Louise de Vilmorin

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Louise de Vilmorin
Nom de naissance Louise Levêque de Vilmorin
Naissance
Verrières-le-Buisson, France
Décès (à 67 ans)
Verrières-le-Buisson, France
Distinctions
prix Renée Vivien (1949)
Auteur
Langue d’écriture français
Genres

Louise Levêque de Vilmorin, dite Louise de Vilmorin, est une femme de lettres française, née le [1] à Verrières-le-Buisson ( Essonne), où elle est morte le [2].

Biographie

Philippe et Mélanie de Vilmorin

Née dans le château familial [3] d'une célèbre famille de botanistes et grainetiers, elle est la seconde fille de Philippe de Vilmorin et de son épouse, Mélanie de Gaufridy de Dortan [4]. Elle se fiance en 1923 à Antoine de Saint-Exupéry [1] mais épouse finalement en 1925 un Américain, Henry Leigh Hunt (1886–1972) et s’installe à Las Vegas, au Nevada [1]. Trois filles naissent de ce mariage : Jessica, Alexandra et Elena [1]. Divorcée, elle a une liaison en 1933 avec André Malraux et Friedrich Sieburg (séparément) [5], puis épouse en secondes noces, en 1938, le comte Paul Pálffy ab Erdöd (1890–1968), dont elle divorce en 1943 [1]. Ces années sont pour Louise « les plus belles de [sa] vie » [6]. Elle devient ensuite la maîtresse de Paul Esterházy de Galántha (1901–1964), à partir de 1942, puis de Duff Cooper, ambassadeur de Grande-Bretagne.

La femme de lettres voyage beaucoup et séjourne fréquemment en Suisse chez son ami le prince Sadruddin Aga Khan. En 1961, elle fait la connaissance à Genève, par le biais d’un de leurs amis communs Jean-Louis Mathieu, du peintre genevois Émile Chambon et se prend d’amitié pour lui. Le 10 mai 1962 se tient à son initiative le vernissage d’une grande exposition Chambon à la galerie Motte à Paris, dont elle préface le catalogue.

Louise de Vilmorin publie son premier roman, Sainte-Unefois en 1934, sur les encouragements d'André Malraux [1], puis, entre autres, Julietta [7] ( 1951) et Madame de… ( 1951).

Elle publie aussi plusieurs recueils de poèmes dont Fiançailles pour rire ( 1939), mises en musique par Francis Poulenc, Le Sable du Sablier (1945) et L'Alphabet des aveux (1954). Sa fantaisie se manifeste dans les figures de style dont elle est friande, notamment les holorimes (qu'elle écrit « olorime ») et les palindromes dont elle a écrit un grand nombre et de grande taille [8].

Francis Poulenc fait d’elle l’égale de Paul Éluard et de Max Jacob. Il trouve dans ses poèmes « une sorte d'impertinence sensible, de libertinage, de gourmandise qui prolongeait dans la mélodie ce que j'avais exprimé, très jeune, dans Les Biches avec Marie Laurencin » [9].

Elle a travaillé également comme scénariste et dialoguiste pour plusieurs longs métrages, Les Amants de Louis Malle en 1957, La Française et l'Amour pour le sketch de Jean Delannoy en 1960, et est apparue en tant qu'actrice dans Amélie ou le Temps d'aimer (1961) de Michel Drach et Teuf-teuf (1963) de Georges Folgoas.

En 1964, le photographe Pierre Jahan, qui la dit « de suite et totalement disponible en amitié », ayant en commun avec son frère André un culte pour Victor Hugo et douée pour la peinture, l'a représentée assise de profil à sa table de travail dans sa maison de Centuri, cliché qu'il publiera dans Objectif [10].

Elle termine sa vie avec son amour de jeunesse, André Malraux [1].

Toute sa vie, elle sera demeurée très attachée à sa fratrie dont elle était la seconde enfant. Parmi ses cinq frères et sœur figurent Mapie de Toulouse-Lautrec, Olivier, Roger et André de Vilmorin [1].