Lycée Corneille (Rouen)

Lycée Corneille
image illustrative de l’article Lycée Corneille (Rouen)
Entrée principale du lycée (1981)
Généralités
Création1593
PaysDrapeau de la France France
AcadémieRouen
Coordonnées49° 26′ 43″ nord, 1° 06′ 02″ est
Adresse4 rue du Maulévrier
76000 Rouen
Site internethttp://lgcorneille-lyc.spip.ac-rouen.fr
Cadre éducatif
TypeLycée d'enseignement général public
Pouvoir organisateurAcadémie de Rouen
ProviseurHervé Lebarque (rentrée 2017)
Matricule0760090K
Population scolaire1 430[1] (2014 — 2015)
Enseignants116[1] (2011 — 2012)
NiveauSeconde
Première
Terminale
CPGE
BTS
Langues étudiéesAllemand
Anglais
Chinois
Espagnol
Grec moderne
Italien
Japonais
Norvégien
Russe
ProtectionLogo monument historique Classé MH (1910, 1985)
 Inscrit MH (1984)
Localisation

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Le lycée Pierre-Corneille est un lycée quadricentenaire de Rouen. Il y forme des élèves de la seconde jusqu’aux classes préparatoires aux grandes écoles.

Le lycée fait l’objet de classements au titre des monuments historiques depuis les 21 mars 1910 (chapelle) et 31 décembre 1985 (Ancien collège des Jésuites, Petit lycée de Joyeuse) et d'une inscription le 28 décembre 1984 (Ancien collège des Jésuites, Petit lycée de Joyeuse)[2].

Histoire

Un lycée quadricentenaire

Dans la seconde moitié du e siècle, la Réforme protestante progresse rapidement en France. Le cardinal-archevêque de Rouen Charles de Bourbon souhaite fonder un établissement d’enseignement capable de former la jeunesse aristocratique et bourgeoise dans la stricte doctrine catholique ; il fait, pour cela, appel à la Compagnie de Jésus. En 1593, le Collège de Bourbon ouvre. Les cours ne sont interrompus que de 1595 à 1604 en raison de l’expulsion des jésuites du royaume.

Au e siècle, le collège rencontre un succès rapide. Dès sa réouverture en 1604, il refuse quatre cents candidats faute de place. En 1662, il compte près de deux mille élèves, dont des noms célèbres comme ceux des deux frères Corneille ou de René-Robert Cavelier de La Salle[3]. Une première extension des locaux permet la construction du portail actuel et d’une vaste chapelle. Les cours sont donnés en latin, langue que les élèves doivent parler entre eux. Une place est accordée aussi au français, à l’histoire, à la géographie et aux sciences. On ne compte alors qu’une dizaine de professeurs, il y a encore peu de classes.

Au e siècle, l’enseignement devient plus scientifique. Un vaste programme de construction est engagé, dont il reste la cour d’honneur et la salle des Actes. En 1762, malgré la nouvelle expulsion des jésuites, l’établissement devient Collège Royal et continue de travailler selon les mêmes méthodes.

Sous la Révolution et l’Empire, le Collège fait place en 1796 à l’École centrale, expérience qui s’inspire de la pédagogie des Lumières et diversifie les cours aux dépens des langues anciennes. C'est en 1803 qu'est formé le lycée qui consacre le retour à la tradition basée sur les lettres classiques et les mathématiques.

Avec le e siècle, le lycée fonctionne sur le modèle napoléonien. La discipline sous uniforme est sévère, jusqu’à provoquer des chahuts et parfois de véritables révoltes. La formation, sanctionnée par le baccalauréat, est surtout classique, avec une place plus importante pour les sciences naturelles et les langues.

Les classes préparatoires sont créées en 1870.

Hôpital militaire pendant la Première Guerre mondiale, en partie occupé par l’armée allemande pendant la Seconde, le lycée sera bombardé en septembre 1942 et surtout le . Le monument aux morts à l’intérieur du lycée, qui comporte le nom d’anciens élèves morts à la guerre ou en déportation, accueille une cérémonie le 11 novembre.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, il est réquisitionné par la Wehrmacht pour servir de centre d’accueil aux soldats en garnison à Rouen et alentour. Des inscriptions en allemand sont d'ailleurs toujours visibles dans le portique de l’entrée Joyeuse.

La chapelle

Nef de la chapelle

La première pierre de l'église Saint-Louis a été posée en 1614 par la reine Marie de Médicis et est ouverte au culte depuis 1631. Cette église à une seule nef au plan en croix (52 m de long) est une synthèse entre le style gothique finissant et l’architecture classique. Mal entretenue, elle sera sauvée de la démolition par le Conseil municipal en 1895 et deviendra monument classé en 1910

Depuis 1959, des campagnes de restauration se succèdent et permettent de la rendre au culte et de l’ouvrir à un large public pour des activités culturelles prestigieuses comme le Festival d'octobre de Rouen.

La chapelle du lycée fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le [2].

Cet édifice fait l'objet de récents importants travaux dans le but d'être transformé en un auditorium qui serait opérationnel fin 2015. Ce projet d'un coût de 6 millions d'euros est confié au cabinet d'architecture bordelais King Kong. La capacité d'accueil prévue de cet espace est de 600 à 700 spectateurs. Les programmes artistiques viendraient compléter ceux du Théâtre des Arts de Rouen et ce dans un cadre exceptionnel pour la musique classique et sacré.

La section norvégienne

La section norvégienne est créée en 1918 et accueille 18 garçons (contre 24 auparavant) en moyenne qui passent 3 ans au lycée. En 1987, la princesse Sonja de Norvège est venue rencontrer les lycéens norvégiens.

Association d’anciens élèves

Depuis 1840, l’habitude s’était établie d’un repas des Anciens fixés à Paris. En 1864, l’Association des Anciens élèves est créée avec comme buts essentiels de resserrer les liens de camaraderie et de venir en aide aux plus jeunes. En 1906 est fondé Notre vieux lycée, bulletin de l’Association auquel ont collaboré entre autres Maurice Leblanc, André Maurois ou le peintre Jacques Villon. L’association sportive, les Francs Joueurs, est fondée en 1890.

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