Numération romaine

Crystal Clear app fonts.svg Cette page contient des caractères spéciaux ou non latins. Si certains caractères de cet article s’affichent mal (carrés vides, points d’interrogation…), consultez la page d’aide Unicode.
Ex-voto sur une mosaïque du 4e siècle où est inscrit le chiffre DCCCLXX (870).
Ex-voto sur une mosaïque du IVe siècle ( basilique patriarcale d'Aquilée) : « IANVARI[VS] DEDEI [1] DONO V[OVI] P[EDES] DCCCLXX », soit « Moi Januarius j'ai fait don et dédié 870 pieds carrés (de cette mosaïque) ».
Plaque de pierre portant l'inscription « A. D. MCMXXXII » (Anno Domini 1932).
A. D. MCMXXXII : Anno Domini 1932.

La numération romaine est un système de numération additive utilisé par les Romains de l'Antiquité. Les chiffres romains sont représentés à l'aide de symboles combinés entre eux, notamment par les signes I, V, X, L, C, D et M, représentant respectivement les nombres 1, 5, 10, 50, 100, 500 et 1 000. Ces « abréviations destinées à notifier et à retenir les nombres » ne permettaient pas à leurs utilisateurs de faire des calculs, qui étaient effectués au moyen d' abaques [2].

Un nombre écrit en chiffres romains se lit de gauche à droite. En première approximation, sa valeur se détermine en faisant la somme des valeurs individuelles de chaque symbole, sauf quand l'un des symboles précède un symbole de valeur supérieure ; dans ce cas, on soustrait la valeur du premier symbole au deuxième.

Origine

Contrairement à une idée reçue, les chiffres romains ne sont pas des acronymes mais, comme l'attestent les chiffres d’autres langues et écritures de peuples italiques, des symboles bien précis ensuite confondus avec des lettres. Ainsi, en numération étrusque, qui a constitué l'un des apports des Étrusques aux Romains avec l’alphabet, on trouve des signes ressemblant à I, Λ, X, ⋔, 8 et ⊕ pour I, V, X, L, C et M.

La critique moderne reconnaît que la numération romaine est une survivance d'une pratique antérieure à l' invention de l'écriture (et donc, à strictement parler, préhistorique) que l'on retrouve dans de nombreuses civilisations [3]. Ces chiffres seraient liés à la nécessité de faire figurer des repères sur un support, par exemple un bâton : un berger qui veut compter ses bêtes sans savoir énumérer prend simplement un bâton de comptage sur lequel figurent des encoches, fait passer son troupeau devant lui, et décale son ongle d'une encoche à chaque fois qu'une bête passe devant lui ; la dernière des marques de dénombrement correspond au nombre de bêtes. Avec ce système, les premiers chiffres sont toujours des encoches simples, ultérieurement transcrites par des « I ».

Le repérage devient malaisé dès que le nombre d’encoches dépasse une poignée, parce que IIIIIIII est naturellement plus difficile à lire que VIII. Le berger peut naturellement être conduit à intercaler des encoches de formes différentes servant de repères visuels :

  • le repère « cinq » peut être une encoche plus longue, une encoche en biais ou, pour mieux le différencier des encoches simples, un repère en forme d'encoche double (comme V ou Λ) ;
  • le repère « dix » est pratiquement toujours une encoche en croix (comme X ou +) ;
  • les repères ultérieurs ont des formes plus élaborées, à trois encoches : 50 correspond à « V plus une encoche », ce qui produit des formes en N, Z ou E, et cent correspond à « X plus une encoche », donnant des formes en étoile, comme Ж ; ces formes évoluent ensuite vers des formes à deux traits, en L pour cinquante et en C pour cent.
Représentation simplifiée de l'évolution du signe 50
Symbole en V barré verticalement.Symbole en flèche vers le bas.Symbole en flèche vers le bas à pointe arrondie.Symbole ⊥, en T inversé (ou en taquet vers le haut).Symbole en L.

Avec un bâton marqué, le berger repère assez facilement l'encoche sur laquelle s'est arrêté son décompte : par exemple, s'il a treize bêtes, son ongle s'arrête sur la troisième encoche après la première dizaine, ce qui se retranscrit en XIII ; s'il en a vingt-neuf, son ongle est à une encoche avant la troisième dizaine, ce qui se note XXIX ; s'il en a cinquante-neuf, son doigt a passé la première cinquantaine et se trouve à une encoche avant la dizaine suivante, soit LIX. Ce repérage primitif peut mener à des écritures atypiques : par exemple, un cran avant la dizaine avant cinquante se noterait IXL (pour trente neuf). Il est régularisé par la suite, pour former le système connu de nos jours.

Other Languages
Afrikaans: Romeinse syfers
azərbaycanca: Rum rəqəmləri
беларуская (тарашкевіца)‎: Рымскія лічбы
български: Римски цифри
brezhoneg: Niveradur roman
bosanski: Rimski brojevi
dansk: Romertal
emiliàn e rumagnòl: Nùmer romàṅ
Esperanto: Romaj ciferoj
Nordfriisk: Röömsk taal
Avañe'ẽ: Papaha Rómapegua
हिन्दी: रोमन अंक
hrvatski: Rimski brojevi
interlingua: Numeration roman
Bahasa Indonesia: Angka Romawi
日本語: ローマ数字
қазақша: Рим сандары
한국어: 로마 숫자
Lëtzebuergesch: Réimesch Zuelen
македонски: Римски бројки
मराठी: रोमन अंक
Bahasa Melayu: Angka Rumi
Plattdüütsch: Röömsche Tallen
Nederlands: Romeinse cijfers
norsk nynorsk: Romartal
norsk bokmål: Romertall
Nouormand: Chiffes romaines
Sesotho sa Leboa: Lebadi la roma
português: Numeração romana
română: Cifre romane
sicilianu: Nùmmura rumani
srpskohrvatski / српскохрватски: Rimski brojevi
Simple English: Roman numeral
slovenčina: Rímska číslica
slovenščina: Rimske številke
Gagana Samoa: Fuainumera o Roma
српски / srpski: Римски бројеви
Kiswahili: Namba za Kiroma
Türkçe: Roma rakamları
oʻzbekcha/ўзбекча: Rim raqamlari
Tiếng Việt: Số La Mã
ייִדיש: רוימישע צאל
中文: 罗马数字
Bân-lâm-gú: Lô-má sò͘-jī
粵語: 羅馬數字