Oran

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne la ville portuaire du nord-ouest de l'Algérie. Pour les autres significations, voir Oran (homonymie).
Oran - وهران - ⵡⴰⵀⵔⴻⵏ
Oran
En haut, les deux Lions de l'Atlas de l'hôtel de ville (Auguste Cain, 1889), au centre, obélisque de la place du 1er-Novembre (Jules Dalou, 1898), fort et chapelle de fort de Santa Cruz (XVIe siècle), mosquée du Bey Othmane (1792), en bas, vue générale
Blason de Oran  -  وهران  -  ⵡⴰⵀⵔⴻⵏ
Noms
Nom arabe
Nom berbèreⵡⴰⵀⵔⴻⵏ
Administration
PaysDrapeau de l'Algérie Algérie
RégionOranie
WilayaOran
DaïraOran
Président de l'APCBoukhatem Noureddine
2012-2017
Code postal31000
Code ONS3101
Indicatif041
Démographie
GentiléOranais
Population609 940 hab. (2008[1])
Densité9 530 hab./km2
Population de l'agglomération1 000 000 hab.
Géographie
Coordonnées35° 42′ 10″ nord, 0° 38′ 57″ ouest
AltitudeMin. 0 m
Max. 580 m
Superficie64 km2
Divers
Budget4,8 milliards de DA en 2008[c 1]
Localisation
Localisation de Oran  -  وهران  -  ⵡⴰⵀⵔⴻⵏ
Localisation de la commune dans la wilaya d'Oran.

Géolocalisation sur la carte : Algérie

Voir la carte administrative d'Algérie
City locator 14.svg
Oran - وهران - ⵡⴰⵀⵔⴻⵏ

Géolocalisation sur la carte : Algérie

Voir la carte topographique d'Algérie
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Oran - وهران - ⵡⴰⵀⵔⴻⵏ
Liens
Site de la communehttp://www.wilayaoran.org

Oran (en arabe: وهران, Wahrān; en berbère: ⵡⴰⵀⵔⴻⵏ, prononcé localement [wɑhren], surnommée « la radieuse » (en arabe : الباهية, el-Bāhia), est la deuxième plus grande ville d’Algérie[2] et une des plus importantes villes du Maghreb. C'est une ville portuaire de la mer Méditerranée, située au nord-ouest de l'Algérie, à 432 km de la capitale Alger, et le chef-lieu de la wilaya du même nom, en bordure du golfe d'Oran.

La ville est située au fond d'une baie ouverte au nord et dominée directement à l'ouest par la montagne de l'Aïdour (ou Murdjajo), d'une hauteur de 580 mètres, ainsi que par le plateau de Moulay Abdelkader al-Jilani. L'agglomération s'étend de part et d'autre du ravin de l'oued Rhi, maintenant couvert.

Fondée en 902 par les Andalous, Oran connaît une succession de dynasties arabo-berbères. Occupée par les Espagnols en 1509, elle est définitivement reconquise en 1792 par le bey Mohamed El Kebir et devient le siège du beylik de l'Ouest. Pendant la colonisation française, elle connaît un développement rapide, et devient la deuxième ville d'Algérie. Après l'indépendance, elle demeure la capitale économique de l'Ouest du pays et le principal centre financier, commercial et industriel[3].

En 2008, la commune comptait 609 940 habitants[1], alors que la population de l'agglomération oranaise était d'environ 1 000 000 habitants[4].

Géographie

Situation

Oran se trouve au bord de la rive sud du bassin méditerranéen ; elle se situe au nord-ouest de l'Algérie, à 432 km à l'ouest de la capitale Alger. La ville s'élève au fond d'une baie ouverte au nord sur le golfe d'Oran ; elle est dominée à l'ouest par la montagne de l'Aïdour (429 m d'altitude) qui la sépare de la commune de Mers-el-Kébir. Au sud, elle est bordée par les communes d'Es Senia, par le plateau de Moulay Abdelkader al-Jilani (Moul el Meida), et, au sud-ouest, par une grande sebkha. La ville de Bir El Djir constitue sa banlieue est.

Oran, l'Aïdour, le port.
Oran et sa région en 1942.

Climat

Article détaillé : climat méditerranéen.

Oran bénéficie d'un climat méditerranéen[5] classique marqué par une sécheresse estivale, des hivers doux, un ciel lumineux et dégagé[6]. Pendant les mois d'été, les précipitations deviennent rares voire inexistantes, et le ciel est lumineux et dégagé. L'anticyclone subtropical recouvre la région oranaise pendant près de quatre mois. En revanche la région est bien arrosée pendant l'hiver. Les faibles précipitations (420 mm de pluie) et leur fréquence (72,9 jours par an) sont aussi caractéristiques de ce climat.

Données climatiques à Oran.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 5 7 8 10 13 17 19 20 17 13 9 7 12
Température moyenne (°C) 10 12 13 15 18 21 24 25 23 18 15 12 17
Température maximale moyenne (°C) 15 16 18 20 22 26 29 30 28 23 20 16 22
Précipitations (mm) 60 50 50 30 20 0 0 0 10 30 60 70 420
Source : Weatherbase, statistiques sur 21 ans[7].
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
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30
 
 
 
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9
60
 
 
 
16
7
70
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

Hydrographie

La question de l'approvisionnement en eau a toujours joué un rôle capital car les eaux dont la ville dispose ont toujours été de quantité insuffisante, et sont souvent très chargées de sel[8]. En raison du faible taux de précipitations, les ressources souterraines n'offrent pas à la ville un moyen d'approvisionnement suffisant. En 2002, la wilaya d'Oran est parmi celles d'Algérie qui comptent le moins de forages. Seuls 18 forages en exploitation sont inventoriés[9].

Oran est alimentée en eau par plusieurs barrages notamment ceux du bassin hydrographique de l'Oued Tafna, situé à environ 80 km à l'ouest de la ville[10] et sur le fleuve Cheliff à environ 200 km à l'est de la ville. Ce nouvel ouvrage, entré en fonctionnement en 2009, doit fournir annuellement 110 millions de m3 d'eau pour la wilaya d'Oran[11].

La wilaya d'Oran est également équipée de plusieurs usines de dessalement et prévoit la construction d'une unité à Magtaa d'une capacité de 500 000 m3/jour[12],[13].

La grande Sebkha au sud d'Oran, dans le bassin hydrographique d'Oranie Chott Chergui, est soumise à la Convention relative aux zones humides d'importance internationale particulièrement comme habitats des oiseaux d'eau[14].Elle est alimentée par un réseau hydrographique complexe venant du Murdjajo au nord et du Tessala au sud. Ce réseau hydrographique fait l'objet de tractations entre les partisans du développement des riches plaines agricoles environnantes d'une part et les défenseurs de l'écosystème d'autre part. La partie septentrionale de la Sebkha a tiré profit de l’expansion et du développement de la ville d’Oran et de son activité industrielle. Celle-ci est maintenant la source d'une pollution importante qui accentue la salinisation de la Sebkha. La partie méridionale est au contraire faiblement exploitée et les infrastructures y sont peu développées.

Le manque d'informations et d'études sur les eaux souterraines et de surface de ce lac ont poussé le Ministère des Ressources en Eau à commander en 2002 une étude globale autour de ce thème[15].

Faune et flore

Les flamants roses affectionnent particulièrement la Sebkha d'Oran.

La ville d'Oran ne recèle aucune zone d'intérêt écologique particulier. À ses abords immédiats, l'Aïdour et la grande Sebkha présentent une faune et une flore méditerranéennes caractéristiques.

Les flancs de l'Aïdour sont plantés en pin d'Alep sur une surface de 668 hectares. On y rencontre également des figuiers de Barbarie et des agaves notamment aux abords immédiats du fort de Santa Cruz.

La grande Sebkha est constituée d'une fine pellicule d'eau salée dépourvue de végétation. Cependant, aux environs immédiats de la Sebkha se développe une végétation adaptée au climat sec et à la terre salée de la zone. On y trouve des suæda maritimes, des juncus et de petites touffes de Chamærops humilis. Quelques rares tamaris poussent sur la rive.

Dans la région oranaise, la Sebkha semble être le lieu privilégié des espèces migratrices venant de Gibraltar à l'Ouest. C'est notamment le cas des limicoles, des grues et des flamants roses qui affectionnent particulièrement les zones humides et de très faible profondeur. La présence de flamants roses et de tadornes de Belon est particulièrement développée sur la Sebkha[16].

Topographie

La carte d'Oran en 1942 et ses relevés topographiques

Latitude/35° 42′ 10″ N, 0° 38′ 57″ O

Altitude moyenne : environ 60 m.

La ville originelle s'est installée de part et d'autre du ravin de l'oued Rhi, maintenant couvert, au pied de l'Aïdour (autrement nommé Murdjajo), et sur une surface d'environ 75 km2[17]. En fait, cinq ravins sillonnent souterrainement la ville du sud vers le nord. Ce sont, de l'ouest vers l'est[18] :

  • Le ravin de Raz el-Aïn (ou oued er-Rhi déjà cité[19]), situé au pied de l'Aidour / Murdjajo,
  • Le ravin de l’Oued Rouina, situé immédiatement à l'ouest de l'actuel lycée Pasteur (ex Lamoricière),
  • Le ravin de la Mina, dont l'embouchure se situe au croisement de la rue Sahraoui Meknous et du Front de Mer,
  • Le ravin de la Cressonnière, dont le bas est au croisement de l'actuelle rue Boussi Djilali (ex rue Monge) et du Front de Mer,
  • Le ravin Blanc, dont le bas, situé à l'extrémité est du port d'Oran, est enjambé par le pont Zabana.

L'altitude de la ville augmente de manière importante une fois passée la zone portuaire. Le front de mer est construit 40 m au-dessus des flots, les falaises de Gambetta culminent à plus de 50 m. La ville monte en pente douce. Elle atteint 70 m sur le plateau de Kargentah, puis 90 m dans la proche banlieue de Es Senia[20].

La ville est essentiellement construite sur un plateau calcaire situé au pied du Murdjajo ; ce dernier ainsi que ses abords sont faits d'une couche marno-diatomitique recouverte d'une complexe carboné[21].

Variations d’altitude
Lieu dans la ville Altitude
Port m[20]
Falaises 50 m[20]
Kargentah 70 m[20]
Es Senia 90 m[22]
Sebkha 110 m[23]
Aïdour 429,3 m[20]

Transports

Local

Tramway dans le centre-ville

La ville disposait de moyens de transport limités, qui ne couvraient pas suffisamment les zones suburbaines. L'Entreprise de transport d'Oran (ETO) avait acquis de nouveaux bus pour couvrir 70 % de la demande, mais cela restait insuffisant au regard du nombre d'usagers et notamment d'étudiants qui fréquentent les deux grandes universités de la ville. Cette situation a évolué avec la mise en œuvre du tramway d'Oran. La ligne comporte 31 stations réparties sur 18,7 kilomètres. Ses terminus sont Es-Sénia au Sud, et Sidi Maarouf à l'Est, et la ligne dessert le centre-ville (place du 1er novembre). L'inauguration prévue en 2009 a dû être retardée. Elle a eu lieu le 1er mai 2013[24].

Une ligne de métro serait projetée pour 2021 (voir métro d'Oran)[25].

National et international

Les deux principaux moyens de transports pour rejoindre Oran sont l'avion et le bateau. L'aéroport international Ahmed Ben Bella est à 12 km du centre-ville. Des ferries assurent des liaisons depuis le port d'Oran vers les villes européennes de Marseille, Sète, Alicante et Almería via la compagnie nationale Algérie Ferries et la Corsica Linea.

Gare ferroviaire d'Oran

Bien que reliée au réseau marocain, la gare ferroviaire ne dessert que des villes algériennes notamment Alger et Tlemcen. La frontière terrestre algéro-marocaine est actuellement fermée.

En 2010 a été inauguré la plus longue ligne ferroviaire d'Algérie, Oran-Béchar, qui s'étend sur 700 km[26]. Le tronçon Tabia-Béchar a été construit et raccordé au tronçon déjà existant, celui de Oran-Tabia. Avec une vitesse de 160 km/h, ce train permettra un désenclavement des populations de l'Ouest algérien et surtout du Sud-ouest algérien.

Routes

La commune d'Oran est desservie par plusieurs routes nationales:

Géographie administrative

Arrondissements et quartiers

Vue générale d'Oran : La chapelle de Santa Cruz, la statue de la Vierge Notre-Dame du Salut et le port
Article détaillé : quartiers d'Oran.

Oran est divisée en douze arrondissements également appelés « secteurs urbains ». Chaque arrondissement ou secteur a sa propre antenne communale, administrée par un délégué communal élu qui gère les affaires administratives, techniques, politiques et sociales.

Le quartier historique par excellence est Sidi El Houari que l'on appelle aussi « les bas quartiers ». Il est considéré comme « le vieil Oran » et recèle à ce jour l'empreinte des diverses occupations qu'a connues la ville : espagnole, ottomane et française.

Arrondissements d'Oran

Les quartiers et arrondissements d'Oran.
Anciennes et nouvelles appellations des arrondissements d’Oran
Arrondissement Ancienne appellation Nouvelle appellation
1    Lamur El-Hamri
2    La Marine Hai Imam El-Houari
3    Protin Es-Saada
4    Saint-Eugène, Delmonte, Les Castors, Petit Lac Al-Maqarri
5    Medioni, Lyautey, Lamur, Saint-Hubert El-Hamri
6    Boulanger, Choupot, Magnan, Sananès El-Badr
7    Carteaux, Point du Jour, Gambetta, Falaises Es-Seddikia
8    Canastel El-Menzeh
9    Miramar, Bel Air, Saint-Pierre El-Emir
10    Maraval, Cuvelier, les Palmiers El-Othmania
11    Cité Petit, Planteurs Bouamama
12    Eckmühl, Saint-Antoine. Muhieddine
  • Les anciennes appellations sont les plus utilisées par les Oranais.

Arrondissement historique

L'arrondissement de Sidi El Houari est le centre historique de la ville. Il se situe au nord ouest de la ville, le long du Ras el Aïn, sur les flanc du Murdjadjo et donne sur la Méditerranée. Il porte les traces du passage de plusieurs civilisations : espagnole, turque et française. On y trouve des fortifications espagnoles du XVIe siècle, la mosquée du Pacha du XVIIIe siècle, Cadi Boulahbal, saint patron de la ville, y est enterré dans un mausolée (Goubba) édifié en 1793 par le Bey ottoman « le borgne » qui y a également fait construire son palais. Enfin, on peut y voir l'ancienne préfecture française du XIXe siècle boulevard Stalingrad.

Quartier La Calère Basse et La Calère Haute en Espagnol (La Calaira) arrondissements de Sidi El Houari qui est située au pied du Djebel Murdjajo. Ce quartier construit par les Espagnols était un ancien quartier de pêcheurs au centre historique et patrimonial d’Oran détruit en 1980. L’historique d’Oran fait de La Calère le premier quartier d’El Bahia.

Communes périphériques

Article détaillé : Wilaya d'Oran.

La Wilaya d'Oran porte le numéro 31. Elle compte 25 communes périphériques à Oran qui en regroupent plus de la moitié de la population. Oran est la deuxième ville d'Algérie, mais la plus grande commune pour ce qui est de la population.

Oran capitale économique de l’Oranie.

Agglomération oranaise

La métropole oranaise comporte plusieurs communes, dont deux, agglomérées à la ville.

Bir el-Djir constitue la principale ville dans la banlieue immédiate à l'est d’Oran hors des arrondissements. Baptisée Arcole à l'époque coloniale, la commune est située à 8 kilomètres du centre-ville. C'est une ville restée essentiellement agricole jusqu'à la fin des années 1980. Elle accueille aujourd'hui une population de 118 000 habitants, et devient un pôle majeur de l’agglomération oranaise. Elle abrite plusieurs sièges d’entreprises à l'architecture moderniste comme les bâtiments de Sonatrach, le nouvel établissement hospitalier universitaire « 1er novembre 1954 », le Palais des Congrès, des instituts d'enseignement supérieur et la Cour de Justice. Un stade olympique de 40 000 places est en cours de construction pour abriter les jeux méditerranéens 2021[27], son inauguration est prévue pour l'année 2016, ainsi que le village olympique pour l'année 2017. Bir el Djir comporte également une technopôle, où se trouvent notamment le nouveau siège du Centre national de recherche en anthropologie sociale et culturelle (CRASC)[28] d'architecture andalouse, ainsi que le siège du Centre de développement des satellites (CDS) qui dépend de l'Agence spatiale algérienne[29].

La ville d'Es Senia est également limitrophe d'Oran. Connue sous le nom de La Sénia à l'époque coloniale, elle est située au sud, à 7 kilomètres du centre-ville. Elle abrite l’aéroport international, des zones industrielles ainsi que plusieurs instituts universitaires et centres de recherche comme le Centre d'études maghrébines en Algérie (CEMA)[30]. Elle sera le terminus du Tramway d'Oran.

Officiellement, le développement de l’agglomération oranaise, ou « Grand Oran » (ou encore Groupement Urbain d'Oran - G.U.O[31]), est défini par un plan directeur d’aménagement et d’urbanisme délimité en 1998. Son périmètre est constitué dans les quatre communes d'Oran, Bir el Djir, Es Senia et Sidi Chami[4].

D'autres communes plus éloignées font partie de l'aire d'attraction de la ville, sans toutefois faire partie de l'agglomération. C'est notamment le cas de Aïn-el-Turk et de Mers el-Kébir. La première ville se situe au nord-ouest d’Oran à 15 km du centre d'Oran. Il s'agit d'une station balnéaire qui comprend plusieurs édifices hôteliers et complexes touristiques. Le paysage de cette commune change grâce aux nombreux projets entrepris : réseau autoroutier, stations balnéaires, hôpitaux, etc. À 8 km de cette commune se trouve la station balnéaire des Andalouses.

La commune de Mers el-Kébir se situe au nord-ouest d’Oran à quelque 7 kilomètres du centre-ville. C'est le siège de la marine nationale algérienne, et son port est une importante base navale.

À l'est d'Oran, se trouvent les villages de Canastel, Ain Franin et Kristel.

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