Manéthon de Sebennytos

Manéthon de Sebennytos (en grec ancien Μανέθων, Μανέθως) (e siècle avant notre ère) est un prêtre égyptien qui a écrit une Histoire de l'Égypte (Ægyptiaca) en trois volumes en grec sous le règne de Ptolémée Ptolémée II, mais sans doute à la demande de son prédécesseur Ptolémée Ptolémée Ier Sôter.

Manéthon était un Égyptien originaire de Sebennytos, ville du delta du Nil et dernière capitale pharaonique des Nectanébo. En tant que prêtre, il avait sans doute accès aux listes royales des bibliothèques de temples, mais aussi aux contes populaires à propos de divers pharaons mythiques. C'est à Manéthon que l'on doit la division en trente dynasties des souverains d'Égypte, toujours utilisée par les égyptologues avec quelques modifications (dynastie égyptienne zéro par exemple), car elle rend l'analyse de l'histoire égyptienne plus commode. C'est également à lui que l'on doit l'usage d'appeler Aménophis les Amenhotep, Thoutmôsis les Djéhoutimès ou Sésostris les Sénousert. Il s'agit là en effet des transcriptions hellénisées de noms égyptiens.

Une œuvre sujette à caution

Article détaillé : Ægyptiaca.

L'étude de son œuvre, ou du moins ce qu'il en reste, révèle que les sources de Manéthon sont multiples. La critique apportée par François de Bovet est présentée en détail dans l'article Ægyptiaca.

D'une part, une ou des listes royales « officielles ». Ces listes sont artificielles : elles ne sont pas historiques mais idéologiques, les dynasties sont recomposées[1] à des fins de propagande officielle[2] et de religion. Par exemple, les IIIe et IVe dynasties, tout comme les VIe et VIIIe dynasties, sont directement liées, la VIIe n'existe pas, les XVIIe et XVIIIe dynasties ne sont qu'une seule et même famille, etc., les pharaons d'Amarna, Akhenaton surtout, n'apparaissent que sous des noms péjoratifs déformés ; d'autres ont tout simplement disparu. Autre exemple, beaucoup de dynasties sont retaillées sans tenir compte des liens familiaux (plus ou moins oubliés d'ailleurs), de façon à obtenir des nombres de rois symboliques, comme le neuf ou le dix (référence à l'ennéade des dieux).

Le but est de cautionner la vision cyclique du monde et du temps des prêtres égyptiens[3] (les dynasties se succèdent comme autant de cycles renouvelés de neuf ou dix rois, comme , le soleil qui naît et meurt chaque jour).

D'autre part, Manéthon utilise des traditions populaires ou contes dont il reste des bribes : ces légendes transparaissent[4] à travers les rares anecdotes conservées, comme la mort de Ménès, tué par un hippopotame, ou celle de Bocchoris, brûlé par son ennemi.

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