Nuit du 4 août 1789

Nuit du 4 août 1789
Description de cette image, également commentée ci-après
Estampe de la séance du 4 août par Charles Monnet,
( musée de la Révolution française)
Date du (19 h) au (h)
Lieu Hôtel des Menus Plaisirs à Versailles

La nuit du [1], [2], ou simplement nuit du 4 Août [3], [4], est la séance de l' Assemblée nationale constituante au cours de laquelle fut votée la suppression des privilèges féodaux. Débutée le à six heures du soir, elle se prolonge après minuit, jusqu'à deux heures du matin [1]. C'est un événement fondamental de la Révolution française, puisque, au cours de la séance qui se tenait alors, l' Assemblée constituante met fin au système féodal. C'est l'abolition de tous les droits et privilèges féodaux ainsi que de tous les privilèges des classes, des provinces, des villes et des corporations, à l'initiative du Club breton, futur «  Club des Jacobins ».

Contexte

Depuis la prise de la Bastille le s'est développée en France, notamment dans les campagnes, une vague de révoltes appelée la Grande Peur. Dans certaines régions, des paysans s'en prennent aux seigneurs, à leurs biens et à leurs archives, en particulier les livres terriers qui servent à établir les droits seigneuriaux.

La nuit du 4 Août est une réponse à cette insurrection. L'Assemblée constituante est en train d'élaborer la future constitution ainsi que la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen lorsqu'elle reçoit des récits inquiétants à propos de l'instabilité qui sévit en France. Face à cette crise, deux solutions sont alors envisagées. La première veut réaffirmer les valeurs de la propriété, et donc contrôler la révolte. Cette solution est vite rejetée, car elle n'aurait fait que renforcer l'opposition des paysans au système féodal. La seconde solution envisage d’instaurer un réseau de bureaux de secours, qui permettraient d'aider les plus pauvres. Mais cette solution ne répond pas à l’urgence de la situation.

C’est donc pour sortir de ce blocage que naît l’idée de l'abolition des droits seigneuriaux, laquelle a probablement été pensée lors d'une réunion du club breton, petit groupe de députés qui avaient pris l'habitude de discuter entre eux.