Margaret Mead

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Margaret Mead
Portrait de Margaret Mead

Margaret Mead en 1948.

Biographie
Naissance
à Philadelphie
Décès (à 76 ans)
à New York
Nationalité américaine
Conjoint Gregory Bateson (-) Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants Mary Catherine Bateson ( en) Voir et modifier les données sur Wikidata
Thématique
Formation Barnard College, université Columbia et université DePauw Voir et modifier les données sur Wikidata
Profession Conservateur de musée et anthropologue ( en) Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions Médaille présidentielle de la Liberté, Prix Kalinga (), prix William Procter pour les réalisations scientifiques ( en) et National Women's Hall of Fame Voir et modifier les données sur Wikidata
Membre de Société américaine de philosophie, Académie américaine des arts et des sciences et Académie américaine des arts et des lettres Voir et modifier les données sur Wikidata

Margaret Mead ( à Philadelphie à New York) est une anthropologue américaine.

Formée à l' université Columbia par Franz Boas, Margaret Mead a contribué à populariser les apports de l'anthropologie culturelle aux États-Unis et dans le monde occidental [1]. Ses travaux portent notamment sur le rapport à la sexualité dans les cultures traditionnelles de l'Océanie et du sud-est asiatique. Son travail sur la sexualité des Samoans a suscité la controverse [2]. Dans le contexte de la révolution sexuelle des années 1960, Mead était en faveur d'une ouverture des mœurs sexuelles au sein de la vie traditionnelle religieuse occidentale.

Biographie

Une étude d'anthropologie sociale de la France en 1954 avec Rhoda Metraux.

Margaret Mead est la fille aînée des cinq enfants d'un professeur d'économie et d'une enseignante qui a quitté son métier au moment de son mariage ( Geertz 1989, p. 330). Margaret entre d'abord à l'université Pauw, qu'elle quitte au bout d'un an pour étudier la psychologie pendant deux ans à l'université Barnard. Elle entre en 1923 à l' Université Columbia dans le département d'anthropologie dirigé par Franz Boas et Ruth Benedict. En 1929, elle obtient son doctorat à l'université Columbia [[réf. souhaitée]. Son mémoire de thèse est une recherche sur la stabilité de la culture en Polynésie, basée sur les publications disponibles.

Elle épouse en 1923 son premier mari, Luther Cressman, étudiant en théologie. Elle divorce en 1928 pour épouser l'anthropologue néo-zélandais Reo Fortune qui l'accompagne dans ses voyages jusqu'à leur divorce en 1935. En 1936, elle épouse l'anthropologue Gregory Bateson rencontré chez les Chambulis. En 1939, naît la fille de Mead et Bateson, Mary Catherine Bateson Kassarjian.

Sur le terrain

Dès 1925, elle part à Samoa (sur Ta‘ū), seule, à 23 ans, malgré les craintes de ses amis et de Boas, qui lui conseillaient d'effectuer sa première enquête de terrain en Amérique [3]. Elle y reste entre 5 et 9 mois [4], [5].

En 1926, elle rejoint l'American Museum of Natural History de New York [6].

Elle retourne en 1928—1929 à Manus dans les Îles de l'Amirauté pendant huit mois, dont elle tirera un livre populaire Growing Up in New Guinea (1930) et une étude technique Kinship in the Admiralty Islands (1934) [3].

En 1928, elle produit le livre controversé Adolescence à Samoa et la monographie technique The Social Organization of Manu'a (1930) [7].

En 1930 elle fait une saison d'été chez les Indiens Omaha ; l'étude qui en sort en 1932 aura peu d'impact [3] ; elle part pour la Nouvelle-Guinée où elle s'intéresse à trois groupes, les Chambuli, les Mundugumor et les Arapesh, avec un point de vue comparatiste. Arrivée en décembre 1931, elle rentre aux États-Unis au printemps 1933, et produit le livre Sex and Temperament in Three Primitive Societies (1935), ainsi que The Mountain Arapesh publié en quatre parties de 1938 à 1949. Selon Clifford Geertz, le premier est un livre « pour le grand public, militant et controversé », tandis que le second est « destiné aux anthropologues, structuré et peu remarqué [3] ».

De mars 1936 à mars 1938, plus six semaines en 1939, elle travaille à Bali, dont elle produit, avec son mari l'anthropologue Gregory Bateson, son ouvrage le plus remarqué [6], Balinese Character: a Photographic Analysis (1942), ainsi qu'un film, Transe and dance in Bali.

En 1953, elle retourne pour six mois à Manus, et écrit New Lives for Old : Cultural Transformation — Manus 1928—1953 (1956).

Carrière aux États-Unis

Mead à l'Académie des sciences de New York, 1968.

En dehors de courtes visites à ses sites d'enquête, Mead aura passé presque six ans de recherches sur le terrain dans six cultures néolitiques, et une technologiquement plus avancée, Bali, situées dans le Pacifique Sud (à l'exception des Omaha). En parallèle, elle poursuit sa carrière au Musée d'Histoire Naturelle de New York, d'assistante-conservateur en 1926 à conservatrice en 1964 et conservatrice émérite en 1969 [6].

Au Musée, elle réunit des objets, organise des expositions et des films, recueille des fonds (et en donne), et crée la salle des Peuples du Pacifique, ouverte en 1971.

Dans les années 1930, elle travaille avec le psychiatre et psychanalyste Harry Stack Sullivan [[réf. souhaitée].

Avant de devenir professeur-adjoint à Columbia en 1954, elle a enseigné dans de nombreuses universités, tout en participant comme chercheur associé au département d'anthropologie de Columbia. Elle y a parfois remplacé Ruth Benedict, avec une influence notoire, et parfois tumultueuse [réf. nécessaire], sur les carrières de femmes plus jeunes qui arrivaient dans le département, comme Zora Neale Hurston ou Ruth Landes [réf. nécessaire].

Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle dirige un programme d'étude anthropologiques, basé sur des entretiens avec des expatriés, sur les cultures européennes. Elle développe une notion de caractère national d'où sortiront Soviet Attitudes Towards Authority (1951) et Themes in French Culture, écrit avec Rhoda Métraux (1954).

Engagement

Mead fut aussi une conférencière et une organisatrice inlassable, dans une foule d'organisations. Elle fut en particulier présidente de la Société américaine pour l'Anthropologie Appliquée (1949), de l'American Anthropological Association (1960), et de l'American Association for the Advancement of Science (1975).

Ingénierie sociale

De 1942 à 1949, elle participa aux rencontres interdisciplinaires connues sous le nom de conférences Macy qui réunit ingénieurs, biologistes, psychologues et anthropologues pour examiner les « mécanismes de contre-réaction et causalité circulaire dans les systèmes biologiques et sociaux [8] ».

Christianisme

De religion anglicane [9], membre de l' église épiscopale des États-Unis [10], elle participe à la rédaction du nouveau livre de prières édité en 1979.

En 1949, elle déclare à l'appartement de Clemens Heller de la rue Vaneau en Paris : « Un petit groupe de citoyens engagés et réfléchis est capable de changer le monde. D'ailleurs rien d'autre n'y est jamais parvenu [11] ». Cette citation, éditée en affiche, devient un élément marquant de la personnalité publique de Mead [12].

Bisexualité

Dès les années 1950, elle est adoptée par les communautés LGBT américaines pour ses travaux, car ses études sur la variété et la fluidité des expériences sexuelles dans d'autres cultures donnaient un fondement scientifique à leurs critiques de la société puritaine et hétérocentrée [13]. Dans un article de 1975, Mead écrit que « le temps est venu, je crois, où nous devons reconnaître la bisexualité comme une forme normale de comportement humain [14]. » Elle prend également parti pour l'hypothèse de la bisexualité innée, notant qu'« un grand nombre d'êtres humains - probablement la majorité - sont bisexuels en ce qui concerne leur capacité à éprouver des sentiments amoureux [15]. » Margaret Mead est elle-même bisexuelle [16], mais cet aspect de sa personnalité ne sera dévoilé qu'en 1984, par sa fille [17].

Réchauffement climatique

Après avoir assisté à en 1974 Bucarest à la conférence de ONU sur la surpopulation, dont elle rend compte la même année dans un article publié dans le magazine Science [18], Mararet Mead organise du 26 au 29 octobre 1975 en Caroline du Nord avec le parrainage de deux agences du U.S. National Institutes of Health [19] et avec la participation de Stephen Schneider, George Woodwell, James Lovelock, George Holdren, William Kellogg, une conférence intitulée « L’Atmosphère : menacée et menaçante » , dans laquelle elle alerte l'opinion mondiale sur le fait que les émissions anthropiques de gaz carbonique augmentent massivement en raison de la surpopulation humaine et que cela provoque un réchauffement global de la Terre [20], ce qui fait d'elle une des premières militantes contre le réchauffement climatique.

Hommages

Margaret Mead meurt des suites d'un cancer, le 15 novembre 1978.

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