Noël Mamère

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Noël Mamère
Noël Mamère en 2009.
Noël Mamère en 2009.
Fonctions
Député de la 3e circonscription de la Gironde
En fonction depuis le
(19 ans 5 mois et 19 jours)
Réélection

Groupe politique RCV (1997-2002)
NI (2002-2007)
GDR (2007-2011)
NI (2011-2012)
Écologiste (depuis 2012)
Prédécesseur Jean-Claude Barran
Député européen

(3 ans et 23 jours)
Élection 12 juin 1994
Législature 4e
Groupe politique ARE
Successeur Henri de Lassus Saint-Geniès
Maire de Bègles
En fonction depuis le
(27 ans 8 mois et 11 jours)
Prédécesseur Bernard Moncla
Biographie
Date de naissance (67 ans)
Lieu de naissance Libourne ( Gironde)
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique GE (1990-1994)
CES (1994-1998)
Les Verts (1998-2010)
EELV (2010-2013)
Diplômé de Sciences Po Bordeaux

Noël Jean Mamère, né le à Libourne ( Gironde), est un ancien journaliste et homme politique français, partisan d'une écologie politique.

Membre des Verts, puis d' Europe Écologie Les Verts (EELV), il est maire de Bègles (Gironde) depuis 1989 et député de la troisième circonscription de la Gironde depuis 1997. Candidat à l' élection présidentielle française de 2002, il obtient 5,25 %, soit le meilleur score réalisé par un candidat écologiste lors d'un tel scrutin. Il quitte EELV en 2013.

Biographie

Jeunesse et études

Issu d'une famille catholique de droite, ses parents sont négociants en chaussures, Roger et Marthe Mamère. Il est le frère de Jean Mamère, journaliste sportif de télévision, mort en 1995 à la suite d'un cancer. Il se marie le 2 mai 1981 à Françoise Pichon, maître de conférence à l'université de Paris-Sorbonne. Ils ont un fils, Adrien, avocat au barreau de Paris [1].

Il décroche son baccalauréat en 1968 au sein du lycée Saint-Joseph de Sarlat. Il poursuivra ses études par une maîtrise de droit à la faculté de Bordeaux, avant d'intégrer l' Institut d'études politiques de Bordeaux et de terminer son cursus universitaire par un doctorat en sciences de l'information et de la communication. Écologiste convaincu, il se réclame héritier de la pensée de Jacques Ellul [2], qu'il a pour enseignant durant ses études de droit et de Bernard Charbonneau, avec lequel il accomplit ses premiers pas d'écologiste au début des années 1970.

Au début des années 1980, il tente une percée dans la chanson avec le titre Les enfants de par là [3] et participera, en 2010, au tournage de la mini-série de Gérard Mordillat, Les Vivants et les Morts.

Il est membre du comité d'honneur de l' Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD).

De 1973 à 1977, il est assistant à l' université de Bordeaux.

Carrière journalistique

Il a été journaliste pigiste pour l' ORTF de Bordeaux de 1969 à 1972 et correspondant aquitain du Quotidien de Paris de 1974 à 1975. Sur Antenne 2, de 1977 à 1992, il devient animateur et rédacteur en chef du magazine télévisé C'est la Vie, première émission généraliste traitant des questions d'environnement et de défense des consommateurs.

De 1982 jusqu'en 1986, toujours sur Antenne 2, il présente l'émission d’Antenne 2 midi ; avant d’exercer les mêmes fonctions aux journaux du week-end de la chaîne, pendant un an de 1986 a 1987.

Parallèlement, il présente le Grand Raid Le Cap Terre de Feu, de 1984 à 1985.

Il présente et anime, de 1986 à 1992, l'émission Résistances.

Il tient entre 2012 et 2015 un blog sur le site Rue89, intitulé Noël toute l'année [4].

Il est l'auteur d'éditoriaux réguliers publiés sur les sites Mediapart et Reporterre.

Il est également coauteur de documentaires [5] :

  • Juste Planète, 2005, France 5, avec Jean-Michel Vennemani
  • L'homme qui est mort de chagrin, 2005, France 2, avec Jean-Michel Vennemani
  • L'affaire Finaly, 2007, Programm 33 et France 3, avec Alain Moreau et David Korn-Brzoza
  • Un monde sans humains ?, 2012, Arte France, avec Philippe Borrel
  • L'urgence de ralentir, 2014, Arte France, avec Philippe Borrel
  • Climatosceptiques, la guerre du climat, 2015, France 5, avec Franck Guérin et Laure Noualhat

Carrière politique

En juin 1988, il est élu comme suppléant du député socialiste de la 10e circonscription de Gironde Gilbert Mitterrand.

En 1989, il est élu maire de Bègles à la tête d'une liste « majorité présidentielle », contre le sortant communiste soutenu par les instances départementales du Parti socialiste [6] et réélu jusque là. Il échoue toutefois à se faire élire député lors d'une législative partielle (causée par la démission de Catherine Lalumière) le 25 juin 1989 dans la 3e circonscription de la Gironde. Il échouera dans la même circonscription en mars 1993 sous l'étiquette écologiste.

En 1990, il crée avec Brice Lalonde Génération écologie (GE). Deux ans plus tard, il devient vice-président et porte-parole national de Génération écologie. En 1994, il quitte Génération écologie, à la suite du virage centriste de ce parti entamé sous l'impulsion de Brice Lalonde, et fonde Convergences écologie solidarité dont il devient le président. Cette même année, il est élu député européen sur la liste de Bernard Tapie, tête de liste «  Énergie radicale », jugeant qu'il faut développer un véritable courant écologiste de gauche.

En 1995, après le retrait de Jacques Delors, il soutient Lionel Jospin au premier tour de l' élection présidentielle.

Noël Mamère, quelques minutes avant le vote du projet de loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe, le 23 avril 2013.

En 1997, il est élu député de la 3e circonscription de la Gironde et siège dans le groupe RCV (constitué par les députés du PRG, du MDC et des Verts). En 1998, il adhère, avec l'ensemble de son mouvement, au parti écologiste Les Verts. Il est réélu député en 2002, il siège alors parmi les non-inscrits, les Verts n'ayant pas assez d'élus (trois) pour pouvoir former un groupe.

Lors de la primaire présidentielle des Verts de mai et juin 2001, il arrive en tête du premier tour avec 42,8 % des voix, puis est battu de peu au second tour par Alain Lipietz, qui obtient 50,3 %. Cependant, le 13 octobre 2001, à la suite d'une prise de position controversée sur l'amnistie des nationalistes corses, Alain Lipietz est évincé du poste de candidat lors d'un référendum interne. Après l'annonce du retrait de ce dernier et le refus de Dominique Voynet d'être à nouveau candidate, Noël Mamère est désigné pour le remplacer par le conseil national des Verts, le 14 octobre suivant, par 70 voix contre 29 [7]. Le 29 octobre 2001, un second référendum interne approuve sa nomination à plus de 80 % des voix.

Après avoir obtenu 5,25 % des voix au premier tour de l' élection présidentielle de 2002, il appelle à voter pour Jacques Chirac, afin de barrer la route à Jean-Marie Le Pen au second tour. Il est le premier (et à ce jour le seul) candidat écologiste à avoir dépassé le score de 5 % lors d'un tel scrutin [8].

Fin 2005, il renonce à se porter candidat à l' investiture des Verts pour la prochaine élection présidentielle. En octobre 2006, Les Verts valident son investiture pour les élections législatives. Il est réélu député avec 62,82 % des voix le . Il est co-président du groupe d'études sur la question du Tibet à l' Assemblée nationale [9]. Il préside le Groupe d'amitié France-Nigéria.

Le , Noël Mamère prête serment comme avocat au barreau de Paris [10] afin d'exercer avec l'avocate Caroline Mécary. Ce cumul de fonctions semble être en contradiction avec ses propres déclarations. Ainsi, réagissant à la situation du député UMP Jean-François Copé, après que celui-ci fut devenu avocat selon la même procédure, il avait déclaré : « La logique voudrait que, quand on est député, on est seulement député », prônant « un véritable statut de l'élu » [11]. Interviewé sur la radio RMC le vendredi 9 mai 2008, il déclare néanmoins : « Je n'ai jamais critiqué Copé sur ce point » [12]. Il a demandé et obtenu son omission du barreau de Paris en 2011. De 2008 à 2011, Noël Mamère a plaidé quatre affaires, toutes bénévolement [13].

En février 2009, il est élu par l'Assemblée nationale juge suppléant à la Cour de justice de la République [14].

Le , il déclare vouloir devenir le président du futur groupe écologiste de l'Assemblée nationale à l'issue des législatives [15]. Il est réélu député de la troisième circonscription de la Gironde dès le premier tour, le 10 juin 2012. Il obtient alors 51,98 % des voix exprimées [16]. Sa suppléante est Naïma Charaï. Le 18 juin, il affirme vouloir constituer un binôme homme-femme avec Barbara Pompili, élue de la 2e circonscription de la Somme, à la tête de ce groupe parlementaire [17]. C’est finalement le député François de Rugy qui exerce cette coprésidence, bien que le règlement de l’assemblée ne le permette pas : il devient dès lors officiellement président, avant que celle-ci ne le remplace début 2013.

Interpellé en septembre 2012 sur la question du cumul des mandats, il répond qu'il choisira « sans donner de date ni dire quel mandat il abandonnerait » [18]. Il annonce cependant qu'il ne sera plus député dès 2014 [19]. En 2014, il change d'avis et reste député : « Quand j'ai fait cette déclaration, je n'ai pas dit que c'était irrévocable… » [20].

Le 25 septembre 2013, il annonce quitter EELV [21] tout en restant membre du groupe écologiste à l'Assemblée nationale.

En 2014, la liste qu'il conduit à Bègles l'emporte au premier tour, avec 51,74 % des voix, ce qui lui permet d'être réélu maire.

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