Parti socialiste (France)

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Parti socialiste
Image illustrative de l'article Parti socialiste (France)
Logotype officiel.
Présentation
Direction collégiale 16 membres
Fondation 1905 : SFIO
1969 : PS
Siège 10, rue de Solférino
75007 Paris
Coordinateur et représentant légal [note 1] Rachid Temal
Secrétaire national à la coordination et aux études Guillaume Bachelay
Porte-parole Olivier Faure
Corinne Narassiguin [1]
Razzy Hammadi
Adhérents 120 000 revendiqués [2](au )
42 300 à jour de cotisation [3]
Mouvement de jeunesse Jeunes socialistes
Positionnement Gauche à centre gauche
Idéologie Socialisme démocratique [4]
Social-démocratie [4]
Social-écologie [5]
Affiliation européenne Parti socialiste européen
Affiliation internationale Internationale socialiste
Alliance progressiste
Couleurs Rose et rouge
Site web parti-socialiste.fr
Présidents de groupe
Assemblée nationale Olivier Faure ( NG)
Sénat Patrick Kanner ( SOC)
Parlement européen Gianni Pittella ( PSE)
Représentation
Députés
29 / 577
[note 2]
Sénateurs
78 / 348
Députés européens
10 / 74
Présidence de conseils départementaux
27 / 101
Présidence de conseils régionaux
5 / 17
Maires de communes de plus de 70 000 habitants
20 / 69
Conseillers municipaux
11 814 / 526 341

Le Parti socialiste (abrégé en PS) est un parti politique français de gauche et de centre gauche.

Le PS trouve son origine dans le courant de pensée du socialisme, il prend la suite de la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO), fondée en 1905 sous l'impulsion de Jean Jaurès et rebaptisée Nouveau Parti socialiste puis Parti socialiste en 1969. En 1971, au congrès d'Épinay, le PS s'élargit en intégrant d'autres forces politiques socialistes [6]. Il fonde alors son action politique sur l' union de la gauche et l'élaboration d'un programme commun de gouvernement avec le Parti communiste. Le PS désigne comme premier secrétaire François Mitterrand, qu'il soutient dans l'opposition de 1971 à 1981 puis lors de ses deux septennats présidentiels de 1981 à 1995. Il revient au pouvoir avec le gouvernement Jospin de 1997 à 2002.

De 2012 à 2017, François Hollande est président de la République et est, à ce jour, le dernier candidat du PS élu à cette fonction. Son mandat est marqué par l'apparition de «  frondeurs » en 2014, à l'instar du FG, qui, avec EÉLV, critiquent l'action du gouvernement alors que le PRG est son principal allié et fait partie de la majorité présidentielle rejoint par le en 2016.

Alors qu'il réalise un score historiquement bas à l' élection présidentielle de 2017, deux ministres ( Gérard Collomb et Jean-Yves Le Drian) sont issus de ses rangs dans le gouvernement Philippe, sous la présidence d'Emmanuel Macron.

Fondements idéologiques et philosophiques

Doctrine

La déclaration de principes est le texte qui fixe les valeurs fondamentales du PS. La première a été adoptée en 1905 par la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO). Elle déclarait dans son premier article [7] :

« Le Parti socialiste est un parti de classe qui a pour but de socialiser les moyens de production et d'échange, c'est-à-dire de transformer la société capitaliste en une société collectiviste ou communiste, et pour moyen l'organisation économique et politique du prolétariat. Par son but, par son idéal, par les moyens qu'il emploie, le parti socialiste, tout en poursuivant la réalisation des réformes immédiates revendiquées par la classe ouvrière, n'est pas un parti de réforme, mais un parti de lutte des classes et de révolution. »

La déclaration de principe de 1946 réaffirme le caractère révolutionnaire du parti et reste fidèle au marxisme sur un grand nombre de points : « Le caractère distinctif du Parti socialiste est de faire dépendre la libération humaine de l'abolition du régime de la propriété capitaliste qui a divisé la société en classes nécessairement antagonistes, et créé pour l'une la faculté de jouir de la propriété sans travail, pour l'autre l'obligation de vendre son travail, et d'abandonner une part de son produit aux détenteurs du capital. » [8].

Une nouvelle déclaration de principe est adoptée en 1969, au moment du regroupement de la « gauche non communiste » et de la création du Parti socialiste moderne. Elle insiste sur le caractère « révolutionnaire » du parti : « L'utilisation des réformes implique que l'on ait conscience de leur valeur et de leurs limites. Le Parti socialiste sait toute la valeur des réformes qui ont déjà atténué la peine des hommes et, pour beaucoup d'entre eux, accru leurs capacités révolutionnaires. Mais il tient également à mettre en garde les travailleurs, la transformation socialiste ne peut pas être le produit naturel et la somme de réformes corrigeant les effets du capitalisme. Il ne s'agit pas d'aménager un système, mais de lui en substituer un autre. » [9].

La quatrième déclaration de principe est adoptée en 1990. Elle fait suite à l'exercice du pouvoir par le PS, qui a alors été confronté aux réalités de la mondialisation capitaliste. La déclaration prône « une société d'économie mixte qui, sans méconnaître les règles du marché, fournisse à la puissance publique et aux acteurs sociaux les moyens de réaliser des objectifs conformes à l'intérêt général. » [10].

Enfin, la version actuelle a été adoptée . Elle affirme dans son article premier [11] :

« Être socialiste, c'est ne pas se satisfaire du monde tel qu'il est, c'est vouloir changer la société. L'idée socialiste relève, à la fois, d'une révolte contre les injustices et du combat pour une vie meilleure. Le but de l'action socialiste est l'émancipation complète de la personne humaine. »

Cette version marque un changement par rapport aux précédentes. Elle ne fait plus référence aux «  oppositions des classes » [10], parle pour la première fois de la création de richesse, prône une « économie de marché régulée » et « un secteur privé dynamique » [12]. Pour François Bilger cette évolution met fin à une « exception française » : en effet, d'après lui, le PS était le seul grand parti de tendance socialiste ou social-démocrate en Europe à ne pas s'être rallié officiellement à l'économie de marché [13]. La déclaration conserve néanmoins « une critique historique du capitalisme créateur d'inégalités, facteur de crises, et de dégradations des équilibres écologiques » [11].

Selon cette déclaration, la principale idéologie du parti est le socialisme démocratique. Les socialistes se réclament de la tradition de l' humanisme, de la philosophie des Lumières et des valeurs proclamées par la Révolution française. Ils placent l'égalité, le développement durable, le progrès et la démocratie en tête des finalités d'un PS qui se définit comme républicain, laïque, réformiste, féministe, humaniste et décentralisateur [11].

En 2017, le chercheur Thibaut Rioufreyt qualifie la doctrine officielle du PS de « chimérique », et ce « dans un double sens » : d'une part parce qu'elle « ne renvoie à rien de réel » et d'autre part « parce [qu'elle] juxtapose des éléments hétérogènes : un peu de nationalisations pour les uns, un peu de référence à la social-démocratie scandinave pour les autres… Le résultat est schizophrène, avec des contradictions jamais réglées. Il ne s’agit pas vraiment de synthèse, mais d’éclectisme » [14].

Courants

Historiquement, la SFIO puis le PS ont toujours hébergé des sensibilités différentes du socialisme français. Aujourd'hui, on identifie une « aile droite », dite sociale-libérale, représentée notamment par Manuel Valls [15] ou Gérard Collomb [16], et une « gauche du PS » menée par Benoît Hamon et Emmanuel Maurel [17].

En continuité avec les courants, à l'Assemblée nationale, des députés socialistes, dits «  frondeurs » s'opposent à la ligne économique de François Hollande et du gouvernement de Manuel Valls.

Les courants se structurent autour des motions, c'est-à-dire des textes d'orientation rédigés à chaque congrès et soumis au vote des adhérents [18]. Lors du Congrès de Poitiers, les courants sont :

Other Languages
Bahasa Indonesia: Partai Sosialis (Perancis)
norsk nynorsk: Parti socialiste
srpskohrvatski / српскохрватски: Socijalistička partija (Francuska)
Simple English: Socialist Party (France)
татарча/tatarça: Sotsialistik firqä (Frantsiä)