Nénuphar

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Nénuphar
Nom vulgaire ou nom vernaculaire ambigu :
L'appellation « Nénuphar » s'applique en français à plusieurs taxons distincts.
Description de cette image, également commentée ci-après

Nénuphar géant à Londres

Taxons concernés

Sous-pages sur les Nénuphars

Les familles contenant des Nénuphars :

Le nénuphar [1] ou nénufar [2], [N 1] est une plante aquatique [1], [2], [3], dicotylédone [1], de la famille des Nymphéacées [1], [2], [3], de l'ordre des Nymphéales (contrairement au lotus qui fait partie des Nélumbonacées), à rhizome [1], pourvue de larges [2] feuilles arrondies flottantes [1] et de grandes [2] fleurs solitaires blanches, jaunes, violacées ou rougeâtres [1], se développant à la surface des eaux calmes dans les pays chauds et tempérés [1].

Ainsi défini, nénuphar est un nom vernaculaire ambigu en français car il est employé pour désigner tant des espèces du genre Nymphaea — telle le nénuphar blanc (Nymphaea alba [4]) — que des espèces du genre Nuphar — telles le nénuphar jaune (Nuphar lutea [5]), le nénuphar nain (Nuphar pumila [6]) et le nénuphar de Spenner (Nuphar x spenneriana [7]), ou encore du genre Victoria, nénuphars géants d'Amazonie, Victoria amazonica [8], et Victoria cruziana [9].

Par analogie avec le lis, le nénuphar est parfois désigné lis d' étang [10], [11] ou lis d'eau [10].

Par métonymie, nénuphar désigne le rhizome ou la fleur de la plante [1].

Faux-nénuphar désigne des Nymphoïdes tels que le limnanthème faux-nénuphar, ou petit nénuphar pelté (Nymphoides peltata [12]).

Terminologie

Étymologie

Le substantif masculin [1] nénuphar est emprunté, par l'intermédiaire du latin médiéval nenuphar [1], à l' arabe nainūfar, nīnūfar, nīlūfar [1], du persan نیلوفر / nīlūfar [1], lui-même emprunté au sanskrit नीलोतपल / nīlōtpala («  lotus bleu »), composé de नील / nīlah (« bleu-noir ») et utpalam (« fleur du lotus ») [1].

Orthographe

L' Académie française a initialement écrit « nenufar [13] », puis « nénufar » de 1762 [14] jusqu'en 1935 (huitième édition de son Dictionnaire) et les rectifications orthographiques du français en 1990 préconisent de revenir à cette orthographe du fait de l'origine «  arabo-persane » du mot (nīnūfar), car le digramme ph serait conforme avec une translittération du phi (φ) du grec ancien mais pas du fāʾ (ﻑ) arabe.

Nymphes et nénuphars ( John William Waterhouse, Hylas et les Nymphes, 1896).

En adoptant la graphie « nénuphar » dans la huitième édition de leur Dictionnaire (achevée en 1935), les Académiciens se seraient laissés aller à un rapprochement sémantique avec les nymphes (ces dernières partageant avec les nénuphars un attrait certain pour l’ eau), mais également avec le genre Nymphaea, qui est celui de certains nénuphars. Dans son propre dictionnaire, Émile Littré a comme entrée principale « nénufar », mais cite également nénuphar « d'après l'usage des botanistes » [15]. Cette dernière graphie figurait déjà dans divers dictionnaires tels que : celui de Thomas Corneille ; celui de Jean Nicot ; l'édition posthume () du Dictionnaire universel [16] d' Antoine Furetière (-) ; son édition revue et corrigée () par Henri Basnage de Beauval (-) ; et l'édition lorraine () du Dictionnaire de Trévoux [17].

Un autre genre de nénuphar est Nuphar, nommé en 1809 par le britannique James Edward Smith. L'orthographe du nom de ce genre laisse penser que la chose n'est pas simple, ainsi qu'il apparaît déjà chez Littré [3].

Par plaisanterie, on a appelé « guerre du nénufar » ou « guerre du nénuphar » les polémiques qui ont agité la France au début de l'année 1991 à propos des rectifications orthographiques. En 2005, une brochure exposant l'orthographe de 1990 a été éditée sous le titre Le millepatte sur un nénufar.

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