Népal

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République démocratique fédérale du Népal

संघीय लोकतान्त्रिक गणतन्त्रात्मक नेपाल
Sanghiya Loktantrik Ganatantratmak Nepāl (ne)

Drapeau
Drapeau du Népal.
Blason
Armoiries du Népal.
Description de l'image Nepal in its region.svg.
Devise nationaleजननी जन्मभूमिष्च स्वर्गादपि गरियसि
(Ja'nani Jan'mabhumis'hcha Swar'gadapi Gariya'si)
La mère et la mère patrie valent plus que les cieux.
Hymne nationalSayaun Thunga Phool Ka
(Les cent fleurs)
Administration
Forme de l'ÉtatRépublique fédérale
Présidente de la RépubliqueBidya Devi Bhandari
Premier ministreKhadga Prasad Sharma Oli
Langues officiellesNépalais
CapitaleKatmandou

27° 42′ N, 85° 19′ E

Géographie
Plus grande villeKatmandou
Superficie totale147 179 km2
(classé 93e)
Superficie en eau2,8 %
Fuseau horaireUTC +5h45
Histoire
IndépendanceUnifié par Prithvi Narayan
Date1768
Démographie
GentiléNépalais
Population totale (2017[1])29 384 297 hab.
(classé 46e)
Densité200 hab./km2
Économie
MonnaieRoupie népalaise (NPR​)
Divers
Code ISO 3166-1NPL, NP​
Domaine Internet.np
.नेपाल
Indicatif téléphonique+977

Le Népal, en forme longue la République démocratique fédérale du Népal, en népalais Nepāl, नेपाल et Sanghiya Loktantrik Ganatantratmak Nepāl, संघीय लोकतान्त्रिक गणतन्त्रात्मक नेपाल, est un pays enclavé de l'Himalaya, bordé au nord par la Chine (région autonome du Tibet), au sud, à l'ouest et à l'est par l'Inde[2].

Le Népal possède une très grande variété de paysages, s'étendant du tropical humide du Terraï, au sud, jusqu'aux plus hautes montagnes du monde, au nord. Le Népal possède huit montagnes parmi les dix plus hautes du monde, dont l'Everest (Sagarmatha en népalais) qui marque la frontière avec le Tibet.

Le Népal a été rendu célèbre pour les possibilités qu'il offre pour le tourisme, le trekking, l'alpinisme, le VTT, les safaris, le rafting et ses nombreux temples et lieux de cultes.

Katmandou est la capitale (politique et religieuse) du Népal, dont elle est également la plus grande ville. Les autres principales villes sont Pokhara, Biratnagar, Patan (Lalitpur), Bhaktapur, Birendranagar, Hetauda, Butwal, Bharatpur, Siddharthanagar (Bhairahawa), Birganj, Janakpur, Nepalganj, Dharan, Dhangadhi, et Bhimdatta (Mahendranagar).

La langue officielle est le népalais et la monnaie est la roupie népalaise.

Le pays est peuplé de plus de 60 ethnies et castes différentes. La caste des Chhetri (Kshatriya) constitue le groupe le plus représenté au Népal, regroupant 17 % de la population. La caste des Bahun (Brahmanes) constitue le second groupe avec 12 % de la population (recensement de 2011). Les Newars, considérés comme les premiers habitants de la vallée de Katmandou comptent pour 5 % de la population népalaise. Leur langue, le newari, est toujours parlée dans la vallée de Katmandou. Les autres principaux peuples du Népal sont les Tharus (7 %), les Sherpas, les Tamangs (6 %), les Gurungs, les Kirantis et les Magars (7 %).

Histoire

Article détaillé : Histoire du Népal.

Dynasties Kirata et Licchavi

Entre 400 et 750 apr. J.-C., la capitale actuelle du Népal, Katmandou, était dirigée par la dynastie des Licchavi. Les vestiges archéologiques de cette période consistent principalement en des inscriptions sur pierre, datées de deux époques consécutives. La plus ancienne, l'époque Åšaka, date de 78 apr. J.-C., tandis que la seconde, Amshuvarmā, date de 576.

Bien que la plupart des inscriptions indiquent les dates et commissaires des constructions en pierre, certaines transmettent des édits royaux, des mantras religieux ou des notes historiques. C'est grâce à la corroboration entre les mythes locaux et ces découvertes archéologiques qu'un peuple antérieur aux Licchavi a été identifié, connu sous le nom de Kirata. Très peu d'informations sont disponibles à ce sujet.

Monarchie : 1750-2006

Article connexe : Royaume du Népal.

Le Népal moderne est créé dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle lorsque Prithivî Nârâyan Shâh, le chef de la petite principauté de Gorkha, unifie un certain nombre d'États indépendants des contreforts de l'Himalaya en 1768. Le pays est fréquemment appelé le royaume Gorkha. Après 1800, la dynastie étant incapable de maintenir un contrôle du pays, celui-ci sombre dans une période d'agitation avant que la famille Rânâ accapare le poste de Premier ministre dans une autocratie fortement centralisée, reléguant le monarque à un rôle de représentation.

Ce n'est qu'à partir des années 1950, que l'ancien roi Tribhuvan, de retour au pouvoir après un an d'exil en Inde, parvient à nommer un Premier ministre ne faisant pas partie de la famille Rânâ : un projet de constitution institue une forme représentative de gouvernement basée sur un modèle britannique, mais remplacé rapidement par un retour à une monarchie plus traditionnelle, dénommée le « panchayat ».

Guerre civile

Article détaillé : Guerre civile népalaise.

En 1980, un référendum confirme le système du panchayat mais l'assortit de réformes démocratiques. En 1990, l'adoption de la démocratie parlementaire fait encore quelque peu progresser la démocratie, mais l’ampleur de la pauvreté et des inégalités dans les zones rurales va à partir de 1996 peu à peu développer une guérilla d'inspiration maoïste. Les affrontements, d'abord sporadiques, engendrent une guerre civile qui fera plus de 10 000 morts.

Des portions importantes du Népal sont gagnées par la rébellion. Les maoïstes en chassent les représentants des partis proches du pouvoir, exproprient les « capitalistes » locaux et mettent en œuvre leurs propres projets de développement. Ils gèrent également leur propres prisons et tribunaux. Outre les mesures coercitives exercées, la guérilla renforce son implantation en raison d'une popularité rencontrée auprès d’importants secteurs de la société népalaise, en particulier les femmes, les intouchables et les minorités ethniques. Ainsi, les discriminations relatives aux castes sont supprimées, les femmes reçoivent des droits de succession égaux à ceux des hommes et les mariages forcés sont interdits. Par ailleurs, les maoïstes dispensent gratuitement des soins de santé et participent à des cours d'alphabétisation[3].

C'est dans ce contexte qu'en 2001, le roi Birendra, la reine Aiswarya, le prince héritier Dipendra et les autres enfants du couple royal sont abattus au cours d'un dîner. Le prince Dipendra, sous l'effet d'alcool et de drogue, serait l'auteur des meurtres des membres de sa famille, ayant ensuite retourné l'arme contre lui. Gyanendra, le frère de Birendra, parent absent à ce dîner, devient ainsi roi. Mais la monarchie népalaise est fortement affaiblie, d'autant que Gyanendra, soupçonné d'être le vrai instigateur de ce massacre, suspend un an plus tard le Parlement, les Conseils locaux, et démet de ses fonctions le Premier ministre Sher Bahadur Deuba.

République

En 2006, face à la pression de la rue et à l'avancée des maoïstes qui chassent les forces gouvernementales des régions rurales, le roi est conduit à restaurer l'assemblée dissoute 4 ans plus tôt et nomme Premier ministre Girija Prasad Koirala qui parvient à faire voter par le Parlement une proclamation privant le roi Gyanendra de l’essentiel de ses pouvoirs.

Un accord de paix est alors établi entre le Gouvernement et le Parti communiste unifié du Népal (maoïste) et signé fin 2006. L'élection d'une assemblée constituante 10 avril 2008 voit alors la victoire des maoïstes ; sa séance inaugurale le suivant confirme l'abolition de la monarchie et son remplacement par une république démocratique fédérale. Le premier président de l'histoire du pays, Paramanand Jha est alors élu par la constituante au scrutin indirect le 19 juillet 2008 pour assurer la transition.

Incapables de s'accorder sur une constitution, les partis finissent par constater l'échec de la première Constituante, et une seconde est à son tour élue en 2013. Les rapports de force y sont alors modifiés, avec l'arrivée en tête du Congrès népalais mais le blocage institutionnel persiste faute d'une majorité nette, d'intérêts électoraux divergents et de désaccord quant à la nature de l'état et des futures institutions. Secoués par l'importance de la crise humanitaire liée aux tremblement de terre de 2015, les membres de la seconde Constituante s'accordent finalement sur une nouvelle constitution qui est promulguée le 20 septembre 2015. Celle ci instaure un État démocratique républicain, fédéral, laïque, d'orientation socialiste et doté d'un régime parlementaire[4]. Dans la foulée, la Constituante élit le 28 octobre suivant un nouveau chef de l'État, la candidate du Parti communiste marxiste-léniniste unifié, Bidya Devi Bhandari, qui devient la première femme présidente de la République et se voit chargée d'assurer la transition jusqu'à la mise en place des institutions.

Mise en place des institutions

Conformément à la constitution nouvellement en vigueur, les différents échelons administratifs ainsi qu'un Parlement bicaméral sont mis en place tout au long de l'année 2017 jusqu'au début de 2018. Des municipales ont lieu en plusieurs fois de mai à septembre 2017, puis des provinciales en deux temps les 26 novembre et 7 décembre 2017, le pays étant désormais composé de sept provinces, dont les noms et capitales sont alors encore à définir. Simultanément aux provinciales se tiennent les élections des 272 députés de la Chambre des représentants, chambre basse du parlement et organe central au sein du système parlementaire népalais. Formant une Coalition de gauche, le PCM-LU et le PCM remportent la majorité absolue avec respectivement 121 et 53 sièges. Leurs dirigeants s'accordent sur la formalisation de leur alliance via la fusion prochaine des deux partis en un seul Parti communiste.

Le 7 février, la chambre haute, dite Assemblée nationale, est élue au scrutin indirect par un collège d'élus municipaux et provinciaux. Le scrutin est également remporté par la coalition de gauche, qui transforme ainsi les victoires obtenues aux niveaux local et provincial l'année précédente.

Khadga Prasad Sharma Oli (PCM-LU) devient Premier ministre le 15 février 2018[5]. Il fixe immédiatement au 5 mars la tenue de l'élection du nouveau président, et au 16 mars celle du vice-président, ces scrutins devant ainsi achever la décennie de transition post-révolutionnaire[6].

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