Paris-Gare-de-Lyon

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Paris-Gare-de-Lyon
image illustrative de l’article Paris-Gare-de-Lyon
La façade principale et la tour de l'horloge.
Localisation
PaysFrance
CommuneParis
Arrondissement12e
AdressePlace Louis-Armand
75571 Paris Cedex 12
Coordonnées géographiques48° 50′ 41″ nord, 2° 22′ 25″ est
Gestion et exploitation
PropriétaireSurface : SNCF
(RER)(D) : SNCF
(RER)(A) : RATP
ExploitantSurface : SNCF
(RER)(D) : SNCF
(RER)(A) : RATP
ServicesTGV Lyria
TGV
Thello
TER Bourgogne-Franche-Comté
(RER)(A)(D)
TransilienLigne R du Transilien
Caractéristiques
Ligne(s)Paris-Lyon à Marseille-Saint-Charles
Paris-Nord à Paris-Gare-de-Lyon (RER D)
RER A
VoiesSurface : 22
(RER)(D) : 4
(RER)(A) : 2
QuaisSurface : 13
(RER)(D) : 2
(RER)(A) : 1
Transit annuel137,6 millions de voyageurs (2016), dont :
• grandes lignes et RER D : 100,4 ;
• RER A (RATP) : 37,2.
Zone1 (tarification Île-de-France)
Altitude39 m
Historique
Mise en service
ArchitecteMarius Toudoire
ProtectionLogo monument historique Classé MH (1972, buffet Le Train bleu)
 Inscrit MH (1984, façades et toitures)
Correspondances
Métro(M)(1)(14)
Bus RATP(BUS) RATP 20 24 29 57

61 63 65 87 91

Le Bus Direct(BUS) Le Bus Direct 4
Noctilien(N) N01 N02 N11 N16

N31 N32 N33 N34 N35

N130 N131 N132 N134

Géolocalisation sur la carte : France

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Paris-Gare-de-Lyon

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Géolocalisation sur la carte : 12e arrondissement de Paris

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(Voir situation sur carte : Paris)
Paris-Gare-de-Lyon

Paris-Gare-de-Lyon est l'une des sept gares terminus du réseau de la SNCF à Paris. C'est aussi une gare du réseau RER d'Île-de-France. Souvent appelée simplement gare de Lyon[1], elle est située dans le 12e arrondissement, principalement dans le quartier des Quinze-Vingts, le sud-est des voies et des quais étant situé dans le quartier de Bercy[2]. C'est la troisième gare de Paris par son trafic (environ 83 millions de voyageurs en 2002[3]), et la deuxième en termes de trains de grandes lignes (31,8 millions, TGV inclus, derrière la gare du Nord)[4].

C'est une gare de grandes lignes assurant la desserte d'un grand quart Sud-Est de la France et des régions intermédiaires, en particulier des villes de Belfort et Montbéliard (par l'intermédiaire de la gare de Belfort - Montbéliard TGV), Besançon, Mulhouse, Dijon, Lyon, Saint-Étienne, Grenoble, Valence, Annecy, Chambéry, Modane, Bourg-Saint-Maurice, Saint-Gervais-les-Bains, Évian-les-Bains, Avignon, Marseille, Toulon, Nice, Montpellier et Perpignan, ainsi qu'une gare internationale assurant des liaisons avec Genève, Lausanne, Neuchâtel, Berne, Bâle et Zurich en Suisse, avec Turin, Milan, Venise en Italie, avec Fribourg-en-Brisgau en Allemagne, et, depuis le , avec Barcelone en Espagne.

La gare de Lyon est la tête de ligne des TGV à destination du Sud-Est de la France, en particulier l'ancienne région Rhône-Alpes et la façade méditerranéenne, ainsi que des régions intermédiaires et des pays voisins de ces régions. C'est aussi une gare du réseau Transilien réalisant la desserte du Sud-Est de la région parisienne avec la ligne R du Transilien (lignes Paris-Montereau via Héricy, Paris-Montereau via Fontainebleau et Moret et enfin Paris-Montargis).

Une gare souterraine, commune à la RATP et à la SNCF, est aménagée sous la rue de Bercy. Elle fait partie des lignes A et D du RER et offre une correspondance avec les lignes 1 et 14 du métro.

L'entrée principale, sur la place Louis-Armand, donne sur la rue de Lyon, qui conduit vers la place de la Bastille, et sur le boulevard Diderot.

Cette gare se distingue par son beffroi, tour carrée haute de 67 mètres et portant des cadrans d'horloge sur ses quatre faces.

Histoire

La gare de 1847

L'embarcadère de Lyon (I) fonctionne depuis 1847. Il est ouvert officiellement au public le 12 août 1849 sous le nom d'« Embarcadère de chemin de fer de Paris à Montereau ». Conçu par l’architecte François-Alexis Cendrier, ce n'est qu'un bâtiment de planches en attendant les arbitrages entre l'État français et la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM), première du nom. La compagnie du PLM était peu flattée d'arriver face à la maison d'arrêt de la Nouvelle Force dite « prison Mazas ». Elle espérait pouvoir aller jusqu'à la place de la Bastille. Le tracé a été utilisé pour la création de la rue de Lyon. Avec l'augmentation du trafic ferroviaire et la montée en puissance du PLM, cet embarcadère s'est agrandi à maintes reprises[5],[6].

La gare de 1855

L'embarcadère devenant inadapté à l'accroissement du trafic, la gare de Lyon (II) fut construite sur des plans de François-Alexis Cendrier en 1855 comme terminus des lignes de la compagnie du chemin de fer de Paris à Lyon (PL) deuxième du nom. Cette gare est édifiée sur une levée de terre de 6 à 8 mètres destinée à la protéger des crues de la Seine. Elle ne comporte que cinq voies couvertes d'une grande halle de 220 mètres et large de 42. Un portique, enjambant l'entrée de la cour de l'Arrivée, à droite, reliait la gare proprement dite à un bâtiment d'administration centrale sur le côté, le Bâtiment X donnant sur le boulevard Mazas. Cette gare est détruite partiellement par un incendie lors de la Commune de Paris en 1871 et reconstruite à l'identique[6].

La gare de 1900

La gare de Lyon vers 1910.

En 1900, les voyageurs visitant l’Exposition universelle de Paris arrivent dans une nouvelle gare de Lyon (III) à 13 voies, dessinée par l'architecte toulonnais Marius Toudoire et possédant une grande fresque du peintre marseillais Jean-Baptiste Olive[7] représentant certaines des villes desservies à partir de la gare. Elle est inaugurée le , par Émile Loubet, Président de la République.

Elle dispose désormais d'une façade sur la place Diderot (actuelle place Louis-Armand) et d'une tour horloge haute de 67 mètres, recouverte d'un dôme en zinc. Chaque face du fût, de section carrée, est large de 8,5 mètres ; le cube de l'horloge mesure 10 mètres de côté. On monte au sommet par un escalier de 400 marches. L'horloge monumentale est de Paul Garnier avec quatre cadrans de 6,4 mètres de diamètre et une surface de 140 m2 de vitraux. Les chiffres romains en laiton, sont peints à la main et mesurent un mètre de haut. Les aiguilles sont en aluminium ; la grande pèse 38 kg et mesure quatre mètres tandis que la petite pèse 26 kg et mesure 2,8 mètres. Les cadrans furent éclairés depuis l'intérieur par 250 becs à pétrole, jusqu'en 1929. Ils furent remplacés par un éclairage électrique, modernisé en 2005 par l'entreprise Bodet[8].

La tour-horloge

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Arrêtée à la suite de la tempête du , cette horloge a été remise en marche le (avec son mécanisme d'origine, modernisé par un système de motorisation et de synchronisation sur le signal horaire transmis par l'émetteur d'Allouis de France Inter en grandes ondes). Cette tour horloge fut donc restaurée par deux fois : en 1948, puis en 2005[9].

Les voyageurs de 1900 découvrent aussi la première ligne du métro parisien, qui dessert la gare.

Les 13 voies de la gare mises en service en 1900 correspondaient aux actuelles voies « à lettre ». Les voies « à chiffre », situées au bout de la salle des billets, sont rajoutées ultérieurement, et ne servaient à l'origine qu'aux trains au départ de la gare de Lyon.

Évolution de la gare depuis 1960

Le bâtiment évolue peu jusqu'aux années 1960, décennie au cours de laquelle est construite la ligne A du nouveau réseau express régional d'Île-de-France. La façade côté rue de Bercy et la halle Bercy sont détruites ; une gare de banlieue (aujourd'hui gare du RER D) et, en dessous, la gare du RER A (inaugurée en ) sont creusées.

Vue panoramique du hall principal sous sa verrière, avec des TGV à quai.

En 1981, cinq nouvelles voies pour le TGV impliquèrent des installations spéciales.

L'ensemble des façades et toitures du bâtiment principal ainsi que la salle des fresques font l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [10].

Le , un grave accident ferroviaire, dans la gare souterraine de banlieue, fait 56 morts et 55 blessés.

Les derniers travaux amènent la ligne 14, à conduite automatique, sous la rue de Bercy, au pied de la maison de la RATP. Cette ligne, ouverte en 1998, permet depuis 2003 un transit rapide entre la gare de Lyon et la gare Saint-Lazare.

Depuis , de nouveaux travaux d'agrandissement sont en cours de réalisation. Ceux-ci consistent à dégager les espaces afin de mieux accueillir les 90 millions de passagers annuels, et surtout de faire face à l'augmentation du nombre de voyageurs d'ici 2020. La SNCF prévoit en effet une augmentation de 30 % du nombre de voyageurs d'ici là, en particulier à la suite de la mise en service, à la fin de 2011, de la LGV Rhin-Rhône, qui amènera en gare quinze TGV quotidiens supplémentaires[11].

La création d'une nouvelle verrière de plus de 4 400 m2 est également prévue, afin d'abriter commerces et services. Ces adaptations devraient permettre d'accueillir quarante-cinq millions de voyageurs annuels à cet horizon, soit dix millions de plus qu'en 2010[12]. Ces travaux ont pour conséquence le report des trains Téoz de la ligne Paris - Clermont-Ferrand en gare de Bercy jusqu'en , et la mise en place d'un filtrage d'accès pour la partie est des quais grandes lignes (voies numérotées) jusqu'en , afin de mieux gérer les flux[13],[14].

Depuis le dimanche , tous les TGV Lyria, qui relient Paris à la Suisse (dont une partie via le sud de l'Alsace), partent de la gare de Lyon et non plus de la gare de l'Est.

Pendant le week-end des 18 et , la gestion des circulations de la gare, ainsi que celle de Paris-Bercy, bascule de deux postes d'aiguillages électromécaniques vers un poste d'aiguillage informatique, télécommandé par une « tour de contrôle ferroviaire » située à Vigneux-sur-Seine[15],[16]. Durant cette opération de basculement, aucun train ne dessert ni Paris-Bercy ni Paris-Gare-de-Lyon. Les trains sont donc supprimés, ou dirigés vers d'autres gares parisiennes et franciliennes (à l'exception de ceux du RER A)[15].

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