Nicolas Dupont-Aignan

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Nicolas Dupont-Aignan
Nicolas Dupont-Aignan en 2017.
Nicolas Dupont-Aignan en 2017.
Fonctions
Président de Debout la France [note 1]
En fonction depuis le
(9 ans et 20 jours)
Prédécesseur Parti créé [note 2]
Député français
En fonction depuis le
(20 ans, 6 mois et 1 jour)
Élection 1er juin 1997
Réélection 16 juin 2002
17 juin 2007
17 juin 2012
18 juin 2017
Circonscription 8e de l'Essonne
Législature XIe, XIIe, XIIIe, XIVe et XVe
Groupe politique RPR (1997-1999)
NI (1999-2002)
UMP (2002-2007)
NI (depuis 2007)
Prédécesseur Michel Berson
Maire d' Yerres

(22 ans et 28 jours)
Prédécesseur Marc Lucas
Successeur Olivier Clodong
Président de la communauté d'agglomération Val d'Yerres Val de Seine

(1 an, 4 mois et 16 jours)
Prédécesseur Fonction créée
Successeur François Durovray
Président de la communauté d'agglomération du Val d'Yerres

(13 ans, 9 mois et 9 jours)
Prédécesseur Fonction créée
Successeur Fonction supprimée
Biographie
Nom de naissance Nicolas Dupont
Date de naissance (56 ans)
Lieu de naissance Paris ( XVe, Seine)
Nationalité française
Parti politique RPR (1976-1999)
RPF (1999-2000)
UMP (2002-2007)
DLR-DLF (depuis 2008)
Diplômé de IEP de Paris
université Paris-Dauphine
ENA
Profession Administrateur civil

Nicolas Dupont-Aignan
Maires d'Yerres

Nicolas Dupont, dit Dupont-Aignan, né le à Paris ( XVe), est un haut fonctionnaire et homme politique français.

Il est successivement membre du Rassemblement pour la République (RPR), du Rassemblement pour la France (RPF) et de l' Union pour un mouvement populaire (UMP), avant de fonder (en 1999) et présider Debout la France (DLF), anciennement Debout la République, parti se réclamant du gaullisme et du souverainisme.

Il est maire d' Yerres ( Essonne) de 1995 à 2017 et député depuis 1997. Candidat aux élections présidentielles de 2012 et de 2017, il recueille respectivement 1,79 % et 4,70 % des suffrages exprimés. Dans l’entre-deux-tours de l'élection de 2017, il conclut une alliance de gouvernement avec Marine Le Pen, qui devient caduque après l'élection d' Emmanuel Macron.

Biographie

Origines, études et famille

Né Nicolas Dupont, c'est à partir de la classe préparatoire qu'il est connu sous le nom « Dupont-Aignan », devenu son nom d'usage, par adjonction du patronyme de sa mère [1], [2], dont la famille de vignerons vient de Châlons-en-Champagne.

Nicolas Dupont-Aignan est le petit-fils d'un aviateur [note 3] de la Première Guerre mondiale. Il est le fils de Jean-Louis Dupont, courtier en vin, chasseur-alpin qui participe à la bataille de Narvik, prisonnier en Allemagne puis évadé durant la Seconde Guerre mondiale [3], et de Colette Aignan, morte le 27 avril 2017, à l'âge de 96 ans, de la maladie d'Alzheimer [4], [5].

Il est le benjamin d'une fratrie de trois enfants.

Il est l'époux de Valérie Vecchierini, avocate (et son assistante parlementaire depuis 1997 [6]), avec qui il a eu deux filles, Victoire et Sixtine.

Il est diplômé, en 1982, de l’ Institut d'études politiques de Paris (section Service public) [7] et devient, en 1984, licencié en droit [8]. En 1985, il obtient un diplôme d'études supérieures spécialisées (DESS) en gestion de l' entreprise et marché financier à l' université Paris-Dauphine [8].

De 1987 à 1989, il est élève de l' École nationale d'administration ( promotion Liberté-Égalité-Fraternité) [8].

Carrière civile et cabinets ministériels

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Il commence sa carrière professionnelle en tant qu' administrateur civil puis exerce dans différents cabinets, notamment celui de François Bayrou alors ministre de l'Éducation nationale ainsi que celui de Michel Barnier, ministre de l'Environnement.

Nicolas Dupont-Aignan en 2014.
  • De 1993 à 1994 : chef de cabinet, puis conseiller technique du ministre de l'Éducation nationale ( François Bayrou)
  • De 1994 à 1995 : conseiller technique pour l'emploi, l'écologie urbaine et le bruit, au sein du cabinet du ministre de l'Environnement ( Michel Barnier)

Patrimoine

En 2013, Nicolas Dupont-Aignan a déclaré que son patrimoine est constitué d'une maison à Yerres achetée 130 000 , d'un appartement à Paris acheté 420 000 et qu'il ne possédait aucune valeur mobilière ni assurance-vie [9].

Il déclare, lors de la campagne présidentielle de 2017, un patrimoine supérieur à deux millions d'euros, composé de sept biens immobiliers, tous acquis avant 2013 [10]. D'ailleurs, une partie de ces biens proviennent de donations de la part de ses parents qui servent à financer la retraite de ces derniers. Contrairement à d'autres candidats à la présidentielle de 2017, il n'a pas fait de séparations de biens ni créé de SCI pour diminuer la valeur de son patrimoine [11].

Parcours politique

Débuts

Dès 13 ans, Nicolas Dupont-Aignan est un fervent partisan du candidat du gaullisme social Jacques Chaban-Delmas, collant des affiches pour le candidat lors de la présidentielle de 1974 [12].

« Proche des clubs Convaincre de [Michel] Rocard », il fait en 1988 la rencontre de Jacques Guyard, maire d' Évry ; des rumeurs lui prêteront plus tard l'intention d'avoir sollicité son soutien pour être candidat à Corbeil-Essonnes [13]. Axel Urgin, alors son condisciple à l'ENA et responsable de la section socialiste de l'école, assurera qu'il souhaitait rallier cette dernière, hésitant « entre Rocard et Fabius [14] ».

Il rejoint Demain la France vers 1993 [14].

Avant l'échec d' Édouard Balladur à l' élection présidentielle de 1995, il entre au cabinet de Michel Barnier, ministre de l'Environnement en . Toutefois, à la différence de son dirigeant, il choisit de ne soutenir aucun des deux candidats issus du RPR.

Invoquant sa période passée, dans les années 1990, auprès de personnalités europhiles telles que François Bayrou puis Michel Barnier, Le Parisien indique : « l’engagement gaulliste [de Nicolas Dupont-Aignan] n’est donc assuré, ou assumé, qu’à partir de 1997, date de la fondation du RPF, le parti de Charles Pasqua et Philippe Séguin » [15].

Il est désigné directeur des études au sein du RPR par son président, Alain Juppé, en .

En février 1998, le nouveau président du RPR, Philippe Séguin, dont il s'était rapproché dès avant la dissolution de l'Assemblée nationale l'année précédente, le nomme secrétaire aux fédérations. En , après s'être prononcé contre la ratification du traité d'Amsterdam, il est remplacé dans ses fonctions de secrétaire aux fédérations, et amorce un rapprochement avec les souverainistes, notamment Charles Pasqua.

Le , il fonde le groupe Debout la République, au sein du RPR, et, pour les élections européennes du , appelle à voter pour la liste dite souverainiste conduite par Charles Pasqua et Philippe de Villiers. Il quitte alors le RPR, le 15 juin, pour devenir dans la foulée le secrétaire général adjoint du Rassemblement pour la France (RPF), nouvelle formation lancée par Charles Pasqua, dans laquelle il est plus particulièrement chargé des fédérations. Toutefois, avant la rupture entre Charles Pasqua et Philippe de Villiers il choisit de démissionner du RPF en .

S'ensuit une période de rapprochement d'abord avec Philippe Séguin (à cette époque candidat à la succession de Jean Tiberi, maire de Paris), puis, à l'automne 2001, avec Jean-Pierre Chevènement, alors qualifié de troisième homme par certains médias français, dans la perspective de l' élection présidentielle de 2002. Il publie même, avec ce dernier, dans les colonnes du Figaro, le , une tribune libre intitulée La République est morte, vive la République [16].

La victoire du président sortant, Jacques Chirac, face à Jean-Marie Le Pen, le , le voit revenir dans l'orbite de la majorité présidentielle. Il est réélu député de l'Essonne dès le premier tour, le 9 juin.

Entre-temps Nicolas Dupont-Aignan a été identifié comme étant un jeune dirigeant, à fort potentiel d'influence, appelé à jouer un rôle important en France. De ce fait il est sélectionné dans la promotion 2001 des Young Leaders de la French-American Foundation [17] pour participer à deux séminaires de réflexion de cinq jours en France et aux États-Unis.

Implantation dans l'Essonne

Lors des élections municipales de 1995 à Yerres, la liste RPR l'emporte avec le soutien de l’ Union pour la démocratie française (UDF) et de Génération écologie [15], avec 51,85 % des suffrages, contre la liste conduite par le maire sortant socialiste et trois autres listes. Nicolas Dupont-Aignan est élu maire par le conseil municipal de la ville.

Il prend alors les rênes d'une ville surendettée qui risquait d'être placée sous tutelle du préfet [18]. Au début des années 1990, la ville d'Yerres a fait la une de l'actualité pour le Triton [19], un centre aquatique qui a fermé quelques mois après son ouverture et qui a laissé à la ville une dette de 20 millions d'euros.

Nicolas Dupont-Aignan redresse les finances de la ville en renégociant notamment les intérêts de la dette auprès des banques, et fait chuter l'endettement de 45 à 34 millions d'euros [20]. Il annule les projets immobiliers de ses prédécesseurs, élabore un plan d'occupation des sols respectueux de l'environnement, lance une promenade le long des berges de l'Yerres [21].

Il réduit par deux le nombre de logements vacants sur la ville [22] et créé une société de logement social communal disposant d'un patrimoine de quatre cents logements.

Sa politique en faveur de l'environnement est saluée notamment par le premier prix de la troisième édition de l'International Pontos Environnmental Award, qui lui est remis à Francfort-sur-le-Main en mars 2009, pour le retraitement des eaux usées de la piscine qui servent ensuite au nettoiement des rues de la ville [23].

Pour renforcer la sécurité, il créé une brigade de police municipale à cheval afin de protéger les surfaces boisées représentant un tiers de la superficie de la commune et équipe le reste de la ville en vidéosurveillance. Aujourd'hui dans la commune, la criminalité est inférieure de près de la moitié de la moyenne des autres communes de l'Essonne [24].

Malgré la défaite de la majorité présidentielle aux élections législatives de 1997, il est élu député de l'Essonne.

En 2008, il est réélu maire d'Yerres, sa liste ayant recueilli 79,70 % des voix au premier tour, ce qui fait de lui l'un des maires les mieux élus de France [25], [26]. Il est réélu député de la 8e circonscription de l'Essonne avec 61,39 % des suffrages au second tour face à la candidate socialiste lors des élections législatives de 2012.

Parcours à l'UMP

Il adhère à l' Union pour la majorité présidentielle lors de sa création formelle, et se présente à la direction avec Sylvie Perrin et Christophe Beaudouin, le , face à Alain Juppé, Rachid Kaci, Brigitte Freytag et Mourad Ghazli. Il obtient 14,91 % des suffrages des délégués.

Il se présente à nouveau à la présidence de l'UMP, le , face à Nicolas Sarkozy et Christine Boutin, obtenant cette fois 9,7 % des suffrages.

Toujours dans sa ligne du gaullisme républicain, il s'oppose au CPE, et à la privatisation de Gaz de France. Annonçant sa candidature à l' élection présidentielle de 2007, en octobre 2005, il doit renoncer faute d'avoir pu rassembler les 500 signatures d'élus nécessaires. Malgré son désaccord avec Nicolas Sarkozy, il appelle finalement à voter pour lui au second tour de l'élection présidentielle de 2007, choix qu'il dira avoir regretté [27]. Il siège depuis sur le banc des non-inscrits.

Campagne pour le non en 2005

Nicolas Dupont-Aignan, lors d'une interview, en 2011.

Il dénonce l'abandon des références gaullistes de l' UMP. En mai 2004, dans la perspective du futur référendum français sur la constitution européenne, il présente une motion intitulée Pour une autre Europe lors d'un conseil national de l'UMP, motion qui obtient près de 20 % des voix.

Il appelle à voter non lors du référendum du , après avoir lancé le Comité pour le non à la constitution européenne. Il est l'un des tenants de droite à faire voter non au référendum du sur le traité constitutionnel européen.

Création de Debout la République

En désaccord avec Nicolas Sarkozy, il annonce son départ de l'UMP le [28] et crée le 31 mars 2007 le parti politique Debout la République. Le socle de ce parti, prônant la défense d'une certaine idée de la France, gaulliste et républicaine, est le Pacte pour la France qui résume les idées et les valeurs défendues par ce nouveau parti. Force politique nouvelle, ce parti a pour vocation de rassembler, dans un premier temps, l'ensemble des soutiens de Nicolas Dupont-Aignan à l'élection présidentielle. Dans ce sens, les mouvements « Vive la République », « Cercle Jeune France », « Initiative gaulliste », « Union gaulliste » et « Union du peuple français » s'y étaient associés avant de refuser de suivre « Debout la République » dans la majorité présidentielle [29] et de se regrouper au sein de l'Union du peuple français qui s'est transformée en confédération pour permettre ce rapprochement.

Le , Nicolas Dupont-Aignan est réélu dans la huitième circonscription de l'Essonne au premier tour des élections législatives, avec 57,38 % des suffrages exprimés, face à neuf autres candidats, dont aucun UMP.

Depuis le 9 septembre 2007, Debout la République ne se situe plus dans la majorité présidentielle [30]. En effet, en raison de désaccords avec la politique menée par le président Nicolas Sarkozy ( traité simplifié, paquet fiscal, politique étrangère pro-américaine), Nicolas Dupont-Aignan a décidé de rompre les derniers liens de son mouvement avec l'UMP [31]. Il va même jusqu'à voter la motion de censure déposée par le groupe socialiste de l'Assemblée nationale le 8 avril 2008 [32].

Debout la République présente en juin 2009 des listes dans toute la France aux élections européennes. Le député gaulliste est lui-même troisième sur la liste DLR de la circonscription d' Île-de-France. Debout la République obtient 2,04 % en métropole (moins le grand ouest, où des problèmes d'intendance ont empêché l'acheminement de tous les bulletins de vote dans les bureaux), 1,82 % si on inclut le grand ouest.

Nicolas Dupont-Aignan est tête de liste de DLR lors de l' élection régionale de 2010 en Île-de-France celle-ci recueille 4,15 % des suffrages au soir du premier tour, devançant notamment les listes du MoDem et du NPA.

Élection présidentielle de 2012

Logotype utilisé par Nicolas Dupont-Aignan dans le cadre de sa campagne.

Le , Nicolas Dupont-Aignan annonce qu'il est candidat à l'élection présidentielle de 2012, pendant le congrès annuel de son parti Debout la République [33], se présentant comme le candidat de la sortie de l' euro [34] monnaie unique, et pour un retour au franc mais intégré au sein d'un euro transformé en monnaie commune. Afin d'illustrer son combat contre l'euro, il tient un faux billet géant de 10 après l'avoir pointé comme la cause de la « misère », des « délocalisations », du « chômage » et de la « pauvreté » [35]. Il parvient à obtenir 708 signatures en , dépassant ainsi les 500 nécessaires pour être candidat à l'élection présidentielle.

Totalisant 643 907 voix au premier tour [36], soit 1,79 % des suffrages exprimés, Nicolas Dupont-Aignan termine septième de cette élection présidentielle devant Philippe Poutou, Nathalie Arthaud et Jacques Cheminade. Il arrive en tête à Yerres, dont il est maire (24,88 %) [37]. Il ne donne pas de consigne de vote en vue du second tour [38].

Élection présidentielle de 2017

Nicolas Dupont-Aignan lors d'un débat en mars 2017

Il annonce sa candidature à l' élection présidentielle de 2017 le 15 mars 2016 sur TF1 [39]. Il est alors crédité de 3 à 6 % d'intentions de vote dans les sondages [40].

Il publie en ligne une pétition pour réclamer que trois débats télévisés soient organisés avant le premier tour, le 22 avril [41]. Invité le samedi 18 mars 2017 au journal de 20 heures de TF1, il dénonce le manque de démocratie dont fait preuve la chaîne car sur les onze candidats à l'élection présidentielle, seuls cinq ont été invités au débat organisé le lundi 20 mars 2017. En geste de protestation, il décide de quitter le plateau prématurément et donne deux jours à la chaîne pour inviter tous les candidats [42]. À cette occasion, il enregistre 12 millions de vues sur Facebook et sa page enregistre une augmentation de 2431 % de mentions « j'aime » en un week-end [43].

Dès le 7 mars 2017, il obtient les 500 parrainages des grands élus français afin d'être officiellement candidat à la présidence de la République [44]. Le 8 mars 2017, il sort Mon agenda de président, 100 jours pour tout changer [45] dans lequel il présente aux Français son projet présidentiel sous la forme d'un agenda détaillé.

Lors d'une émission réalisée par France 2 à trois jours du premier tour, il révèle des SMS que lui aurait envoyé Serge Dassault, propriétaire du Figaro, l'invitant à retirer sa candidature au profit de François Fillon sans quoi il se verra censuré dans son journal [46].

Le 23 avril 2017, il arrive à la sixième place (sur onze candidats), en obtenant 1 695 000 voix, soit 4,70 % des suffrages [47]. Il échoue donc de peu à obtenir les 5 % lui permettant de se voir rembourser ses frais de campagne [48]. Il arrive notamment en tête dans sa commune de Yerres, où il réunit 28,62 % des suffrages [49].

Invité au Journal de 20 heures de France 2 du 28 avril 2017, il annonce qu'il soutient Marine Le Pen et qu'il fera « campagne avec elle sur un projet de gouvernement élargi » [50]. Le lendemain, lors d'une conférence de presse commune avec lui, Marine Le Pen annonce que si elle est élue elle fera de Nicolas Dupont-Aignan son Premier ministre [51]. Il rompt ainsi avec le principe du front républicain [52], [53], [54].

Des manifestations contre cette alliance entre Nicolas Dupont-Aignan et Marine Le Pen réunissent à Yerres entre 300 et 500 personnes [55], [56], [57]. Une partie de la classe politique se fait par ailleurs très critique sur ce ralliement, Dominique Bussereau le qualifiant de « pétainiste » et Xavier Bertrand le comparant à Pierre Laval [58], [59], [60]. Olivier Clodong, directeur de campagne de Nicolas Dupont-Aignan et son « bras droit » depuis dix ans, quitte ses responsabilités au sein de Debout la France, mais réfute l'argument que ce ralliement soit motivé par une raison financière [61]. Dominique Jamet, vice-président du parti, démissionne. Sur 100 secrétaires départementaux de DLF, cinq font connaître leur opposition au choix de Nicolas Dupont-Aignan [62].

Alors que Marine Le Pen échoue au second tour, les sondages indiquent que 30 % à 36 % de ses électeurs du premier tour ont voté pour Marine Le Pen, contre 27 % à 37 % pour Emmanuel Macron [63], [64]. À Yerres, Marine Le Pen recueille 31,5 % des voix, soit un score trois fois supérieur à celui du premier tour, contre 68,5 % pour Emmanuel Macron [63], [65].

Nicolas Dupont-Aignan est situé à l' extrême droite par Europe 1 avant le premier tour de la présidentielle [66] et par Le Monde à l'occasion des législatives de 2017 [67].

Il est réélu député au second tour, le 18 juin 2017, avec 52,05 % des suffrages face au candidat La République en marche ! [68]. À l'Assemblée nationale, il est membre de la commission des Affaires étrangères. En raison de la nouvelle réglementation sur le cumul des mandats, il cède ses fonctions de maire et de président de communauté d'agglomération, mais reste conseiller municipal d'Yerres [69].

Après les législatives, il annonce ne vouloir faire alliance qu'« avec une partie du FN, sans les défauts et les excès du FN » [70]. Il lance une plateforme participative pour élaborer un « programme de gouvernement commun futur » de la droite, et appelle au rapprochement de LR et du FN [71], [72].