Louis Lecoin

Louis Lecoin
Louis Lecoin (après 1944).
Louis Lecoin (après 1944).

Naissance
Saint-Amand-Montrond ( Cher)
Décès (à 82 ans)
Les Pavillons-sous-Bois (Seine-Saint-Denis)
Première incarcération novembre 1912 : 5 ans de prison pour « provocation au meurtre, à l'incendie et au pillage » à la suite de la publication d'une affiche antimilitariste
Origine français
Type de militance secrétaire de la Fédération communiste anarchiste
fondateur de l' Union pacifiste de France
Cause défendue libertaire
pacifisme
antimilitarisme
syndicaliste révolutionnaire
objection de conscience

Louis Lecoin, né le à Saint-Amand-Montrond dans le Cher et mort le à Les Pavillons-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) est un militant pacifiste et anarchiste français. Il est à l'origine de la fondation de l' Union pacifiste de France.

Correcteur d’imprimerie et militant syndicaliste révolutionnaire, défenseur de l’ objection de conscience [1], il passe douze années de sa vie en prison pour ses idées.

Une jeunesse insoumise

Louis Lecoin était issu d'une famille très pauvre, de parents illettrés : il ne possédait lui-même qu'un certificat d'études. Il devint correcteur d'imprimerie après avoir exercé les professions de manœuvre, jardinier, cimentier et avoir été aussi mendiant. Il se lia avec une travailleuse des PTT, Marie Morand, jusqu'à la mort de celle-ci en 1956.

Au cours de sa vie il créa différentes publications : Ce qu'il faut dire, Le Libertaire, Défense de l’Homme et Liberté [2].

En octobre 1910, jeune recrue, il reçut l'ordre avec son régiment d'aller casser une grève de cheminots. Il refusa, ce qui lui valut 6 mois de prison [3] pour « refus d'obéissance à l'intérieur de l'armée », par le conseil de guerre siégeant à Bourges le 15 novembre. Démobilisé en 1912, il alla à Paris et devint, après avoir pris contact avec les milieux libertaires, secrétaire de la Fédération anarchiste communiste.

L'affiche du Groupe des conscrits de la Fédération communiste anarchiste, octobre 1912.

En octobre 1912, une quarantaine de jeunes militants libertaires refusent publiquement la conscription et se réfugient à l’étranger. La Fédération communiste anarchiste couvre de son sigle leur manifeste reproduit sur 2000 affiches et 80000 tracts, intitulé « Aujourd'hui insoumis, demain réfractaires, plus tard déserteurs ». Louis Lecoin avec Pierre Ruff assument les poursuites judiciaires et le 14 novembre, Lecoin prononce de surcroît un discours appelant au sabotage de la mobilisation dans un meeting. Il est condamné le 19 décembre 1912 à cinq ans de prison pour « provocation au meurtre, à l'incendie et au pillage » [4], [5].

Libéré en novembre 1916, il reçoit son ordre de mobilisation immédiat pour Bourges dans une section disciplinaire de l’armée. Il se réfugie alors chez l’anarchiste Georges Reimeringer non sans avoir adressé au gouvernement militaire de Paris une lettre dans laquelle il l’informait de son refus d’être incorporé.

Insoumis, il ne se cache pas et fait montre au contraire d’une grande activité. Avec Pierre Ruff et Claude Content, il rédige un tract signé du Libertaire et intitulé « Imposons la paix ». Il le distribue seul à Belleville le 11 décembre, ce qui entraîne immédiatement son arrestation puis celle de ses deux camarades. Tous trois comparaissent le 5 mars 1917 devant la 10e chambre du Tribunal correctionnel pour « propos alarmistes » et sont condamnés : Lecoin et Ruff à un an de prison et 1 000 francs d’amende, Content à 6 mois de prison et 500 francs d’amende. En outre, il est condamné 18 mois supplémentaires pour trouble à l'ordre public, sans même pouvoir s'exprimer. Il sera libéré en 1920, bénéficiant d'une grâce.

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