Maxime Weygand

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Maxime Weygand
Image illustrative de l'article Maxime Weygand

Naissance
Bruxelles, Belgique
Décès (à 98 ans)
Paris, France
Origine Drapeau de la France  France
Allégeance Drapeau de la France République française
Drapeau de la France État français (Vichy)
Grade Général d'armée
Années de service 1885- 1942
Commandement 5e régiment de hussards
Forces françaises au Moyen-Orient
Chef des armées françaises à partir du 20 mai 1940
Conflits Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Faits d'armes Guerre soviéto-polonaise
Campagne de France
Autres fonctions Ministre de la Défense nationale sous Vichy

Maxime Weygand, né à Bruxelles le , mort à Paris le (à 98 ans), est un officier général français, membre de l' Académie française. Il a joué un rôle majeur lors des deux guerres mondiales.

Bras droit du maréchal Foch sur la fin de la Première Guerre mondiale, il est notamment chargé, le 11 novembre 1918, de lire les conditions de l'armistice à Rethondes à la délégation allemande. Nommé le commandant en chef de l'armée française, il est le premier responsable à se déclarer partisan de l' armistice avec l' Allemagne nazie. Il devient ministre du gouvernement de Vichy et applique les mesures de la Révolution nationale, notamment en Afrique du Nord. Écarté des responsabilités sous la pression allemande en 1941, hostile à la « dissidence gaulliste », selon la terminologie de Vichy, mais opposant à l'invasion de la zone sud par les Allemands le 11 novembre 1942, il est interné dans le Reich de novembre 1942 à la fin de la guerre. Il reste après-guerre un défenseur de la mémoire du maréchal Pétain, et soutient les partisans de l'Algérie française pendant la guerre d'Algérie.

Le mystère d'une naissance bruxelloise

Weygand est né le 21 janvier 1867 à Bruxelles, de parents inconnus (c'est l'accoucheur qui, deux jours plus tard, déclara à l' état civil la naissance de l'enfant, répondant au prénom de Maxime). Selon certaines sources, il aurait été le fils illégitime de l'impératrice Charlotte du Mexique, fille du roi des Belges Léopold Léopold Ier, et du colonel Alfred van der Smissen, plus tard général (1823-1895), commandant du corps d'armée belge envoyé au Mexique aux côtés des Français du maréchal Bazaine. Cette thèse est présentée par Dominique Paoli [1]. Pour conforter cette filiation, d'aucuns font remarquer la ressemblance frappante entre van der Smissen et Weygand adulte, comme cela apparaît lorsque l'on confronte leurs deux photographies, ainsi qu'elles furent présentées dans une émission de télévision d' Alain Decaux. C'est aussi l'opinion du journaliste spécialisé en histoire André Castelot à qui le roi des Belges Léopold III a déclaré « Weygand est le fils de Van der Smissen » [2]. Le général de Gaulle, quant à lui, ne se privait pas de relier la naissance de Weygand à l'expédition du Mexique (ainsi, lors du Conseil des ministres préparant la visite officielle au Mexique du général de Gaulle, le ministre des Armées Pierre Messmer, annonça que la France allait restituer au Mexique les fanions de l'armée mexicaine pris au moment de l'expédition du Mexique sous Napoléon III, en déclarant à ce sujet que cette guerre n'avait rien rapporté à la France. Le général l'interrompit et lui dit : « Si, cette guerre nous a rapporté Weygand ! ») [3].

Selon une autre thèse, celle de Charles Fouvez, qui a publié en 1967 Le Mystère Weygand aux éditions de La Table Ronde, Weygand serait le fils illégitime du roi des Belges Léopold II. Bien que les preuves formelles ne soient pas apportées, il existerait selon lui un faisceau d'indices formant des quasi-preuves. Dans le périodique Histoire pour tous no 100 d'août 1968, l'auteur confirme sa conviction sur la base du courrier reçu par lui après la publication de son livre. De plus, d'après lui, la mère de Weygand serait la comtesse Kosakowska, épouse d'un aristocrate russe d'origine lituanienne.

Selon Bernard Destremau, auteur d'une biographie de Weygand dans les années 1980, trois hypothèses seraient principalement à retenir :

  • la plus probante s'appuie sur la confidence, déjà faite à André Castelot, par le roi des Belges Léopold III, suivant laquelle Maxime Weygand serait bien le fils du colonel van der Smissen et de l'impératrice Charlotte du Mexique. Cette possibilité est rendue plausible par la très grande ressemblance entre Weygand et van der Smissen [4] et semble démontrée d'une façon définitive par Dominique Paoli dans son livre Maxime ou le secret Weygand (Bruxelles, 2003). Pour mieux approcher le problème, il faut savoir que le colonel van der Smissen commandait le corps militaire belge au Mexique. Cette unité avait été jointe aux forces françaises envoyées par l'empereur des Français Napoléon III. Celui-ci voulait profiter de l'installation d'un nouveau régime au Mexique pour y étendre l'influence française en soutenant le nouvel empereur du Mexique, l'Autrichien Maximilien. L'épouse de celui-ci étant la fille du roi des Belges Léopold Ier, ce dernier joignit des forces belges à l'expédition française, peut-être dans le cadre d'ambitions coloniales qu'il avait déjà tenté d'orienter vers la Colombie. C'est après avoir exercé un commandement dans plusieurs batailles, dont la victoire de la bataille de la Loma, que van der Smissen devint l'aide de camp de l'impératrice Charlotte, ce qui permettrait de croire à un rapprochement entre eux qui serait allé jusqu'à une « intimité » dont le fruit aurait été l'enfant appelé Maxime, né à Bruxelles, peu après le retour de l'impératrice dans cette ville. L'impératrice aurait trouvé en van der Smissen un consolateur (un compatriote de surcroît) pour compenser l'abandon moral et physique dans lequel la tenait son époux (réputé homosexuel). D'autre part, l'impératrice conserva cependant un fort engagement politique en faveur de son époux comme le montrent les auteurs qui ont relaté ses démarches désespérées et vaines auprès de Napoléon III et du pape pour tenter d'empêcher l'abandon de l'empire du Mexique par la France en particulier et l'Europe en général [réf. nécessaire] ;
  • une autre hypothèse, évoquée par Dominique Paoli, maintient la paternité de van der Smissen, mais pense que la mère serait peut-être Mélanie Zichy-Metternich (1832-1919), fille du prince de Metternich [5] ;
  • enfin, une autre piste impliquerait toujours l'impératrice Charlotte, mais cette fois-ci avec un médecin mexicain d'origine indienne, ce qui pourrait être illustré par un certain type physique aux yeux légèrement bridés qui s'accentua avec l'âge chez Weygand. Mais van der Smissen présentait également cette caractéristique.

Confié dès sa naissance à une nourrice bruxelloise, Mme Saget, qui l'élève jusqu'à l'âge de six ans, le jeune Maxime est ensuite conduit en France où, dans des circonstances mal déterminées, il devient le pupille de David de Léon Cohen, négociant juif résidant à Marseille. Curieusement, les Mémoires de Maxime Weygand restent totalement silencieux sur ses tuteurs, alors qu'il rend longuement hommage à sa gouvernante et à l’aumônier de son lycée, qui lui ont insufflé sa foi catholique.

Une certaine Hortense Denimal, épouse de Félix Vandievoet [6], est citée à plusieurs reprises dans le livre de Dominique Paoli, Maxime ou le secret Weygand (Bruxelles, 2003), car à un certain moment celle-ci avait recueilli chez elle un enfant du nom de Maxime dit de Nimal, qui n'était autre que le futur général Weygand.

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