Nord-Pas-de-Calais

Nord-Pas-de-Calais
Administration
Pays Drapeau de la France  France
Siège de la préfecture Lille
Départements et collectivités territoriales Nord (59)
Pas-de-Calais (62)
Arrondissements 13
Cantons 156
Communes 1 546
Conseil régional Conseil régional du Nord-Pas-de-Calais
ISO 3166-2 FR-O
Démographie
Gentilé Nord-Pas-de-Calaisiens
Population 4 050 756 hab. (2012)
Densité 326 hab./km2
Langues
régionales
Flamand occidental
Flamand français
Picard
Géographie
Superficie 12 414 km2
Liens
Site web www.nordpasdecalais.fr

Le Nord-Pas-de-Calais est une ancienne région française. Elle était bordée au sud par la région Picardie, au nord-est par la Belgique et à l'ouest et au nord par la Manche et la mer du Nord. Elle était composée de deux départements, le Nord et le Pas-de-Calais. Avec 326 hab/km2, elle comptait parmi les régions d' Europe les plus densément peuplées.

Elle était administrée par le conseil régional du Nord-Pas-de-Calais et une préfecture de région, tous deux basés à Lille ; le conseil régional était assisté d'un conseil économique, social et environnemental régional (CESER). Cette région, qui fut autrefois minière, était au moment de sa disparition encore très industrialisée et cultivée sur 75 % de son territoire.

Les anciennes provinces composant le Nord-Pas-de-Calais sont, principalement, la Flandre, l' Artois, le Cambrésis, le Hainaut et la Picardie ( Boulonnais et Calaisis, séparés du reste de la Picardie lors de la création des régions), désignations qui restent très courantes encore aujourd'hui. À l'exception de la partie picarde, la région faisait partie autrefois des Pays-Bas méridionaux et des Pays-Bas espagnols, d'où la forte influence belge et hollandaise encore présente aujourd'hui sur ce territoire, qui ne devint français qu'en 1713 sous le nom de Pays-Bas français. Jusqu'en 1973, « Nord » désignait aussi la région, comme le département.

Dans le cadre de la réforme territoriale, le Nord-Pas-de-Calais a fusionné avec la région Picardie le [1]. Le nom de cette nouvelle région est Hauts-de-France, provisoirement appelé Nord-Pas-de-Calais-Picardie.

Géographie

Article détaillé : Géographie du Nord-Pas-de-Calais.

Situation

Situation géographique du Nord-Pas-de-Calais.

Le Nord-Pas-de-Calais était situé à l'extrême nord du territoire de la France : la commune de Bray-Dunes (51° 05′ N, Bray-Dunes (2° 32′ E) en était le point le plus septentrional, tous territoires confondus. La région était composée des deux départements du Nord et du Pas-de-Calais. Ces derniers, toujours existants, sont eux-mêmes composés des comtés historiques d' Artois, de Boulogne, et d'une partie des comtés de Flandre et de Hainaut.

Étendue entre les 50e et 51e parallèles nord [2], la région s'étendait sur 12 414 km2 de superficie, soit 2,35 % du territoire français [2]. Comme le reste de la France métropolitaine, elle se situé sur le fuseau horaire de l' heure normale d'Europe centrale ( UTC+01:00) et lors du passage à l' heure d'été elle se situé sur le fuseau horaire de l' heure d'été d'Europe centrale ( UTC+02:00) [3].

La Manche à l'ouest et la mer du Nord au nord bordait la Côte d'Opale, sur 140 kilomètres [2], [4]. Du côté terrestre, de Bray-Dunes à l'extrême nord-est, à Anor à l'extrême sud-est, la région est frontalière à la Belgique [5] sur 350 kilomètres. De l'autre côté du pas de Calais se situe le Kent dans le Royaume-Uni à 35 kilomètres [2]. Au sud, seuls les départements de la Somme et de l' Aisne de l'ancienne région Picardie étaient frontaliers avec la région Nord-Pas-de-Calais.

Relief et paysages

Relief du Nord-Pas-de-Calais.

La région avait des traits morphologiques et des unités paysagères bien marqués mais aussi fortement marqués par les aménagements et le travail du sol faits par l'Homme depuis la préhistoire [6], [7]. L'atlas régional des paysages a subdivisé le paysage régional en 21 grands paysages régionaux [8], en y intégrant une approche culturelle [9]. Cet atlas de paysages s'intègre ainsi dans l'application de la Convention européenne du paysage.

Les reliefs de la région sont variables : certaines zones sont plates comme la métropole lilloise et le dunkerquois tandis que d'autres sont très vallonnées comme le boulonnais. Le paysage du bassin minier (autour de Béthune, Lens, Douai et Valenciennes) est marqué par les terrils des houillères locales.

Géologie

Localisation du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais.

Les formations crétacées affleurent 60 % du territoire de la région. Celles-ci s'ouvrent à l'ouest sur les formations jurassiques et paléozoïques de la boutonnière du Boulonnais, tandis que le nord-est de la région date de l' éocène [10].

Le sous-sol d'une partie de la région est riche en charbon, constituant le bassin houiller du Nord-Pas-de-Calais qui se poursuit en Belgique.

Climat

Article détaillé : Climat du Nord-Pas-de-Calais.

La région était la plus septentrionale de France, mais son climat n'est pas le plus froid. Il existe des contrastes climatiques importants au sein de la région : le caractère océanique étant plus marqué sur les côtes que dans les terres et les reliefs étant les plus arrosés par les précipitations.

Sur les côtes de la Manche et de la Mer du Nord, le climat est dit océanique. Les amplitudes thermiques sont faibles, ce qui donne des hivers relativement doux et peu enneigés et des étés frais. Le temps est variable à cause des vents, très fréquents et parfois violents, qui influencent le climat en fonction de leur direction [11]. Les vents d'ouest apportent un air relativement pur [2].

En s'éloignant des côtes, le climat garde les mêmes caractéristiques que celui des côtes, tout en se rapprochant progressivement du climat continental, avec moins de vent, des écarts de température plus marqués et des jours de gelée et de neige plus nombreux.

Urbanisation

Le Nord-Pas-de-Calais était l'une des régions les plus urbanisées de France. L'urbanisation du territoire était particulièrement marquée à l'est d'une ligne reliant Calais et Arras, tandis que le territoire à l'ouest de cette ligne était davantage rural et agricole.

En 2005, 75 % des habitants de la région vivaient en milieu urbain, et plus d'un habitant sur deux vivaient dans une agglomération de plus de 100 000 habitants. Au , la région compte 4,04 millions d'habitants [12].

Villes

Liste des villes de plus de 30 000 habitants :
Rang Nom Département Population municipale
(2012)
1 Lille Nord 228 652
2 Roubaix Nord 94 536
3 Tourcoing Nord 92 707
4 Dunkerque Nord 90 995
5 Calais Pas-de-Calais 72 589
6 Villeneuve-d'Ascq Nord 62 308
7 Valenciennes Nord 42 989
8 Boulogne-sur-Mer Pas-de-Calais 42 785
9 Douai Nord 41 732
10 Wattrelos Nord 41 633
11 Arras Pas-de-Calais 41 239
12 Marcq-en-Barœul Nord 39 600
13 Cambrai Nord 32 847
14 Lens Pas-de-Calais 32 663
15 Liévin Pas-de-Calais 31 580
16 Maubeuge Nord 30 994
Source : Insee [13], [14]

Aires urbaines

Carte des aires urbaines de la région.
En orange, les communes monopolarisées et en rouge les pôles urbains.
Liste des plus grandes aires urbaines (+ de 100 000 habitants) du Nord-Pas-de-Calais :
Rang en
Nord-
Pas-de-Calais
Rang en
France
Nom de la
principale ville
Nombre d'habitants
(2010)
1 4 Lille Métropole 1 163 934
2 15 Douai-Lens 546 294
3 26 Valenciennes Métropole 399 677
4 27 Béthune 365 513
5 38 Dunkerque Grand Littoral 259 134
6 59 Boulogne-sur-Mer 134 244
7 61 Maubeuge 131 760
8 62 Arras 128 558
9 63 Calais 126 618
Source : Insee [15]

Axes de communication et transports

Carte acces Dunkerque.jpg
Carte des infrastructures routières et ferroviaires du Nord-Pas-de-Calais.

La région, très industrielle et très urbanisée, possède un réseau routier dense. Dès l'époque romaine elle comptait un réseau important de voies romaines.

Les canaux et voies navigables s'y sont également développés, surtout à partir du XVIIe siècle et lors de l'avènement de l'industrie houillère et métallurgique, au point de devenir le réseau de voies navigables le plus dense de France (2 200 km de canaux existent dans l'espace transfrontalier avec la Belgique, ce qui représente autant que la totalité des canaux navigables des Pays-Bas [16]). Un axe fluvial à grand gabarit de 3000 tonnages assure la liaison Dunkerque-Escaut

L'une des premières grandes autoroutes de France y a été construite (l' autoroute française A1), cependant postérieure à l' A13. Depuis, la région est aussi traversée par l' A2, l' A16, l' A21, l' A22, l' A23, l' A25, A26 et l' A27. Au début des années 1990, la troisième ligne TGV ( LGV Nord) relie Lille à Paris et au sud-est de la France, ainsi qu'au Benelux et à Londres.

La région est l'une de celles où le train express régional (TER) est le plus utilisé (10 % des voyages [17], soit près de 112 000 voyageurs [18]). En février 2010, outre l'Observatoire des transports, pour faciliter les échanges dans la région, quatorze autorités organisatrices des transports se sont associées pour former le Syndicat mixte intermodal régional des transports (SMIRT) [19]. Pour l'horizon 2013 [20] - 2014 [17], un ticket unique, appelé carte Pass Pass, sera mis en place sur la totalité de la région dans le même genre que la carte Orange en Île-de-France.

Avec trois grands ports littoraux et plusieurs ports fluviaux, le tunnel sous la Manche et un réseau routier parmi les plus denses du monde, la logistique tient dans cette région une grande place. Selon la DDE, en mars 2007, il existait 4 299 établissements de transport routier et commissionnaires (établissements secondaires inclus), essentiellement situées dans l' arrondissement de Lille et de l' Artois- Ternois, puis à Dunkerque, Lens-Liévin, dans le Douaisis et le Cambrésis et enfin dans le Calaisis, le secteur Béthune- Bruay-la-Buissière, le Douaisis et en Sambre-Avesnois. Elles étaient moins nombreuses dans les arrondissements de Flandre-Lys, Saint-Omer, Boulonnais et Berck- Montreuil.

Le trafic routier tend à diminuer en centre-ville [[réf. souhaitée], mais a beaucoup augmenté sur les grands axes entre 1998 (date de la dernière enquête) et 2007 (+ 2,3 %/an), avec un ralentissement ensuite ; le trafic fret a diminué en 2009 à Dunkerque, augmenté à Calais et Boulogne-sur-Mer, alors que le trafic fluvial diminuait légèrement. Eurotunnel notait une activité de passagers stable, mais une diminution du fret, probablement due à la crise économique de 2008. En 2009, le fret aérien a diminué, alors que le nombre de passagers repartait à la hausse. Les transports en commun urbains ont emporté 2,3 % de plus qu'en 2008 et sur les autoroutes, l'Insee note un recul du trafic poids-lourds. Le nombre de véhicule diminue en ville, et globalement, les véhicules sont moins émetteurs de CO2, mais les courtes distances sont en augmentation, avec alors un pot catalytique qui fonctionne mal [21].

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