Mouvement des progressistes

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Ne doit pas être confondu avec Les Progressistes ou Les Progressistes (2007).
Mouvement des progressistes
image illustrative de l’article Mouvement des progressistes
Logotype officiel.
Présentation
FondateurRobert Hue
Fondation
(Mouvement unitaire progressiste)

(Mouvement des progressistes)
Siège9, rue Casimir-Delavigne
75006 Paris
Porte-parolesSébastien Nadot
Sofia Djeddi
Secrétaire généralFrançois Béchieau
PositionnementGauche[1]
IdéologieProgressisme
Socialisme démocratique
Social-démocratie
Social-écologie
Écologisme
Démocratie participative
[réf. nécessaire]
Couleurs     Violet
Site webmd-p.fr
Présidents de groupe
Assemblée nationaleRichard Ferrand (REM)
SénatGilbert Barbier (RDSE)
Représentation
Députés
2 / 577
Sénateurs
0 / 348

Le Mouvement des progressistes (MDP) est un parti politique français créé en 2009 sous le nom du Mouvement unitaire progressiste (MUP) autour de l'ancien secrétaire national du Parti communiste français (PCF) et sénateur Robert Hue. Son orientation à gauche se veut « démocratique, unitaire, progressiste, écologiste et humaniste »[2]. Le MDP s'inscrit dans le prolongement du Nouvel espace progressiste, association politique qu'il a créée l'année précédente, en 2008.

Le 10 mai 2016, le MDP annonce vouloir présenter un candidat à l'élection présidentielle de 2017, Sébastien Nadot[3]. Finalement, le 27 février, ce dernier se retire pour soutenir la candidature d'Emmanuel Macron[4].

Histoire

Nouvel espace progressiste

Robert Hue, qui estime que le PCF n'est « plus réformable »[5] après ses échecs électoraux successifs, décide d'en quitter le conseil national — tout en gardant sa carte d'adhérent — pour créer cette association qui a pour volonté de rénover les idées communistes hors du PCF au moyen d'une « radicalité constructive »[6].

Le Nouvel espace progressiste (NEP), une association politique française de gauche, de type think tank, est créé le [7]. Cette création est annoncée par Robert Hue, ancien secrétaire national et ancien président du Parti communiste français (PCF), le [5], peu avant le XXXIVe congrès du PCF. Il en confie la coordination à Bernard Frédérick[5] (né en 1947), journaliste à L'Humanité, et en assume la présidence.

La première assemblée générale de l'association était prévue au printemps 2009[6]. En avril, une antenne du NEP a été mise en place à Pontoise, dans le Val-d'Oise (NEP 95). Coordonnée par Christian Mongondry, cette antenne revendiquait alors une centaine d'adhérents[8].

En mars 2009, elle revendique 300 adhérents[6]. L'association compte parmi ses membres le sociologue Jean Lojkine et est soutenue par le sénateur communiste Ivan Renar, le créateur de Sofres Pierre Weill et le secrétaire CGT d'EDF Frédéric Imbrecht[9].

Le , le NEP est transformé en parti politique sous le nom de Mouvement unitaire progressiste (MUP)[7]. En novembre 2009, Robert Hue annonce la création du MUP au cours d'une conférence de presse au Sénat[10].

Mouvement des progressistes

Le mouvement a constitué dans plusieurs régions des listes d'union dès le premier tour des élections régionales de mars 2010. Et cela, contrairement au PCF qui s'oriente vers une alliance avec d'autres partis de la gauche du Parti socialiste, mais sans ce dernier. À terme, l'objectif revendiqué est la création d'une « confédération progressiste et démocratique », dont le Rassemblement social, écologique et démocrate pourrait être la préfiguration.

À l'issue des élections régionales de 2010, le MDP obtient cinq conseillers régionaux : trois en Picardie et deux en Île-de-France. Au conseil régional d'Île-de-France, ses élus ont constitué un groupe avec les élus du Parti radical de gauche.

La stratégie d'alliance constitutive du MDP amène le parti à soutenir François Hollande dès le premier tour de l'élection présidentielle de 2012[11].

Aux législatives, le MDP obtient un député en la personne de Jean-Noël Carpentier, élu dans le Val-d'Oise, et qui siège au sein du groupe radical, républicain, démocrate et progressiste (à majorité PRG), tout comme Robert Hue, sénateur, qui siège avec le groupe du Rassemblement démocratique et social européen (à majorité PRG).

Le , le MDP organise sa première rencontre nationale progressiste qui réunit près de 200 délégués des régions et départements au Sénat[12].

Le , le MDP présente une liste aux sénatoriales en Haute-Garonne menée par Sébastien Nadot.

Le , le Mouvement unitaire progressiste change son nom en Mouvement des progressistes[13].

Début février 2016, le MDP, à travers une lettre de son président Robert Hue adressée au PS et à son premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis, annonce la création d'un « pacte commun de progrès humain et de l’écologie », destiné à dépasser les jeux des appareils politiques de gauche pour s'adresser directement au « peuple de gauche et de l'écologie »[14].

Le 10 mai 2016, le Mouvement des progressistes annonce l'investiture de Sébastien Nadot, candidat citoyen et progressiste, à l'élection présidentielle de 2017, et, le 28 mai, réunit sa convention nationale à Paris. Sa candidature devait initialement s'insérer dans la primaire citoyenne de 2017 mais le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis la recale[15].