Maurice Papon

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Maurice Papon
Maurice Papon en décembre 1967.
Maurice Papon en décembre 1967.
Fonctions
Ministre du Budget

(3 ans, 1 mois et 7 jours)
PrésidentValéry Giscard d'Estaing
Premier ministreRaymond Barre
GouvernementBarre
PrédécesseurPierre Bernard-Reymond
SuccesseurLaurent Fabius
Député du Cher

(12 ans, 11 mois et 22 jours)
PrédécesseurLaurent Bilbeau
SuccesseurBerthe Fiévet
Maire de Saint-Amand-Montrond

(12 ans)
PrédécesseurRobert Lazurick
SuccesseurSerge Vinçon
Maire de Gretz-Armainvilliers

(3 ans)
PrédécesseurGeorges Travers
SuccesseurAnatole Gaucherot
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissanceGretz-Armainvilliers
(Seine-et-Marne, France)
Date de décès (à 96 ans)
Lieu de décèsPontault-Combault
(Seine-et-Marne, France)
NationalitéFrançaise
Parti politiqueUDR, RPR
ProfessionHaut fonctionnaire
Maurice Papon
Complice de crimes contre l'humanité
Information
Condamnation
Sentence10 ans de réclusion criminelle pour complicité de crime contre l'humanité
Organisation de l'arrestation de Juifs
AffairesOccupation allemande
Période1942-1944
PaysDrapeau de la France France
RégionsAquitaine, Gironde
VilleBordeaux
Arrestation1984

Maurice Papon, né le à Gretz-Armainvilliers (Seine-et-Marne) et mort le à Pontault-Combault, est un haut fonctionnaire et un homme politique français.

Il est condamné en 1998 pour complicité de crimes contre l'humanité concernant des actes d'arrestation et de séquestration, lors de l'organisation de la déportation des Juifs de la région bordelaise vers le camp de Drancy, d'où ils sont ensuite acheminés vers le camp d'extermination d'Auschwitz, commis quand il était secrétaire général de la préfecture de Gironde, entre 1942 et 1944, sous l'occupation de la France par les forces armées du Troisième Reich. Mais, le tribunal estimant qu'il n'existait pas de preuve que Papon avait connaissance de l'extermination des Juifs à l'époque des faits, il est acquitté pour toutes les charges de « complicité d'assassinat » et des « tentatives de complicité d'assassinat ».

Préfet de police de Paris à partir de , il est également impliqué dans la répression sanglante de la 17 octobre 1961 organisée par le FLN, puis dans celle du , organisée par le PCF pour protester contre l'OAS et connue depuis sous le nom d'affaire de la station de métro Charonne.

Ayant par la suite mené une carrière de haut fonctionnaire, jusqu'à des postes ministériels, Maurice Papon est rattrapé par son passé en 1981, à la suite d'un article du Canard enchaîné paru entre les deux tours de l'élection présidentielle, alors qu'il est ministre du Budget du gouvernement Barre. Dix-sept années de batailles juridiques aboutissent à sa condamnation et à son incarcération, le , suivie de diverses péripéties jusqu'à sa mort.

Jeunesse et premières affectations

Fils de notable, Maurice Papon passe une partie de sa jeunesse à Gretz-Armainvilliers, dans la maison familiale où il est né. Son père, Arthur Papon, premier clerc à l'étude de Me Aulagnier, fonde la Société française des verreries champenoises, et sa mère se consacre à son éducation. Maurice Papon a neuf ans lorsque son père, de centre-gauche, devient maire de Gretz, poste qu'il conserve jusqu'en 1937 et qu'il cumulera avec celui de conseiller général du canton de Tournan-en-Brie et de président de ce même conseil en 1937[1].

Après des études secondaires à Paris, au lycée Montaigne et au lycée Louis-le-Grand, Maurice Papon fait des études de droit et de lettres, milite à la Ligue d'action universitaire républicaine et socialiste aux côtés de Pierre Mendès France[2]. Il est introduit par son père auprès d'amis politiques députés, très influents dans le Parti républicain, radical et radical-socialiste[3] : il est ainsi membre du cabinet de Jacques-Louis Dumesnil, ministre de l'Air dans les trois gouvernements Laval de 1931 à 1932.

En 1932-1933, il effectue son service militaire : six mois de formation au peloton des élèves officiers de réserve de Saint-Cyr, puis officier au 2e régiment d'infanterie coloniale, à la caserne des Tourelles à Paris, dans la compagnie d'instruction.

Il prépare le concours de l'Inspection générale des finances mais échoue. Marié, père d'une petite fille, il se présente au concours de rédacteur au ministère de l'Intérieur en 1935 pour subvenir au besoin de sa famille. Admis en bonne place, il choisit Paris et il est affecté à l'Administration départementale et communale, où il fait la connaissance de Maurice Sabatier, alors directeur adjoint. Il est rapidement détaché auprès de François de Tessan, secrétaire d’État dans les deux gouvernements Léon Blum et les deux gouvernements Camille Chautemps. Puis, il réintègre l'Administration départementale et communale.

Il publie des articles dans Le Peuple de la Brie dont le directeur politique est François de Tessan. Ce dernier lui avait confié l'examen des questions marocaines. En 1938 et 1939, il écrit aussi dans Le Jacobin, journal bimensuel des jeunes radicaux dont le rédacteur en chef est Jacques Mitterrand[4]. Il écrit aussi dans le Journal de la démocratie et dans La République de Seine-et-Marne, organe du parti républicain radical (centre-gauche).

Mobilisé en septembre 1939 au 2e régiment d'infanterie coloniale à Brest, il s'occupe d'intendance et s'ennuie. Il se porte alors volontaire pour le Proche-Orient, où opère le 2e RIC. Il est envoyé à Tripoli du Liban, puis, pour les services de renseignement, il commande en le poste de Ras el Aïn[5], où il étudie l'islam.

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