Louis IX

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Louis IX
Saint catholique
Sceau de majesté de Louis IX, dit Saint Louis.
Sceau de majesté de Louis IX, dit Saint Louis.
Titre
Roi de France

(43 ans, 9 mois et 17 jours)
Couronnement ,
dans la cathédrale de Reims
Prédécesseur Louis Louis VIII
Successeur Philippe Philippe III
Biographie
Dynastie Capétiens
Nom de naissance Louis de France
Date de naissance
Lieu de naissance Poissy ( France)
Date de décès (à 56 ans)
Lieu de décès Tunis ( Hafsides)
Père Louis Louis VIII de France
Mère Blanche de Castille
Fratrie Robert d'Artois
Alphonse de Poitiers
Isabelle
Charles de Sicile
Conjoint Marguerite de Provence
Enfants Blanche
Isabelle
Louis
Philippe Philippe III Couronne héraldique (3 branches trilobées)
Jean
Jean Tristan
Pierre d'Alençon
Blanche
Marguerite
Robert de Clermont
Agnès
Religion Catholicisme
Résidence Paris
Vincennes

Louis IX
Rois de France

Louis IX, né le à Poissy et mort le à Tunis, dit « le Prudhomme [L 1] », communément appelé Saint Louis [a], est un roi de France capétien du e siècle, qui régna pendant plus de 43 ans de 1226 jusqu'à sa mort. Considéré comme un saint de son vivant, il est canonisé par l' Église catholique en 1297. Quarante-quatrième roi de France, et neuvième issu de la dynastie des Capétiens directs, il est le cinquième enfant et deuxième fils connu du roi Louis Louis VIII, dit « Louis le Lion » et de la reine Blanche de Castille, de laquelle il reçoit une éducation très stricte et très pieuse durant toute son enfance. Aîné des membres survivants de sa fratrie, il hérite de la couronne à la mort de son père, alors qu'il n'est âgé que de douze ans. Il est alors sacré le en la cathédrale de Reims, mais c'est la reine mère qui, conformément au testament de Louis Louis VIII, exerce la régence du royaume jusqu'à la majorité du nouveau monarque.

Devenu adulte, Louis IX met fin au conflit entre Capétiens et Plantagenêt et se soucie de l'extension du domaine royal, auquel il rattache notamment les baillies d' Aix-en-Provence, Beaucaire et Carcassonne ainsi que les comtés de Blois, Chartres, Chateaudun et Sancerre, tout en consolidant sa souveraineté sur la Normandie, l' Anjou, la Touraine, le Maine et le Poitou. Il mène un règne inspiré des valeurs du christianisme qui contribue à fonder l'idée que les pouvoirs spirituel et politique peuvent être incarnés par un seul homme. Il atténue les excès de la féodalité au profit de la notion de bien commun et développe la justice royale où le souverain apparaît comme « le justicier suprême ». De cette manière, il fait progressivement passer la France d'une monarchie féodale à une monarchie moderne, ne reposant plus seulement sur les rapports personnels du roi avec ses vassaux, mais sur ceux du roi en tant que chef de l'État avec ses « sujets ».

Louis IX est effectivement un roi réformateur qui veut léguer un royaume dont les sujets seront soumis à un pouvoir juste : il renouvelle la «  Quarantaine-le-roi », introduit dans le pays des baillis et des prévôts, ordonne la présomption d'innocence, atténue l'usage de la torture, interdit l' ordalie et la vendetta et institue la supplicatio, consistant à pouvoir faire appel au roi pour l'amendement d'un jugement. Sa réputation dépassant les frontières du royaume, son arbitrage est parallèlement sollicité par les différentes monarchies d'Europe. Il établit également dans le royaume une monnaie unique et se fait l'instigateur des institutions qui deviendront le Parlement et la Cour des comptes. Très pieux, il fait d'autre part construire plusieurs églises, abbayes et hospices, vient en aide aux plus faibles, travaille à la conversion des princes mongols, soutient la fondation du collège de Sorbonne et se procure des reliques de la Passion pour lesquelles il fait construire la Sainte-Chapelle en 1242.

Conformément à son vœu prononcé à la suite d'une grave maladie, puis confirmé à la suite d'une guérison considérée comme miraculeuse, Saint Louis part se battre avec ses frères Robert d'Artois, Alphonse de Poitiers et Charles d'Anjou, tout d'abord en Égypte lors de la septième croisade. À son retour, alors qu'il est persuadé que son échec est dû à l'état d'immoralité du royaume, il travaille à renforcer son autorité et à rétablir la moralité chrétienne. Il décide ainsi de punir le blasphème, les jeux d'argent, les prêts à intérêts et la prostitution ; il tente également de convertir de gré ou de force les juifs de France. À cette fin, il finit par leur imposer diverses mesures, dont le brûlement du Talmud et, vers la fin de son règne, le port de la rouelle, tout en les protégeant lorsqu'ils sont injustement attaqués. Enfin, en 1270, il repart en Tunisie pour la huitième croisade, au cours de laquelle il meurt, probablement de la dysenterie.

Il est canonisé le sous le nom de saint Louis de France par le pape Boniface Boniface VIII. Sa fête liturgique est fixée au jour anniversaire de sa mort, c'est-à-dire le 25 août. Aujourd'hui considéré comme un monarque ayant offert à la France un renouveau économique, intellectuel et artistique, il est considéré comme l'un des trois grands Capétiens directs avec son grand-père Philippe Auguste et son petit-fils Philippe Philippe IV le Bel.

Jeunesse

L'éducation du petit prince

Né le sous le règne de son grand-père Philippe Auguste, au château de Poissy [L 2], le futur Louis IX est le cinquième enfant et deuxième fils connu [b] du futur roi Louis Louis VIII, dit « le Lion », et de la princesse Blanche de Castille [c]. Il ne devient en effet l'héritier qu'à l'âge de quatre ans, après la mort précoce de son frère aîné : Philippe [L 4]. Immédiatement après sa naissance, il est baptisé en la collégiale Notre-Dame de Poissy ; ce lieu demeurera cher au roi, qui aimera signer ses lettres du nom de « Louis de Poissy », ou encore, « Louis, seigneur de Poissy », considérant que sa vraie naissance demeure son baptême [L 5].

Ses parents, et plus particulièrement la princesse Blanche de Castille, lui font donner une éducation très poussée afin qu'il soit religieusement et moralement formé à la fonction royale et préparé à protéger l' Église [L 2]. Le petit prince vit également auprès de son grand-père vieillissant, le roi Philippe Auguste, qui exerce sur lui une grande influence. Philippe est le premier roi de France à connaître son petit-fils, ce qui accentue la force dynastique de l'enfant [L 6], [d].

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Le sacre de l'enfant roi

Enluminure montrant Louis agenouillé, en position de prière, devant un évêque qui le oint. Les prélat du royaume sont présents à gauche, les seigneurs à droite.
Le sacre de Louis IX, miniature du manuscrit de l'Ordo du sacre de 1250, BNF, Lat.1246, fo 17.

Louis est âgé de neuf ans lorsque son grand-père Philippe Auguste meurt, le . C'est alors son père, Louis « le Lion » qui devient roi mais pour une courte durée puisqu'il meurt trois ans plus tard, le [L 8]. Le , soit quelques jours avant sa mort, Louis VIII fait venir dans sa chambre les barons, prélats et personnages importants de l'armée pour leur faire promettre que, dès qu'il serait mort, ils prêteraient hommage et foi à son fils, et qu'ils le couronneraient roi au plus vite [e]. Selon le chroniqueur Philippe Mouskes, Louis Louis VIII missionne également ses plus proches conseillers, Barthélemy de Roye, Jean de Nesle et le frère Guérin, pour veiller sur ses enfants [L 9], [f].

Louis est âgé de douze ans à la mort de son père, l'angoisse et l'inquiétude d'être gouverné par un enfant envahissent alors le royaume [L 10]. Cependant, bien qu'enfant, le nouveau roi fait preuve d'une grande maturité [L 11] et, alors qu'aucun texte ni aucune tradition ne prévoit qui doit gouverner sous le règne d'un roi trop jeune, la tutelle passe entre les mains de la reine mère, Blanche de Castille, dès les premiers jours qui suivent la mort de son époux [L 12]. Cette situation est légalisée par un acte inédit, dans lequel l'archevêque de Sens et les évêques de Chartres et de Beauvais affirment que Louis VIII, sur son lit de mort, avait fait savoir qu'il décidait de placer son fils héritier, le royaume et ses autres enfants sous le « bail et la tutelle » de sa femme jusqu'à ce que Louis atteigne sa majorité [L 13].

Photographie de la lettre circulaire adressée par les prélats et barons du royaume aux évêques et grands feudataires pour les inviter à assister au Couronnement du jeune Louis IX.
Lettre circulaire adressée par les prélats et barons du royaume aux évêques et grands feudataires pour les inviter à assister au couronnement du jeune Louis IX, le . Archives nationales.

Louis IX est sacré roi le en la cathédrale Notre-Dame de Reims par l'évêque de Soissons, Jacques de Bazoches. Son sacre est marqué par trois aspects. D'abord, la rapidité de l'événement, afin que Louis IX soit rapidement « complètement » roi et que personne ne puisse faire pression sur lui ou son entourage [L 14]. Ensuite, il est vite adoubé, lors d'une étape à Soissons sur le chemin menant à Reims, car le roi de France doit nécessairement être chevalier. Enfin, le troisième aspect sur lequel insistent les chroniqueurs est l'absence des grandes personnalités du royaume, tant ecclésiastiques que laïcs [L 15], [g]. Les chroniqueurs ont souvent donné des motifs politiques à ces absences mais, selon Jacques Le Goff, même s'il est vrai que certains boudent le sacre pour des raisons politiques, la plupart n'ont simplement pas eu le temps de préparer leur voyage en raison de la précipitation de la cérémonie. De plus, le sacre d'un enfant n'est pas particulièrement attrayant pour les prélats et les grands seigneurs [L 16].

Blanche de Castille exerce le pouvoir avec le titre de «  baillistre » et reste peu de temps entourée des conseillers expérimentés — mais vieillissants — des deux règnes précédents : le frère Guérin, chancelier de France, rend les sceaux et meurt en 1227 ; Barthélemy de Roye, Grand chambrier de France, s'efface peu à peu et meurt en 1237 et Jean de Nesle n'apparaît plus que par intermittences. Le principal soutien de la reine reste alors Gauthier Cornut, évêque de Sens [L 17].

La révolte des barons

Miniature en couleurs représentant une reine âgée parlant au roi son fils
Blanche de Castille et Louis IX, détail d'une miniature de la Bible moralisée de Tolède, 1240.

En 1226, Blanche de Castille et ses conseillers s'occupent du cas de quelques seigneurs mécontents. Pour concilier Philippe Hurepel, demi-frère de Louis Louis VIII, son royal neveu lui donne les châteaux de Mortain et Lillebonne ainsi que l'hommage du comté de Saint-Pol et une rente viagère de six mille livres tournois [h]. À la demande de plusieurs seigneurs, à l' Épiphanie, le , Blanche, son fils et leurs conseillers décident également de libérer, en échange d'une rançon et de sa fidélité, Ferrand de Flandre qui avait trahi Philippe Auguste lors de la bataille de Bouvines [L 18]. Louis IX fait ensuite un effort en direction des grands seigneurs trop remuants : il promet de marier son frère Jean à la fille de Pierre Mauclerc, qui lui offre en gage Angers, Le Mans, Baugé et Beaufort-en-Vallée et promet de marier son frère Alphonse à une fille de Hugues Hugues X de Lusignan ainsi que sa sœur Isabelle à l'un de ses fils [L 19]. L'effort le plus important est fait envers le roi d'Angleterre Henri Henri III et, en , une trêve est conclue entre le roi de France et Richard de Cornouailles, frère du roi d'Angleterre. Le mois suivant, c'est Henri III en personne qui demande à Louis une trêve officielle. Celle-ci prend effet en [L 19].

Ainsi, au début de l'été 1227, le jeune roi est à la tête d'un royaume pacifié. Cependant, les barons ne supportent plus d'être conduits par un enfant et une femme étrangère. De nombreux seigneurs se rassemblent à Corbeil et prévoient d'enlever le roi afin de le séparer de sa mère et de ses conseillers pour gouverner en son nom et s'approprier le pouvoir, les terres et les richesses. À la tête de cette révolte se trouvent alors Philippe Hurepel, comte de Boulogne et oncle du roi, qui a accepté de devenir l'un de leurs chefs, mais sans conviction, et Pierre Mauclerc, duc de Bretagne, le plus puissant des vassaux du roi de France [L 20], [i]. Le jeune roi et la reine mère, qui reviennent de Vendôme, où ils sont allés négocier avec les barons de l'ouest, rentrent à Paris par Orléans mais toute leur suite est bloquée à Montlhéry par les barons rassemblés. Bientôt, les Parisiens, auxquels Blanche et ses conseillers avaient envoyé des messages requérant leur fidélité et leur soutien, prennent les armes, volent au secours du roi et le ramènent en triomphe [L 21]. Contre cette première révolte, le roi est également soutenu par le comte Ferrand de Flandre, libéré et resté fidèle, et de Champagne, avec lequel il est réconcilié [L 22].

En 1228, la coalition des barons se reforme. Cette fois, la révolte, soutenue par Philippe Hurepel, est dirigée par Enguerrand Enguerrand III de Coucy. Les coalisés ne s'en prennent plus directement au roi et à sa tutrice mais à de Champagne, leur plus puissant soutien [L 22]. Cette campagne commence par la propagation de rumeurs injurieuses à l'égard de Blanche : les barons l'accusent de vider les caisses du royaume et d'être la maîtresse de son conseiller Romain Frangipani ou encore de Thibaut de Champagne [L 23]. Heureusement pour le roi, les barons sont instables et impressionnés par la royauté, même représentée par un adolescent. Certains d'entre eux passent donc de la rébellion à une obéissance totale [L 24]. Mais il faut tout de même recourir aux opérations militaires et, en 1230, le jeune roi, âgé de moins de seize ans, prend la tête de l' ost royal. Il part en campagne dans l'ouest, contre Pierre Mauclerc, qui vient de prêter hommage au roi d'Angleterre en , et ses complices, puis en Champagne pour y protéger Thibaud [L 24]. La campagne de se termine avec la prise de Bellême et la reprise d'Angers, Baugé et Beaufort [L 25]. Sur les conseils de Romain Frangipani, l'armée royale ravage également les champs, les récoltes et les possessions de Raymond Raymond VII de Toulouse, celui-ci étant ainsi forcé de faire la paix avec le gouvernement du royaume [L 26].

En mai, Henri III, appelé à l'aide par Pierre Mauclerc, débarque à Saint-Malo mais n'ose pas engager les hostilités et s'enferme dans Nantes, sans combattre. Louis prend la tête d'une nouvelle armée et, grâce à l'aide de Hugues Hugues X de Lusignan, prend Clisson, assiège Ancenis et rase le château de La Haye-Pesnel, appartenant au rebelle Fouques Pesnel. Au printemps 1231, il entreprend une nouvelle campagne dans l'ouest et impose à Pierre Mauclerc une trêve de trois ans à Saint-Aubin-du-Cormier [L 25]. Entre-temps, Louis IX se tient en Champagne et les barons révoltés contre Thibaud n'osent pas attaquer le roi ; ils abandonnent ainsi les hostilités [L 26].

Victorieux, Louis apparaît comme un roi guerrier : les anciens coalisés, à l'exception de Pierre Mauclerc qui ne se soumettra qu'en , lui obéissent désormais [L 27], [L 28].

Fiançailles et mariage

Miniature scindée en deux parties : la première montre Louis et Marguerite de Provence agenouillés devant l'évêque qui les marie ; la seconde représente Marguerite allongée et Saint Louis priant à côté du lit conjugal.
Célébration du mariage de Louis et Marguerite. Le roi et la reine pratiquant l'abstinence. Guillaume de Saint-Pathus, Vie et miracles de saint Louis, 1330-1340, BNF, Fr.5716.

Louis IX est probablement reconnu majeur en 1234, à vingt ans, voire en 1235, à vingt et un ans [L 29], [j].

Guillaume de Nangis fait du mariage la conséquence d'un désir du roi mais, selon Jacques Le Goff et Gérard Sivéry, le jeune roi n'a fait que se conformer à l'usage et à l'avis de sa mère et de ses conseillers [L 30], [S 1].

Marguerite, aînée des quatre filles de Raimond-Bérenger Raimond-Bérenger IV de Provence, est à peine nubile car elle n'a que treize ans. Jean de Nesle et Gauthier Cornut sont alors nommés principaux négociateurs du contrat de mariage et, selon le chroniqueur Philippe Mouskes, Maurice de Sully, archevêque de Bourges, se serait également chargé des premières démarches. En 1233, le roi Louis IX ordonne au chevalier Gilles de Flagy, en mission à Toulouse, de passer par la cour comtale de Provence, probablement afin, selon Gérard Sivéry, de se renseigner sur la jeune princesse dont les rumeurs louent la perfection [S 2]. Louis et Marguerite sont de lointains parents, mais, le , le pape Grégoire Grégoire IX les relève de l'empêchement de mariage pour consanguinité [L 31], [k].

Le , à Sisteron, le comte et la comtesse de Provence reconnaissent devoir une dot de 8 000 marcs d'argent, à payer avant le , et donnent en gages le château de Tarascon et ses revenus au roi de France. La réponse se fait peu attendre ; Jean de Nesle et Gauthier Cornut, chargés d'aller chercher la fiancée en Provence et de l'accompagner jusqu'au lieu du mariage, font rédiger par écrit la promesse de mariage du roi qui s'engage à épouser Marguerite avant l' Ascension, célébrée cette année le [L 31]. Le , Raimond Bérenger complète la dot de 2 000 marcs supplémentaires en désignant Raimond Audibert, archevêque d'Aix, garant envers son futur gendre ; le comte cède alors les revenus du château d'Aix ainsi que la baillie d'Aix que détenait Guillaume de Cottignac. Mais la somme considérable de 10 000 marcs d'argent dépasse les capacités financières du comte qui n'en paiera en fait que le cinquième [S 2].

Le , le mariage de Louis et Marguerite est célébré en la cathédrale de Sens, par Gauthier le Cornu. Les personnages importants du royaume sont présents et la suite de Louis comprend sa mère, ses frères Robert et Alphonse, son cousin Alphonse de Portugal, de nombreux nobles dont le fidèle Barthélemy de Roye et plusieurs dames qui assurent la suite de Marguerite [L 32]. La cérémonie se déroule en deux temps. La première phase, une cérémonie extérieure devant l'église, commence par la jonction des mains des fiancés par Guillaume de Savoie, évêque de Valence et oncle de Marguerite, symbolisant leur consentement, puis les anneaux sont échangés et, enfin, elle se termine par la bénédiction et l'encensement des époux [L 33]. La seconde phase est essentiellement une messe lors de laquelle sont lus et chantés plusieurs textes [L 34]. Au moment de l' invocation, le roi reçoit un baiser de l'archevêque qu'il va porter à sa jeune épouse, lui promettant ainsi amour et protection. Enfin, vient la bénédiction de la chambre nuptiale, rite soulignant leur devoir de procréer [L 35]. Le lendemain du mariage, le , la jeune Marguerite est couronnée reine [L 36].

Selon Guillaume de Saint-Pathus, confesseur et confident de la reine Marguerite de Provence, Saint Louis ne touche pas sa femme pendant la nuit de noces ; il passe ses trois premières nuits de jeune marié à prier, respectant ainsi les trois «  nuits de Tobie » recommandées par l'Église [L 35].

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