Michka Assayas

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Michka Assayas
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Michka Assayas en 2014

Biographie
Naissance
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Paris Voir et modifier les données sur Wikidata
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Michka Assayas est un journaliste et écrivain français, né le [1].

Biographie

Il est le fils du scénariste et écrivain Raymond Assayas (dit Jacques Rémy) et de la styliste Catherine de Károlyi, et le frère du réalisateur Olivier Assayas et le demi-frère du diplomate Georges Károlyi.

Ancien élève de l' École normale supérieure de Fontenay-Saint-Cloud, il a collaboré dès le début des années 1980 à Rock & Folk où il défendit ardemment certains groupes post-punk comme Joy Division en 1981 [2] et New Order en 1983 [3]. Assayas travailla aussi pour Libération. Il fut également éditorialiste dans la première mouture du magazine Les Inrockuptibles et a écrit pour VSD, 7 à Paris, Actuel, Le Monde de la musique. Il a été le maître d'œuvre du Dictionnaire du rock (3 volumes, 2.650 pages), paru en 2000 aux éditions Robert Laffont puis réédité dans une version actualisée en 2014, et a été un temps chroniqueur dans l'émission de Bernard Lenoir sur France Inter. Ami de longue date du chanteur Bono de U2, il finit par le convaincre d'écrire un livre d'entretiens paru en 2005. De septembre 2008 à juin 2012, il a animé une émission hebdomadaire le dimanche à 22 h sur l' histoire du rock, Subjectif 21, sur France Musique [4].

A partir du 8 novembre 2015, il anime sur France Inter l'émission hebdomadaire Very Good Trip, le dimanche à 16 h, après le succès de la même émission, quotidienne, diffusée en août 2015. L'émission devient par la suite quotidienne et est programmée de 21 h à 22 h [5].

Il a aussi été un détracteur de plusieurs groupes comme Siouxsie and the Banshees, critiquant en 1982 les riffs « fangeux » de leur guitariste John McGeoch [6]. Le travail de John McGeoch, au sein de cette formation post-punk, a par la suite été cité en référence par certains musiciens loués par le journaliste, dont Johnny Marr des Smiths et Johnny Greenwood de Radiohead [7], [8].

En 2009, lors du renouvellement de son passeport, suite aux circulaires Pasqua étendues en 2005, il est sommé par le ministère de l'Intérieur de prouver sa nationalité française. Dans un contexte d'utilisation politique du thème d'" identité nationale", répondant au président en exercice Nicolas Sarkozy selon lequel « le sentiment de perdre son identité peut être une cause de souffrance profonde », il dénonce dans un article intitulé "Comment j'ai perdu mon identité nationale" [9] sa situation, créant selon lui « une forme inédite de ségrégation » appliquée à « des dizaines de milliers de Français », ainsi que le « double langage hypocrite » des administrations et de leurs fonctionnaires. Il raconte en 2011 dans Faute d'identité son expérience, qui l'a contraint à fouiller dans ses archives familiales et à réfléchir sur l'idée de l' identité [10].

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