Martine David

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Martine David
Fonctions
Députée de la 13e circonscription du Rhône
Élection
Réélection

Groupe politique Groupe socialiste
Prédécesseur Jean Poperen
Successeur Philippe Meunier
Maire de Saint-Priest
Élection
Réélection 16 mars 2008
Prédécesseur Bruno Polga
Successeur Gilles Gascon
Biographie
Nom de naissance Martine Yvette Fouchier
Date de naissance (64 ans)
Lieu de naissance Loches
Parti politique PS
Profession Secrétaire de direction

Martine Yvette David, née Fouchier [1], est une femme politique française, née le à Loches. Elle a été député du Rhône de 1988 à 2007 et maire de Saint-Priest de 2003 à 2014.

Biographie

Débuts en politique

Née à Loches, en Indre-et-Loire, Martine Fouchier emménage dans l' Est lyonnais, à Décines-Charpieu durant sa jeunesse. Mariée, elle prend le nom de son mari et devient Martine David. Secrétaire de direction de profession et membre du Parti socialiste dès 1971 [2], elle fait ses débuts en politique en tant que conseillère municipale de Décines-Charpieu, élue avec la liste socialiste menée par Pierre Moutin lors des élections de 1983 [3].

Lors des élections législatives de 1988, elle est la suppléante du socialiste Jean Poperen, élu député dans la 13e circonscription du Rhône lors de ce scrutin [4].

Députée et adjointe au maire de Décines-Charpieu

Le 10 mai 1988, Jean Poperen est nommé ministre chargé des Relations avec le Parlement par Michel Rocard, Martine David lui succède alors dès le 29 juillet de la même année à l' Assemblée Nationale [3].

Alors qu'elle est nommée adjointe au maire de Décines-Charpieu chargée des affaires culturelles après que la liste socialiste reconduite par Pierre Moutin soit élue lors des municipales de 1989, Martine David accède pour la première fois par le vote au siège de députée de la 13e circonscription du Rhône lors des législatives de 1993 [2].

Cet enchaînement d'accès aux fonctions d' adjointe au maire de Décines-Charpieu et de députée du Rhône se répète lors des municipales de 1995 et des législatives de 1997 [2]. C'est sous la XIe législature, de 1997 à 2002, que la députée rhodanienne fut présidente du Groupe d'amitié France-Israël et membre du Conseil d'administration de la Fondation France-Israël.

En 2001, Martine David est présente sur la liste socialiste conduite par Bruno Polga lors des élections municipales à Saint-Priest. Maire de cette commune depuis 18 ans, Polga est réélu pour un quatrième mandat consécutif et David nommée première adjointe. Dans la même période, lors des élections législatives de 2002, elle est réélue pour un quatrième mandat consécutif à l' Assemblée Nationale [2].

Maire de Saint-Priest

C'est à l'âge de 68 ans que Bruno Polga, maire de Saint-Priest pendant deux décennies, démissionne le 29 novembre 2003. Martine David, qui est alors première adjointe de la commune, accède à la fonction de maire dans la foulée, de la même façon dont elle a accédé au siège de députée du Rhône pour la première fois en 1988, après la nomination de Jean Poperen au gouvernement. Il s'agit alors de la première femme maire de Saint-Priest.

Grâce aux nouveaux projets entrepris dernièrement par Polga, Saint-Priest est alors une commune moderne et dynamique, prête à valider aisément les objectifs en matière de développement économique et durable attendus au XXIe siècle. Martine David en devient la première magistrate, avec comme responsabilité de concrétiser les projets débutés par Bruno Polga et d'en développer de nouveaux afin de faire de la ville de banlieue un endroit accueillant et dynamique.

Martine David s'illustra parmi les autres maires de Saint-Priest en poursuivant l'opération Coeur de Saint-Priest lancée en décembre 2001 par son prédécesseur afin de réhabiliter totalement le centre-ville de la commune, ainsi que par la construction de logements sociaux, de nouveaux logements modernes et la rénovation de lieux publics [5].

La maire de Saint-Priest est reconduite à la tête de la ville en 2008, et nommé vice-présidente du Grand Lyon chargée du plan local d'urbanisme. Cette élection vient un an après sa défaite face au droitiste Philippe Meunier lors des élections législatives de 2007, malgré le soutien de Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn [6], [7]. C'est à la suite de ce dernier scrutin que David a dû céder le siège qu'elle occupait depuis 19 ans à l' Assemblée Nationale [8]. Au cours de ces années en tant que députée, Martine David a noué des relations avec de nombreuses personnalités politiques socialistes, comme Bruno Le Roux ou Claude Bartolone.

Le 1er janvier 2013, elle est nommée Chevalier de la Légion d'Honneur. Sa décoration lui est remise par Claude Bartolone, alors président de l'Assemblée Nationale [9].

Lors des élections municipales de 2014, et malgré le soutien de Bruno Polga [10], Claude Bartolone [11], Najat Vallaud-Belkacem et Manuel Valls [12], Martine David, en tête lors du premier tour, est battue au second face au candidat de l' UMP, Gilles Gascon. Après cette défaite serrée, l'ancienne maire conserve néanmoins un siège d' opposition au conseil municipal de Saint-Priest et un de conseillère communautaire du Grand Lyon [13].

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