Paléolithique du Japon

Herminettes au tranchant poli, site de Hinatabayashi B , Shinanomachi, Nagano, 35-32 000 ans BP, début du paléolithique supérieur [1]. Musée National de Tōkyō (TNM)
Lames d'obsidienne (microlithes). Site: Shirohebiyama-Iwakage à Imari, Saga. 13 000- 12 000 BP, début de la période Jōmon

Le Paléolithique du Japon, aussi nommé parfois « pré-céramique » (旧石器時代 kyūsekki-jidai), est la période qui débute entre - 40 000 ans et - 30 000 ans BP, correspondant à la datation par le carbone 14 des premiers objets lithiques retrouvés, et s'achève entre - 17 000 ans et - 14 000 ans BP à la fin de la dernière période glaciaire, laissant la place à la période Jōmon avec les premières céramiques au Japon. Période considérée comme relevant du Mésolithique.

Une partie de cette période du paléolithique final, parfois nommée Épipaléolithique, peut être assimilée dans la période Jōmon initial et alors nommée Proto-Jōmon.

Histoire de la recherche sur le Paléolithique japonais

Le « Pré-céramique » japonais, depuis 1962. Il y avait deux cultures paléolithiques sur le site d' Iwajuku [2], le premier site Paléolithique découvert au Japon, en 1949. Parmi les outils du niveau le plus ancien, les fouilleurs ont trouvé deux outils de type « hache » qui semblaient aussi avoir un tranchant affuté par frottement ou usé. Bien que le fouilleur, Chosuke Sezawa, ait hésité à porter un jugement sur le caractère du tranchant, Sugao Yamanouchi [N 1] jugea qu'il était le résultat d'un affutage intentionnel. Et, en prenant en compte des outils semblables en provenance d'autres sites, il conçu la théorie selon laquelle la période « Pré-céramique » du Japon n'était pas équivalente au Paléolithique en Europe et ailleurs, avec l'argumentation suivante : qu'il s'agissait d'un Néolithique (en suivant la définition ancienne des types d'outils) sans céramique [3]. Cette idée et le fait qu'il était difficile de dater le début de la période Jomon et de ses poteries, tout cela a généré une violente controverse sur la position du Japon dans le contexte de la préhistoire mondiale.

Dans les années 1970, avec des fouilles à grande échelle, on a découvert de nombreux outils de type « hache » à tranchant affuté, aux niveaux les plus bas, 30 000 - 25 000 BP, et ils étaient souvent accompagnés par la pierre à affuter. Leur nombre baissait dans les phases post-AT (après l'éruption de la caldeira d'Aira, 21 000-22 000 BP) dans le contexte de la culture du loch de Tachikawa et ses équivalents, mais vers 13 000 BP de nombreuses et grandes haches à un seul tranchant, ou gouge [4] apparaissaient de nouveau dans le contexte de la culture de Mikoshiba-Chojakubo, qui faisait figure de phase ultime du « Pré-céramique » ou du Paléolithique japonais [5].

On a remarqué ultérieurement que la période ancienne de ces outils affutés par frottement, soit 30 000-22 000 BP, correspond à une période relativement moins froide [6] et que la teinte noirâtre de la couche dans laquelle ils ont été déposés correspondrait à un apport d'humus conséquent, lié à la forte végétation de l'époque, dans la région de Kantō. La corrélation entre les périodes de poussée végétale et l'abondance de ces haches semble ainsi se confirmer.

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