Marie-Ange Guilleminot

Marie-Ange Guilleminot
GUIRLANDE DE TSURU MAG ATELIER 2011.jpg

La Guirlande de Tsuru, vue de l'atelier de l'artiste.

Naissance
Nationalité
française
Activités
artiste plasticienne
Autres activités
sculpture, art vidéo
Formation
Villa Arson
Mouvement
Performance gestuelle
Distinctions
Mention d'honneur biennale de Venise 1997
Au centre de la rotonde du musée Guimet.
Photographie prise à Kyoto par Michel-Ange Seretti le 27 septembre 2014, lors d'une performance gestuelle de Marie-Ange Guilleminot.

Marie-Ange Guilleminot est une plasticienne, sculptrice, vidéaste, performeuse née à Saint-Germain-en-Laye en 1960. Elle vit et travaille à Paris.

Présente sur la scène artistique internationale[1], elle participe aussi à plusieurs expositions notables en France[2] : notamment avec Le Paravent au Centre d'arts plastiques contemporains de Bordeaux (1998), et pour « Jour de fête » en 2000 au centre Georges Pompidou à Paris où sont montrées, en 2009-2010, plusieurs pièces importantes, appartenant aux collections du musée, lors de l'exposition [email protected].

Son travail tourne autour des notions de « faire » et de « transformation » liées à son propre corps. Il se présente sous forme d'œuvres, d'objets ou sculptures d'usage, de films ou de livres d'artiste qui témoignent de ses performances[3],[4],[5]. L’œuvre de Guilleminot est présente dans plusieurs musées, saluée à la Biennale de Venise en 1997[6] où elle obtient la mention d'honneur pour son installation Le Salon de transformation.

Engagée dans le développement sur la durée d'une œuvre personnelle impliquant le collectif, depuis 1997 (date à laquelle Marie-Ange Guilleminot a eu l'idée de fonder La Boîte, association sans but lucratif) pour offrir au livre d'artiste un lieu de diffusion inédit et extra-ordinaire, elle a multiplié les "ouvertures" de La Boîte dans sa concession municipale parmi les Bouquinistes de Paris qui composent le paysage sur les quais de la Seine. Elle y accueille aussi bien : certaines figures emblématiques de l'art contemporain que de jeunes artistes ou étudiants d'écoles d'art[7].

La vocation de ce lieu dédié à l'art[8] et la finalité d'un tel regard porté sur le commerce du livre d'artiste se situe dans la marée surabondante des livres d'occasion, parmi les cadenas et tant d'autres souvenirs de Paris redevables au made in China. Pourtant, là réside une approche originelle et originale liée à l'architecture du livre conçu par un artiste. C'est avec le souci du miroir et de la transparence, mais aussi grâce à sa démarche artistique[9],[10], que Marie-Ange Guilleminot projette l'espace physique de ses propres boîtes dans la sphère urbaine agitée par le tourisme planétaire.

Cette œuvre ouverte sur l'étroite fenêtre d'un vaste monde, pas encore tout à fait dévasté[11], apparaît sous la forme de véritables sculptures banalisées puis inattendues, aujourd'hui ouvertes comme des "fenêtres avec vue" sur le fleuve et son flux de Bateau-mouche, sur le Grand Louvre, le Pont des Arts, l'Institut de France, face à la statue de Condorcet sur le Quai de Conti. Ces symboles aux titres singuliers illustrent l'apparence d'un paradoxe dans l'approche esthétique plurielle de cette artiste décrite très tôt comme "hors-norme" par la critique[12].

Jeunesse et formation

Marie-Ange Guilleminot est née en 1960 à Saint-Germain-en-Laye[13]. Elle sort diplômée de la Villa Arson en 1985. Elle débute alors sa carrière où se mélangent la performance gestuelle[14],[15], dans le droit fil de l'esthétique relationnelle, et la sculpture ou l'installation.

Elle voyage à travers le monde pour mener à bien expositions, performances, ateliers ou résidences et obtient une première acquisition importante aux États-Unis en 1996, pour les collections du musée d'art de Philadelphie[16].

Son travail d'artiste la met en relation avec plus d'une centaine d'artisans au savoir faire d'excellence[17],[18]. Quelques exemples sont à trouver dans le domaine du textile[19] :

  • Kimono mémoire de Hiroshima (1995-2005)[20],[21],[22], œuvres en peinture sur soie nées au Japon suivant les conseils de Kunihiko Moriguchi, trésor national vivant japonais[23],[24] ;
  • Touchez-Voir (2013-2016)[25], 40 pièces réalisées pour Palais Galliera avec des broderies d'Ollivier Henry[26],[27], des coupes de Carmen Mateos[28] ou Claudine Lachaud, Caraco[29]etc. ;
  • La Garde-Robe (2015)[30],[31], 40 autres pièces issues d'une commande artistique privée du groupe Première Vision[32], montrée en 2016 lors des Salons au Carreau du Temple et à Paris-Villepinte[33],[34].

Depuis 1995, sa formation artistique se renforce tout au long d’une période continue de voyages. Elle est nourrie par des rencontres privilégiées, en soutien, ou suivies et complétées par l’écriture de textes, de critique ou d’esthétique, voire littéraires ou poétiques. Dédiées à l’approche initiale de l’artiste, ces contributions en épousent les contours, voire la mallarméenne « notion » comme celles de: Ariella Azoulay (en)[35], Anne Bonnin & Vanessa Desclaux, Marie-Laure Bernadac, Sophie Duplaix, Catherine Francblin, Philippe Forest, Pierre Giquel, Haim, Mary Jane Jacob, Yves Jammet, Pierre Leguillon[36], Alexandre Mare & Stéphane Boudin-Lestienne, Anne Moeglin-Delcroix, Camille Morineau, Eva Prouteau, Harald Szeeman[37], Guy Tortosa.

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