Mariah Carey (album)

Mariah Carey
Album de Mariah Carey
Sortie ( États-Unis)
Enregistré décembre 1988–mars 1990
Skyline Studios, New York, Cove City Studios, Glen Cove, Tarpan Studios, San Rafael
Durée 46:41
Genre Pop, R&B, soul
Producteur Mariah Carey, Rhett Lawrence, Ric Wake, Narada Michael Walden, Ben Margulies, Walter Afanasieff, Tommy Mottola
Label Columbia Records

Albums de Mariah Carey

Singles

1. Vision of Love (sortie : 15 mai 1990)
2. Love Takes Time (sortie : 9 septembre 1990)
3. Someday (sortie : 21 décembre 1990)
4. I Don't Wanna Cry (sortie : 25 avril 1991)
5. There's Got to Be a Way (sortie : 6 mai 1991)

Mariah Carey est le premier album de l'artiste américaine Mariah Carey. Il sort le 12 juin 1990 sous le label Columbia Records. L'album contient une variété de styles contemporains et les chansons sont un mélange de morceaux dance et ballades. À l'origine, Carey écrit quatre chansons avec Ben Margulies et les enregistre sur une cassette. Ces chansons sont intégrées dans l'album après les avoir modifiées à la suite du contrat avec Columbia. En dehors de Margulies, Carey collabore avec plusieurs auteurs professionnels et des producteurs, qui sont choisis par Tommy Mottola de Columbia. Mariah Carey a été produit principalement par Rhett Lawrence, Ric Wake et Narada Michael Walden, tous considérés comme de bons producteurs à l'époque. Avec Carey, ils préparent l'album et le restructurent depuis les cassettes.

Depuis sa sortie, l'album reçoit des critiques positives qui complimentent la voix et la technique vocale de Carey. Il rencontre également le succès auprès du public. Si les ventes sont faibles au départ, il devient numéro un dans le Billboard 200 après l'apparition de Carey à la 33e cérémonie des Grammy Awards, et y reste pendant onze semaines. Mariah Carey est certifié neuf fois disque de platine par la Recording Industry Association of America (RIAA) pour la vente de neuf millions d'exemplaires. L'album rencontre un succès similaire au Canada, où il est numéro un et certifié sept fois disque de platine. Mariah Carey marche un peu moins dans les autres pays mais atteint le top 10 en Australie, Norvège, Nouvelle-Zélande, Royaume-Uni et Suède. L'album s'est vendu à quinze millions d'exemplaires dans le monde.

Cinq singles accompagnent la sortie de l'album dont quatre qui deviennent des numéros un dans le Hot 100. Vision of Love est choisie comme le premier single et est numéro un au Canada, Nouvelle-Zélande et États-Unis. La chanson est acclamée par les critiques et considérée comme l'une des meilleures entrées d'artistes. Elle est aussi créditée comme l'une des influences majeures de l'utilisation du mélisme. Le second single, Love Takes Time, est aussi numéro un au Canada et aux États-Unis. Avec les deux singles suivants, Someday et I Don't Wanna Cry, numéros un aux États-Unis, Carey devient la première artiste depuis The Jackson Five à voir ses quatre premiers singles devenir numéro un.

Genèse

En 1988, Mariah Carey a 18 ans et part de la maison de sa mère à Long Island pour acheter un petit appartement à Manhattan [a 1]. Elle réalise une cassette de quatre chansons qu'elle a écrites à l'université avec Ben Margulies [a 1]. À la fin de l'année, Carey, sans contrat, peine à attirer les producteurs de New York. Alors qu'elle vit de petits boulots, elle écrit toujours des chansons avec Margulies et modifie les cassettes [a 2]. Après plusieurs mois difficiles, Carey rencontre la chanteuse Brenda K. Starr et devient l'une de ses choristes [a 2]. Starr entend la voix de Carey tout au long des sessions et trouve qu'elle a du talent [a 3]. Elle réalise que Carey est capable d'avoir du succès mais a besoin d'aide pour être intégrée dans la musique moderne [a 3].

« Je n'avais vraiment pas envie de faire ça, mais je me suis dit que cela serait mieux que ce que je fais actuellement. Je suis donc allée aux auditions, et Brenda a été une personne géniale ».

—Carey, à propos de sa période de choriste de Starr [a 2].

Un soir, Starr emmène Carey à un gala dans l'espoir de convaincre un label d'écouter ses cassettes [a 4]. Jerry L. Greenberg, président de Atlantic Records la remarque [a 4]. Alors qu'elle lui donne la cassette, Tommy Mottola se jette sur l'occasion et lui dit qu'il veut faire un contrat pour « le projet [a 4] ». Alors que Mottola saute dans sa limousine, il écoute les cassettes et réalise l'ampleur du talent qu'il a découvert. Il retourne à la soirée mais Carey est déjà partie [a 4].

« À ce moment-là, elle devient ma priorité. Nous ne la considérons pas comme une artiste dance-pop. Nous la considérons comme un produit ».

—Don Ienner, président de Columbia Records, sur ses projets de collaboration avec Carey [a 5].

Après une semaine de recherches auprès du management de Starr, Mottola retrouve Carey et l'amène à Columbia Records [a 4]. Après avoir rencontré Carey et sa mère Patricia pour la première fois, il dit : « Quand j'ai entendu et vu Mariah, il n'y avait aucun doute qu'elle était destinée à devenir une grande star ». Après un bref rendez-vous, Carey signe le contrat en décembre 1988 [a 4].

Mottola était alors le dirigeant de Sony, le label parent de Columbia, et change le mode de fonctionnement de la compagnie [a 4]. Il estime qu'il est très important pour le succès du label de faire découvrir une jeune artiste qui pourrait rivaliser avec Whitney Houston de Arista Records et Madonna de Sire Records [a 4]. Il trouve que Carey représente les deux. Mottola s'implique dans le travail de Carey et elle se fait assister par des musiciens plus connus pour créer de nouvelles chansons comme Ric Wake, Narada Michael Walden [a 4].

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