Mouvement pour la France

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Mouvement pour la France
Image illustrative de l'article Mouvement pour la France
Logo officiel.
Présentation
Président Philippe de Villiers
Fondation
Siège 33 avenue de Ségur
75007 Paris
Vice-présidents Véronique Besse, Dominique Souchet, Philippe Darniche, Bernard Seillier, Georges Berthu, Alexandre Varaut
Secrétaire général Patrick Louis
Positionnement Droite
Idéologie Gaullisme
Souverainisme
National-conservatisme
Euroscepticisme
Démocratie chrétienne
Libéralisme économique
Patriotisme
Régionalisme vendéen
Affiliation européenne Mouvement pour l'Europe des libertés et de la démocratie (MELD)
Couleurs bleu
Site web http://www.pourlafrance.fr/
Représentation
Députés
1 / 577
Sénateurs
0 / 348
Députés européens
0 / 72
Conseillers départementaux
1 / 4 042
Conseillers régionaux
3 / 2 040
Maires
15 / 36 635

Le Mouvement pour la France (MPF) est un parti politique français de droite et d'inspiration souverainiste, fondé en 1994 et présidé depuis par Philippe de Villiers, qui s'est présenté aux élections présidentielles de 1995 et 2007.

Historique

Issu à la fois du mouvement « Combat pour les valeurs » et de la liste « Majorité pour l'autre Europe » des élections européennes de 1994, le Mouvement pour la France est créé le à la Maison de la Chimie à Paris par Philippe de Villiers, le juge Thierry Jean-Pierre et James Goldsmith.

Le mouvement « Combat pour les valeurs » est fondé par Philippe de Villiers, Bernard Debré, Christine Boutin et Bernard Seillier [1]. Peu après, Philippe de Villiers se lie à Philippe Séguin et Charles Pasqua aux côtés de qui il mène la campagne pour le « non » au traité de Maastricht.

Lors des élections européennes de 1994, sa liste « Majorité pour l'autre Europe » sur laquelle on trouve entre autres, le juge Thierry Jean-Pierre et le petit-fils du général de Gaulle, Charles de Gaulle, crée la surprise en obtenant 12,34 % des suffrages, soit treize députés européens.

Fort de ce succès, Philippe de Villiers se présente ensuite à l' élection présidentielle de 1995, où il obtient 1,5 million de voix soit 4,74 % des suffrages.

Aux législatives de 1997, le MPF fait liste commune avec le Centre national des indépendants et paysans (CNIP) sous l'étiquette LDI ( La droite indépendante [1]) mais n'obtient pas de députés autres que Philippe de Villiers.

En juin 1999, la liste du RPF-IE, où Philippe de Villiers figure en deuxième position derrière Charles Pasqua, en recueillant 13,05 % des voix, soit 13 députés au Parlement européen, est la première de droite, devant la liste RPR conduite par Nicolas Sarkozy. Le MPF fusionne avec le mouvement de Charles Pasqua (Demain la France) et devient le RPF. Un an plus tard, Philippe de Villiers quitte le parti et recrée le MPF en dénonçant la gestion opaque du RPF par Charles Pasqua, qui cherche à imposer ses proches collaborateurs.

Le parti est mené par Philippe de Villiers et animé par Patrick Louis, secrétaire général du mouvement depuis le . C'est aussi en 2001 que sont créés les Jeunes pour la France, structure jeune du MPF.

En juin 2004, le MPF a remporté trois sièges au Parlement européen, ceux de Philippe de Villiers, également président du conseil général de Vendée, de Paul-Marie Coûteaux et de Patrick Louis.

Le parti fait campagne pour le non au référendum sur le traité établissant une Constitution pour l'Europe. À la suite de l'arrivée de nombreux adhérents après le , le MPF a mis en place une charte excluant notamment toute xénophobie [2], qu'il est nécessaire de signer pour adhérer.

De fin 2004 à décembre 2005, le nombre d'adhérents passe de 7 000 à 16 250. Le MPF s'est vu rejoindre par Jacques Bompard, maire d' Orange et animateur de l'Esprit public, démissionnaire du bureau politique du Front national.

En mars 2007, Philippe de Villiers est candidat MPF à la présidentielle Française. Paul-Marie Coûteaux, ancien soutien de Chevènement à l' élection présidentielle de 2002, devient porte-parole de Philippe de Villiers aux côtés de Guillaume Peltier. Le député UMP Jérôme Rivière lui apporte son soutien en devenant Président de son comité de soutien.

Le , Philippe de Villiers réalise un score décevant (2,23 %) après une campagne présidentielle au cours de laquelle il a essentiellement axé son discours sur l'« islamisation », la défense de l'« identité nationale » et son bilan de Président de Conseil général en Vendée. Le MPF noue alors des alliances dans le cadre des élections législatives avec l'UMP, assurant l'élection de deux députés en Vendée, puis renoue des alliances ponctuelles avec le parti présidentiel aux élections municipales de 2008.

Après les élections présidentielle remporté par la droite et en vu des élections régionales de 2010, à l'invitation du président Nicolas Sarkozy, fin 2009 le Mouvement pour la France (MPF) rejoint le comité de liaison de la majorité présidentielle [3], [4].

Après le retrait de Guillaume Peltier, c'est Patrick Louis, ancien secrétaire national aux fédérations, qui devient secrétaire général du mouvement. Il a pour mission de relancer le MPF après l'échec de la présidentielle. Il s'agit d'en faire un parti incontournable pour présenter une alternative crédible à droite de l'UMP d'une part, et pour qu'il devienne le fer de lance d'un vaste mouvement alter-européen en France, d'autre part. C'est dans cette perspective que le Mouvement pour la France rejoint le Parti européen Libertas. Créé par l'Irlandais Declan Ganley, Libertas a pour but de coordonner l'ensemble des mouvements souverainistes ou « euroréalistes » européens afin de faire campagne pour les élections européennes de 2009 sous un label commun. Le président tchèque Václav Klaus et le parti du président polonais Lech Kaczyński sont déjà en pourparlers avec le mouvement, qui a été l'un des grands artisans du non au traité de Lisbonne en Irlande.

C'est donc sous la bannière de Libertas que le MPF et Chasse, pêche, nature et traditions (CPNT) s'unissent pour les élections européennes [5]. La campagne sera dirigée par l'ancien député UMP Jérôme Rivière (qui n'est toutefois pas membre du MPF) [6].

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