Manuel Aeschlimann

Manuel Aeschlimann
Image illustrative de l'article Manuel Aeschlimann
Fonctions
Maire d' Asnières-sur-Seine
En fonction depuis le
(2 ans, 3 mois et 26 jours)
Élection (partielle)
Prédécesseur Sébastien Pietrasanta
Lui-même (élection annulée)

(16 ans, 3 mois et 24 jours)
Prédécesseur Frantz Taittinger
Successeur Sébastien Pietrasanta
Député de la 2e circonscription des Hauts-de-Seine

(10 ans)
Élection 16 juin 2002
Réélection 17 juin 2007
Législature XIIe et XIIIe
Groupe politique UMP
Prédécesseur Frantz Taittinger
Successeur Sébastien Pietrasanta
Conseiller général des Hauts-de-Seine
(élu dans le canton d'Asnières-sur-Seine-Sud)

(8 ans, 3 mois et 4 jours)
Prédécesseur Anne-Marie Johnsson
Successeur Cyrille Déchenoix
Biographie
Date de naissance (53 ans)
Lieu de naissance Asnières-sur-Seine
( Seine)
Nationalité Française
Parti politique RPR puis UMP puis Les Républicains
Diplômé de Université Paris II
Profession Avocat

Manuel Aeschlimann, né le à Asnières-sur-Seine ( Seine), est un homme politique français, maire d'Asnières-sur-Seine de 1999 à 2008 puis de nouveau de 2014 à et depuis et député de la 2e circonscription des Hauts-de-Seine de 2002 à 2012.

Biographie

Jeunesse et formation

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Élève à Sainte-Croix de Neuilly, il suit des études de droit à Assas, et obtient une maîtrise de droit privé et un DEA de science politique et de droit public.

Chargé de conférence à Assas, il devient maître de conférences à l' Institut d'études politiques de Paris, spécialiste de la stratégie électorale, jusqu'en 2007.

Carrière politique

Maire d'Asnières-sur-Seine de 1999 à 2008

Militant au RPR à partir de 1987, il entre au conseil municipal d'Asnières-sur-Seine à l'âge de 25 ans, puis est nommé premier adjoint au maire. Mais en 1992, il se désolidarise de l'équipe municipale, ce qui entraîne son exclusion du RPR. Il se présente alors, la même année, aux cantonales sous l'étiquette Génération écologie, mais est également exclu de ce mouvement [réf. nécessaire]. De 1994 à 1999, il est premier adjoint divers droite au maire d' Asnières-sur-Seine. Membre du conseil général des Hauts-de-Seine, il en préside en 1994 la commission de la culture, de la jeunesse et des sports, et devient président du Rassemblement national des élus locaux pour la sécurité. Il est élu maire UDF d'Asnières-sur-Seine en janvier 1999 en remplacement de Jean-Frantz Taittinger, démissionnaire. Il entre à l' UMP à sa création, en 2002.

En 2006, une enquête est ouverte par la brigade de répression de la délinquance économique (BRDE), concernant des listes électorales (environ 30 000 noms) qui auraient été triées par origine ethnique à la mairie d'Asnières. Manuel Aeschlimann dénonce l'ouverture d'une enquête à trois semaines des élections. Il affirme par ailleurs que tous les fichiers de la mairie ont fait l'objet d'une déclaration auprès de la CNIL [1].

Début décembre 2007, la presse publie un rapport de la chambre régionale des comptes d'Île-de-France. Ce document met en cause plusieurs aspects de la gestion de la mairie d'Asnières-sur-Seine, comme des faiblesses fiscales et un lourd endettement, une consommation excessive de carburant pour les véhicules de la mairie, « des honoraires d'avocats somptuaires », la « nomination irrégulière d'un cadre technique », la gestion de la construction d'un parking, ou encore un « conflit d'intérêts » de son adjoint dans des opérations immobilières [2], [3].

En vue du second tour de l' élection municipale de 2008, les listes du Parti socialiste et des Verts, du MoDem et divers droite fusionnent. Cette union, emmenée par Sébastien Pietrasanta, remporte le scrutin avec 51,87 % des voix contre 48,13 % à la liste de la majorité conduite par Manuel Aeschlimann, arrivée en tête du premier tour [4].

Condamnation par la justice et retrait du conseil municipal

Le , il est condamné en première instance à 18 mois de prison avec sursis, quatre ans d'inéligibilité et 20 000 euros d'amende pour favoritisme dans l'attribution d'un marché public en 1998 [5]. Le , la Cour d'appel de Versailles a confirmé la peine prononcée en première instance, l'inéligibilité étant réduite à un an [6]. Afin de pouvoir se représenter à l'élection municipale de mars 2014 à Asnières-sur-Seine à la fin de sa période d’inéligibilité, à partir d'octobre 2013, il renonce à se pourvoir en cassation, et présente sa démission de conseiller municipal d'opposition le 25 septembre 2012 [7].

Maire d'Asnières depuis 2014

Il se présente lors de l' élection municipale de 2014. Sa liste obtient 50,12 % des suffrages exprimés et bat celle menée par le maire sortant, Sébastien Pietrasanta [8] mais cette élection est annulée par le Conseil d'État le 11 mai 2015, celui-ci relevant qu'il résulte « des déclarations de policiers municipaux et de plusieurs témoignages circonstanciés, que des pressions ont été exercées aux abords immédiats de plusieurs bureaux de vote », et « qu’eu égard au très faible écart des voix entre les deux listes en présence, de telles pressions ont été de nature à fausser les résultats du scrutin » [9]. De nouvelles élections sont organisées les 14 et 21 juin 2015. La liste « 100% Asnières » conduite par Manuel Aeschlimann obtient 47,42 % des suffrages exprimés à l'issue du premier tour. Manuel Aeschlimann est à nouveau élu à la mairie d'Asnières après avoir battu Sébastien Pietrasanta avec 56,7 % des voix au second tour.

Il est élu le vice-président de la métropole du Grand Paris [10]. Le 15 mars 2016, il est condamné par le tribunal correctionnel de Paris pour avoir diffamé l'ancien maire d'Asnières Sébastien Pietrasanta en tentant de faire croire qu'un "film porno" avait été tourné à l'Hôtel de Ville par ses prédécesseurs. Son adjoint Alexandre Brugère est condamné pour diffamation également, ainsi que le journal Le Point [11], [12].

Député des Hauts-de-Seine

Il est élu député le 16 juin 2002, dans la 2e circonscription des Hauts-de-Seine, en obtenant 63,63 % des voix au second tour face au socialiste Dominique Riera [13]. Durant la XIIe législature, il est membre de la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la République et des groupes d'études parlementaire sur l'amiante, le cancer et la modernisation de la vie politique française. Chaque année, il sera rapporteur pour avis sur le budget des collectivités territoriales dans le cadre des lois de finance annuelles.

Il cosigne des propositions de loi, notamment en matière de sécurité, dont celle visant à inciter à la remise en état des biens dégradés par les auteurs de graffitis [14], ou celle visant à renforcer les mesures prises à l'encontre des personnes coupables de mauvais traitements sur les personnes âgées [15].

Le 17 juin 2007, Manuel Aeschlimann est réélu avec 56,19 % des suffrages pour la XIIIe législature, face à Michèle Etcheberry [16]. Sa suppléante est Caroline Coblentz.

En juin 2012, il est battu dans sa circonscription, au second tour, par Sébastien Pietrasanta (Parti socialiste), qui obtient 53,53 % des voix. Manuel Aeschlimann faisait partie de la « liste noire » des hommes politiques que la présidente du Front national, Marine Le Pen, avait appelé à faire battre du fait de leur « comportement particulièrement méprisant à l'égard de [ses] électeurs ou à l'égard des lois de la République » [17].

Fonctions politiques à l'UMP

Manuel Aeschlimann devient conseiller technique de Nicolas Sarkozy en juillet 2005, après avoir créé et présidé la commission du suivi de l'opinion publique à l' Union pour un mouvement populaire. À ce titre il met en garde l'UMP, à travers des sondages ciblés, sur une possible victoire du non au référendum sur la constitution européenne [18].

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