Marcel Cachin

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Marcel Cachin
Marcel Cachin en 1918
Marcel Cachin en 1918
Fonctions
Député 1914- 1936
puis 1945- 1958
Sénateur 1936- 1940
Gouvernement IIIe République- IVe République
Biographie
Nom de naissance Gilles Marcel Cachin
Date de naissance
Lieu de naissance Paimpol ( France)
Date de décès (à 88 ans)
Lieu de décès Choisy-le-Roi ( France)
Parti politique SFIO ( 1914- 1921)
PCF ( 1921- 1958)
Résidence Seine

Marcel Cachin, né à Paimpol [1], [2] le , et mort à Choisy-le-Roi le , est un homme politique français.

Biographie

Jeunesse, formation et débuts professionnels

Il est le fils de Marcel Cachin, gendarme, et de Marie-Louise Le Gallou, fileuse de lin. Après des études au lycée Saint-Charles de Saint-Brieuc et à celui de Rennes, il suit les cours de la faculté des lettres de Bordeaux et passe sa licence en 1893. Il est professeur de philosophie à Bordeaux pendant quinze ans.

Toute sa vie, il fut très attaché au breton, « langue de la paysannerie et du prolétariat breton ».

Parcours politique

Tract de 1941 reproduisant la lettre de Marcel Cachin contre le "terrorisme".

Dès 1891, Marcel Cachin adhère au Parti ouvrier français de Jules Guesde. Il participe aux congrès socialistes d'Amsterdam ( 1904) et de Paris ( 1905), ce dernier prononçant la création de la SFIO qu'il rejoint.

Député de 1914 à 1932, il se rallie à la politique d'union nationale pendant la Première Guerre mondiale, et soutient donc la guerre. Il est envoyé en mission en Italie [3], puis une première fois en Russie en 1917.

Durant l'été 1920, il effectue avec Ludovic-Oscar Frossard un voyage en Russie soviétique : l'un et l'autre en reviennent conquis par le nouveau régime [4]. Cachin est ensuite l'un des artisans de la scission de la SFIO lors du congrès de Tours, durant lequel la majorité approuve la révolution d'Octobre et le soutien aux bolchéviks. Il est l'un des fondateurs du Parti communiste français, qui adhère à la IIIe Internationale.

En janvier 1923, Marcel Cachin dénonce l' occupation de la Ruhr ordonnée par le gouvernement de Raymond Poincaré afin de contraindre l’ Allemagne à accélérer les paiements. Lui et d'autres communistes français organisent d’importants meetings, notamment dans les villes de Francfort et Stuttgart. Inculpé pour « attentat contre la sureté extérieure et intérieure de l’État », son immunité parlementaire est levée et il est emprisonné. Il reçoit en février une lettre de soutien de Grigori Zinoviev, le président de l' internationale communiste, qui lui exprime ses « plus amicales salutations » et celles des « camarades Lénine, Trotsky et Boukharine ». Il est finalement innocenté en mai par le Sénat et libéré [5] [6].

Au tournant des années 1930, bien que député et membre du bureau politique, il n'est pas vraiment en odeur de sainteté. Trop unitaire sans doute, et réaliste envers la politique « classe contre classe », qui a provoqué le désastre électoral de 1928. Mais contrairement au futur collaborateur Jacques Doriot, à Henri Sellier ou à Renaud Jean, il restera fidèle au Parti et à la ligne stalinienne [7].

En 1936, il est l'un des piliers du Front populaire. Refusant de désavouer le pacte germano-soviétique et suivant la ligne du Parti, il est déchu de ses mandats en 1940. Pendant l' Occupation, confronté à la question des premiers otages à la suite des attentats perpétrés contre les soldats allemands, il rédige une lettre dans laquelle il condamne les attentats individuels contre l'armée allemande. Des extraits de cette lettre sont repris par le Parti ouvrier et paysan français, parti composé d'anciens élus du Parti communiste français dans un but de propagande pour la Collaboration [8]. Il ne sera pas inquiété à la Libération pour cet écrit.

Il mène, pendant la guerre, une existence clandestine dans son village natal puis en région parisienne. Après la Libération, il reprend ses activités jusqu'à sa mort en 1958.

Directeur de L'Humanité ( 1918- 1958), il est membre du bureau politique du Parti communiste français ( 1923- 1958) et sénateur (1935), puis député de la Seine (1946). Après la guerre, il est député doyen de l' Assemblée nationale, et ce jusqu'à sa mort.

À l'âge de 88 ans, il est le premier étranger à être décoré de l' ordre de Lénine.

Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (97e division), à Paris [9].

Famille

Sa fille Marcelle Cachin ( 1911- 1998) épousa Paul Hertzog, chirurgien. Elle-même médecin, elle était membre du parti communiste et député.

Son fils, Charles Cachin, pédiatre, épousa Ginette Signac, fille de Paul Signac. Leur fille, Françoise Cachin ( 1936- 2011), devint historienne d'art et conservatrice de musée.

Son neveu, Yves Cachin (1916-2010), chirurgien réputé, directeur de l' Institut Gustave-Roussy, milita également un temps au PCF et était titulaire de la médaille de la Résistance.

Son petit-fils, Olivier Cachin (né en 1962), est un journaliste spécialisé dans les musiques noires et le hip-hop. Il a également été le présentateur de l'émission Rapline sur M6 de 1990 à 1993.

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