Maison d'édition

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Une maison d’édition est une entreprise ou une association dont l’activité principale originelle est la production et la diffusion de livres ou de documents mis en page. Aujourd'hui, le métier d'éditeur englobe plus généralement l'édition de documents tous supports avec comme cœur de métier l'industrie du livre au sens large (cahiers reliés, catalogues, fascicules, album, classeurs, etc.).

Histoire

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Naissance d'un métier

C'est au milieu du XVIIIe siècle qu'apparaissent les premières véritables maisons d'édition mais on ne parle pas encore d'un « éditeur » au sens que ce mot a maintenant, mais bien plutôt de librairie.

En Allemagne et en France, aussi bien qu'en Angleterre, le commerce de librairie évolue. Le libraire se voit accorder un privilège exclusif d'édition, avec d'un côté l'auteur qui perçoit généralement un forfait en échange de son manuscrit, un libraire qui en a l'exclusive (copyright) et de l'autre un imprimeur qui matérialise le livre sous forme de cahiers cousus (la reliure reste un luxe). La diffusion (comptoir exclusif et représentations) et la distribution (colportage) étaient également très segmentées et quelque peu enclavées.

À Paris, l'entreprise éditoriale de L'Encyclopédie (1745-1772) qui associa quatre éditeurs parisiens et plus de 150 contributeurs français et étrangers constitua l'une des pierres fondatrices d'un nouveau monde culturel émergeant : le livre au temps de l'industrialisation. Les premières messageries apparaissent à Londres, Amsterdam et Bruxelles où par ailleurs la censure se fait discrète. Alors que l'Allemagne est le berceau de l'imprimerie moderne et le foyer des principales foires du livre (Francfort mais surtout Leipzig), c'est seulement en 1816 avec Friedrich Christoph Perthes que la librairie allemande s'affirme en tant que telle. Après un vent de liberté et une explosion des publications de type périodique et pamphlétaire durant la Révolution, Napoléon fixe en France et pour 70 ans les règles fondatrices de la librairie française.

On compte bientôt des noms comme la famille du Lillois Charles-Joseph Panckoucke, l'Anglais Richard Bentley (1794-1871, éditeur de Charles Dickens) ou les Écossais John Murray, Adam et Charles Black (un temps éditeurs de l'Encyclopædia Britannica), etc. Néanmoins, les frontières entre les différents métiers du livre seront toujours quelque peu floues : libraire détaillant comptant plusieurs boutiques, mais aussi une imprimerie et des services de messagerie, c'est ce que développera Louis Hachette dès 1840.

Révolution industrielle

Au cours de la première partie du XIXe siècle, à mesure que le taux d'alphabétisation progresse, la révolution industrielle s'accompagne d'une augmentation des tirages d'impression et d'une variété des produits offerts à la consommation : premiers livres populaires en format poche, premiers journaux à gros tirage sur rotative offrant des romans en feuilletons, premiers livres pour enfants illustrés. On assiste à la naissance de ce que l'on appellera le best-seller avec des auteurs comme Alexandre Dumas, Victor Hugo en France ou Walter Scott en Angleterre. Certaines maisons fondées pendant ces années séminales sont encore de nos jours en activité et constituent même le noyau originel d'importants groupe éditoriaux : Bertelsmann fondé en Allemagne en 1837 et aujourd'hui numéro 1 mondial du secteur média de masse ; Hachette fondé en 1826 à Paris et aujourd'hui filiale du Groupe Lagardère sous le nom d'Hachette Livre numéro un français et l'un des six grands groupes éditoriaux mondiaux ; le groupe britannique Pearson fondé en 1844 et originellement centré sur l'ingénierie opéra dès les années 1950 un virage vers les médias culturels de masse pour se hisser récemment aux sommets ; quant à l'Américain John Wiley & Sons fondé en 1807, il est toujours indépendant et fait figure d'exception.

À la fin du XIXe siècle, les maisons d'édition rivalisent sur les terrains éducatifs et loisirs : lancement de magazines d'histoires vraies (les « reportages »), d'encyclopédies et d'usuels lexicographiques (Larousse), scientifiques (Springer Verlag) et scolaires (Hachette, Nathan, Armand Colin, Hatier). Vers 1910, les principaux éditeurs américains actuels apparaissent tels que McGraw-Hill tandis qu'en France des maisons comme Flammarion, Gallimard et Grasset investissent le terrain du roman et de l'essai à fort tirage.

Les grands groupes

Après 1945, apparaissent des accords de licence qui font la fortune des éditeurs : Hachette par exemple négocie avec Disney la publication en français des personnages tels que Mickey. En Belgique, naissent les premiers groupes éditoriaux de bande-dessinée à gros tirage avec Casterman. En 1953, Henri Filipacchi lance Le Livre de poche, un format importé des États-Unis et qui connaît un succès immédiat.

Dans les années 1970 et 1980 l'édition mondiale commencent à se réorganiser, des groupes multimédia internationaux se forment tels que l'Américain McGraw-Hill, les Italiens De Agostini et Rizzoli, tandis que la maison française Hachette, rachetée par le Groupe Lagardère devient tentaculaire au point d'être baptisée « la pieuvre verte » (d'après la couleur de son logo d'alors).

Dans les années 1990-2000, des holdings éclatent comme le no 1 français CEP Communication alors filiale d'Havas et dont la branche livres deviendra plus tard et pour partie Editis, laquelle sera finalement absorbée par l'Espagnol Grupo Planeta. Le groupe Pearson rachète Macmillan, fondé en 1843 à Londres et dernier groupe familial indépendant de cette ampleur, pour le revendre en 2001 à l'allemand Holtzbrinck. Des maisons patrimoniales françaises comme Larousse, Hatier ou Nathan passent de groupe en groupe. La famille Flammarion vend sa maison à RCS MediaGroup, lequel la revend en 2012. D'énormes maisons d'édition américaines sont absorbées par des groupes multimédia transnationaux qui n'ont parfois que peu à voir avec le métier d'éditeur : l'imprimé compte en moyenne pour moins de 10 % dans le chiffre d'affaires de certaines de ces holdings.

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