Martial (poète)

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Martial
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Statue moderne de Juan Cruz Melero (photo par Victor Manuel Vicmael).
Nom de naissanceMarcus Valerius Martialis
Naissanceentre mars 38 et mars 40
Bilbilis, Saragosse
Décèsentre 102 et 104
Bilbilis, Saragosse
Activité principale
Auteur
Langue d’écritureLatin
Genres

Œuvres principales

Martial (en latin Marcus Valerius Martialis), né vers 40, au mois de mars[1], et mort vers 104 à Bilbilis, province de Saragosse, en Espagne, est un poète latin, connu pour ses Épigrammes, dans lesquelles il dépeint la société romaine de son temps.

Biographie

Martial naît dans une famille plutôt aisée[2] de Bilbilis, une petite ville de Tarraconaise, au nord de l’Hispanie. Cette famille se nomme Valerii.

En 64, il part pour Rome, où il espère faire fortune en tant qu'écrivain. Il s’installe dans le quartier de Subure, qui est populaire de mauvaise réputation, situé au nord des Forums impériaux. Il cherche l’appui de compatriotes originaires d’Hispanie, dont les plus importants sont Sénèque et son neveu Lucain, dont il devient client. C’est le début d’une vie de bohème, reposant entièrement sur le soutien de ses patrons, pratique assez courante à l’époque.

L’année suivante, en 65, l’échec de la conspiration de Pison déclenche de la part de Néron une période de répression, dont Sénèque et Lucain sont les victimes. Durant cette période, Martial trouve refuge notamment auprès de Quintilien et de Pline le Jeune.

Grâce à son talent littéraire, il compose des poèmes pour ses patrons, que ces derniers font passer pour les leurs, ce qui va d’ailleurs pousser Martial à s’attaquer à eux dans son œuvre.

En 80, à l’occasion de l’inauguration de l'Amphithéâtre flavien, il publie le Liber spectaculorum[3]. On lui accorde le privilège du ius trium liberorum, qui lui confère aussitôt une certaine notoriété sans toutefois résoudre ses problèmes d’argent.

Domitien fait de lui un tribun militaire et un chevalier : il acquiert alors une certaine aisance et publie en 84 les Xenia et les Apophoreta. Il devient ensuite propriétaire de deux villas, l’une à Nomentum, l’autre à Rome sur le Quirinal.

En 98, lassé, semble-t-il de l'effervescence romaine et ruiné, il retourne, avec l’aide de Pline le Jeune, qui lui paie le voyage[4], dans sa ville natale, et s’installe dans une maison offerte par une admiratrice, Marcella[5].

Martial meurt en 104 mais, finalement, dans le regret de sa vie à Rome.

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