialiste.

Les instances nationales dont donc largement renouvelée.

Un bureau national de 20 membres est élu. On n'y retrouve que 3 membres sortants, André Barjonet, Christian Guerche et Bernard Ravenel, tous les autres étant des nouveaux : Huguette Bouchardeau, Jean-Claude Chamblain, François Desmoulins, Serge Depaquit, Pascal Gollet, Maguy Guillien, Victor Leduc, Hervé Letocqmin, Michel Mousel, Geneviève Petiot, Gilbert Pallier, Charles Piaget, Pierre Régnier, René Schulbaum, Alain Tlemcen, François Turquan et Lucien Varague.

Un secrétariat national de 5 membres (Barjonet, Gollet, Leduc, Mousel et Piaget) est élu.

Les membres de la Direction politique nationale se voient tous confier le suivi ou la responsabilité d'un secteur ou d'un type de dossier. Parmi ceux-ci, on trouve Jean Arthuys, Claude Bourdet, Yvan Craipeau...

- Congrès de Strasbourg (janvier 1977)

Le secrétariat national sortant est reconduit, à l'exception d'André Barjonet, remplacé par Geneviève Petiot.

Le bureau national compte 21 membres, dont 15 sortants : Huguette Bouchardeau, Christian Guerche, Bernard Ravenel, Jean-Claude Chamblain, Serge Depaquit, François Desmoulins, Pascal Gollet, Victor Leduc, Michel Mousel, Geneviève Petiot, Gilbert Pallier, Charles Piaget, Pierre Régnier, René Schulbaum et Lucien Varague. Entrent donc Gérard Akoun, Christian Berger, François Dalbert, Gilbert Hercet et Bernard Lechelon.

Au sein de la direction politique nationale, on trouve encore Claude Bourdet, Yvan Craipeau, Michel Fiant...

- Congrès de Saint-Étienne (janvier 1979)

La Direction politique nationale est composée en fonction du vote sur les deux textes généraux, mais aussi sur l'amendement au texte « majoritaire » présenté par les fédérations de l'Essonne et des Hauts-de-Seine, ainsi que de militants parisiens. Elle est composée de

Huguette Bouchardeau est élue secrétaire nationale. Elle est à la tête d'un bureau national de 14 membres, dont 7 sortants (Serge Depaquit, Victor Leduc, Michel Mousel, Gilbert Pallier, Geneviève Petiot, Bernard Ravenel et René Schulbaum) et 5 nouveaux (Jean-Marie Demaldent, Léo Goldberg, Hubert Jayet, qui est trésorier, Dominique Lambert et Robert Rival).

Plusieurs militants sont par ailleurs placés en responsabilités de secteurs, sans être membres de la direction, et notamment Claude Bourdet (relations internationales), Victor Fay ou Lucien Varague.

- Congrès de Nantes (décembre 1981)

Le congrès se tient après que le PSU a présenté la candidature d'Huguette Bouchardeau à l'élection présidentielle qui a vu le succès de François Mitterrand.

5 motions différentes se présentent pour l'élection de la Direction politique nationale, qui est ainsi composée de

Le bureau politique compte 17 membres, dont les 6 membres du secrétariat national (Huguette Bouchardeau, réélue secrétaire nationale, Serge Depaquit, Bernard Ravenel, Jacques Arnol, Jean-Jacques Mabila, Jacques Salvator), ainsi que Christian Caroz, Monique Gresset, Jacques Laïk, Dominique Lambert, Marie-Pascale Lauret, Victor Leduc, Jean-Pierre Malplat, Arnaud Massip, Marie Relandeau, Arthur Riedacker et M.Sonder).

- Congrès de Venissieux (juin 1983)

Le congrès se déroule à nouveau dans un climat de crise interne. Huguette Bouchardeau a rejoint en mars 1983 le gouvernement, contre l'avis du bureau politique.

La direction politique nationale compte 70 membres, dont :

Les courant 1 et 5 décident de ne pas participer au bureau politique, qui ne compte que 14 membres : Jacques Arnol, Jeannine Blaise, Serge Depaquit, Marie-Madeleine Dughera, Monique Gresset, Jean-François Laval, Jean-Pierre Malplat (courant 3), Bernard Chaouat, Dominique Ducrest, Arnaud Massip, Jacques Laïk, Jacques Salvator (courant 2), Jean-Claude Le Scornet et Laniq Le Disloquer (courant 4).

Serge Depaquit devient secrétaire national.

Nombre d'adhérents et origines géographiques

Lors de son congrès de fondation, le PSU aurait rassemblé jusqu'à 30 000 adhérents : 20 000 issus du PSA, 10 000 de l'UGS[12]. Quelques centaines de militants proviennent du groupe de Jean Poperen, Tribune du communisme. Mais selon Marc Heurgon, historien du parti après en avoir été un des dirigeants, il semble que le nombre de 20 000 membres au total soit plus proche de la réalité[13].

Le PSA et l’UGS sont implantés sur l’ensemble du territoire et cette composante se retrouve dans les origines géographiques des membres du Comité Politique National. Le PSU n’est donc pas, comme certains l’en ont accusé, une « chapelle parisienne ».

Dans son ouvrage, Histoire du PSU, Marc Heurgon dresse en effet une liste (non exhaustive) des départements dont la sensibilité globale était plutôt PSA ou plutôt UGS et ceux qu’il qualifie de « mixtes », c'est-à-dire que la volonté d’union y a été plus forte que la « marque d’origine » . Beaucoup d’entre eux sont représentés au CPN, ce qui donne une image du PSU à l’échelle nationale.

On peut en retenir quelques exemples :

  • pour les départements plutôt UGS, signalons la Moselle ou la Meurthe et Moselle (Henri Longeot), le Rhône (Georges Tamburini), l'Isère ( Marc Serratrice). On peut y rajouter la Loire Atlantique, les Deux Savoies, ainsi que le Doubs.
  • les anciens départements PSA se trouveraient plutôt en Bretagne dans les Côtes du Nord, le Finistère (François Tanguy-Prigent), dans les Ardennes également (Guy Desson). On pourrait aussi citer le Gard, le Gers ou l’Isère.
  • enfin, il y aurait des départements mixtes où les leaders locaux se sont impliqués en faveur de l’union et donc de l’efficacité, comme ce fut le cas en Haute Garonne grâce à l’action conjointe de Raymond Badiou (PSA) et d'Alexandre Montariol (UGS). La Corrèze, les Alpes Maritimes ou la Drôme étaient également sur cette même ligne.

Presse

Le PSU se dote d'une publication hebdomadaire : Tribune socialiste. Mais à cet organe officiel, s'ajoute de fait durant quelques années, un autre hebdomadaire, France Observateur[14], dont la direction et la rédaction comprennent plusieurs membres du PSU, et non des moindres : Gilles Martinet, ancien secrétaire général de l'UGS, plus tard journaliste à L'Observateur ; le chrétien de gauche Claude Bourdet, cofondateur ; Georges Suffert ; Serge Mallet ; Pierre Belleville ; et Pierre Naville[15].