Michel Charzat

Michel Charzat
Fonctions
Sénateur de Paris
Groupe politique SOC (1968-2007)
Maire du 20e arrondissement de Paris
Prédécesseur Didier Bariani
Successeur Frédérique Calandra
Député de la 21e circonscription de Paris
Législature 11e et 12e ( Ve République)
Groupe politique PS
Prédécesseur Véronique Carrion-Bastok
Successeur George Pau-Langevin
Législature 7e ( Ve République)
Groupe politique PS
Prédécesseur Didier Bariani
Successeur circonscription supprimée
Député de Paris
Scrutin proportionnel par département
Législature 8e ( Ve République)
Groupe politique PS
Député de la 30e circonscription de Paris
Législature 7e ( Ve République)
Groupe politique PS
Prédécesseur Didier Bariani
Successeur circonscription supprimée
Biographie
Date de naissance (74 ans)
Lieu de naissance Paris
Parti politique PS (1968-2007)
Profession Maître de conférence

Michel Charzat est un homme politique français, né le à Paris. Il est apparenté au groupe républicain et citoyen. Ancien proche de Jean-Pierre Chevènement et longtemps animateur du Centre d'études, de recherches et d'éducation socialiste (CERES), il a soutenu Laurent Fabius.

Biographie

Économiste et universitaire. Diplômé de l' Institut d'études politiques de Paris [1], docteur en sociologie, Michel Charzat adhère au Parti socialiste (PS) en 1968 et devient rapidement l'un des théoriciens du CERES.

Entré au comité directeur du PS en 1973, au bureau exécutif en 1975 et au secrétariat national en 1979, il est directeur adjoint de la campagne présidentielle de François Mitterrand en 1981. Il est élu député la même année ; il devient rapporteur de la commission spéciale chargée des nationalisations.

Longtemps membre du CERES, puis de Socialisme et République, Michel Charzat se range, en 1991, parmi les partisans de l'engagement de la France dans la guerre du Golfe. Pour cette raison, il rompt provisoirement avec Jean-Pierre Chevènement.

Congrès de l'Arche

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En 1991 a lieu le Congrès de l'Arche ( de La Défense). Le congrès est entièrement consacré au Projet socialiste. Il avait pour objectif d'effacer les divisions nées du congrès de Rennes en rassemblant les militants autour d'une remise à jour idéologique qui tienne compte de l'expérience du pouvoir, des mutations de la société française, des bouleversements du monde après l' effondrement du communisme et la guerre du golfe. La démarche proposée par le rapporteur, Michel Charzat, est originale et fructueuse. Après avoir auditionné des dizaines d'intellectuels, journalistes, artistes, acteurs de la "société civile"… une consultation associant militants et sympathisants débouche sur un texte qui est voté à la quasi-unanimité. Un droit d'option permet un débat très ouvert alors que des amendements alternatifs donnent l'occasion à une opposition de se compter (Jean-Pierre Chevènement : 11 %, Julien Dray et Marie-Noëlle Lienemann : 6 %). Dans les semaines qui suivent, Pierre Mauroy, estimant sa mission accomplie après la réussite du congrès de l'Arche, décide de quitter la direction du parti. Il propose, au comité directeur, Laurent Fabius au poste de premier secrétaire.

Maire

Michel Charzat est conseiller du 20e arrondissement de Paris. Élu maire du 20e en 1995, les électeurs lui ont renouvelé leur confiance en 2001 aux côtés de Bertrand Delanoë. Il s'est fait remarquer par la promotion depuis 1995 de dispositifs de démocratie participative : conseils de quartier, droit de pétition, urbanisme concerté...

Le , il annonce à l' AFP sa candidature aux législatives dans la 21e circonscription de Paris bien que l'investiture du parti socialiste ait été donnée à une femme, George Pau-Langevin ; celle-ci le devance au premier tour.

Poursuivant sa dissidence, il se présente aux élections municipales de mars 2008 dans le 20e arrondissement, en tant que maire sortant. Il obtient 16,03 % des suffrages au premier tour, puis 30,50 % au second face à Frédérique Calandra, candidate officielle du PS.

Député

Il est élu député le , pour la XIIe législature ( 2002- 2007), dans la 21e circonscription de Paris. Élu député pour la première fois en 1981, réélu en 1986 et en 1988, il est battu en 1993, mais devient sénateur de Paris en 1995. Après la démission en 1999 de la députée socialiste, élue en 1997, Véronique Carrion-Bastok, Michel Charzat se fait réélire au cours d'une élection partielle le (prise de fonction le 6).

En mars 2006, il est le seul député sortant à voir sa circonscription « réservée » à une femme. Michel Charzat décide alors de se consacrer à son mandat de maire, en échange de la promesse - accordée - de François Hollande que soient respectés les statuts du parti, qui veulent que les candidats socialistes soient désignés par les militants. Il soutient alors pour sa succession Sophia Chikirou, membre du Conseil national du PS. Mais le , le bureau national du PS, sous la pression du député Victorin Lurel, et malgré l'opposition des fabiusiens, investit George Pau-Langevin [2], sans vote des militants. La candidature de George Pau-Langevin est souhaitée par Bertrand Delanoë, au nom de la représentation de la communauté antillaise, dont le poids électoral est jugé décisif pour les municipales de 2008 à Paris. S'estimant trahi par cette décision, Michel Charzat annonce qu'il soutient le maintien de la candidature de Sophia Chikirou, son assistante parlementaire. Cette dernière renonce à se présenter au profit de Michel Charzat. Le PS exclut alors le député maire sortant.

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