Loïk Le Floch-Prigent

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Loïk Le Floch-Prigent
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Loik Le Floch-Prigent en 1999

Biographie
Naissance
Nationalité
Française
Formation
Activités

Loïk Le Floch-Prigent, né le à Brest (Finistère), est un ingénieur et un dirigeant d'entreprises français.

Son ascension à la tête d'entreprises publiques a été favorisée, dans un premier temps, par les fonctions qu'il a occupées au cabinet du ministre de l'Industrie et son entregent dans le monde politique. Il fut notamment PDG de l'entreprise pétrolière Elf entre juillet 1989 et 1993, puis président de la SNCF de décembre 1995 à juillet 1996, date de sa mise en examen dans le cadre de l'affaire Elf.

Biographie

Parcours professionnel

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  • 1967 : Diplômé de l’École Nationale Supérieure d’Hydraulique et de Mécanique de Grenoble (Grenoble INP - Ense3)
  • 1968 : Université du Missouri
  • 1969-1981 : Délégation générale à la recherche scientifique et technique (DGRST).
    • Chargé de mission contractuel urbanisme transports
    • Conseiller chargé de la recherche industrielle
    • Chef du service du fonds de recherche
    • Conseiller du directeur général de l'Anvar
  • 1981-1982 : directeur de cabinet du ministre de l'industrie, Pierre Dreyfus.
  • 10/1988 - 05/1989 : Chargé d'une mission d'étude sur l'avenir de l'industrie chimique, pharmaceutique et pétrolière française, auprès de Roger Fauroux, Ministre de l'industrie et de l'Aménagement du Territoire
  • 1982-1986 : président-directeur général de Rhône-Poulenc. A notamment participé au redressement de l'entreprise qui accumulait les pertes avant son arrivée.
  • du au  : président-directeur général d’Elf Aquitaine ;
  • du au  : président de Gaz de France ;
  • du au  : président de la société nationale des chemins de fer français (SNCF).
  • de 1997 à 2003 : consultant international (Energy and Transport Consulting).
  • de 2003 à 2005 : prison de Fresnes
  • 2005 - 2010 : Pour le compte de Pilatus, et dans le cadre de ses expertises minières, il va en Afrique, Congo-Brazzaville et Mali, en Irak (Kurdistan irakien), au Canada, en Oman, EAU, au Qatar, en RDC, au Bénin, au USA, Tanzanie, Égypte, Syrie, Turquie.
  • 2008-2011 : Accusé d'être le responsable de l'organisation d'une escroquerie a la nigériane impliquant Pilatus Energy AG.
  • de 2010 à 2011 : prison de Fresnes pour non-paiement d'amendes antérieures
  • 2011 : Création de Pilatus Group à Brazzaville, société au nom similaire à celui de Pilatus Energy AG, avec tentative de reprise d'un permis appartenant à Pilatus Energy Congo Sarl[1]
  • de 2012 à 2013 : Détention préventive au Togo puis relâché pour raison médicale dans l'attente d'un jugement dans le cadre d'une affaire d'escroquerie permettant de réduire la liquidité de l'actionnaire de Pilatus Energy AG et donc sa capacité à forer dans le cadre du permis
  • 2013 Retour en France

Affaires judiciaires

Condamnations et mises en examen

Loïk Le Floch-Prigent a été condamné en appel le à 30 mois de prison ferme et deux millions de francs d'amende. Il est incarcéré à la prison de Fresnes (Val-de-Marne) le .
L'ancien président d'Elf a été condamné par trois fois notamment pour abus de biens sociaux.
Il est écroué le 4 juillet 1996 et se trouve soumis à six mois de prison préventive jusqu'au , date de sa libération sous caution de 500 000 F, soit environ 76 225 euros.
  • Le , il est condamné à cinq ans de prison ferme et 375 000 euros d'amende. Il n'a pas fait appel de cette condamnation. Il est remis en liberté le pour raisons de santé.
En mai 2007, il a été condamné à 15 mois avec sursis dans le dernier volet judiciaire de l'affaire Elf : un système d’emploi fictifs mis en place en Suisse au début des années 1990[3].
Roger Quignot, juge d'application des peines (JAP) de Paris, a ordonné le 12 juin 2007 son retour en détention. Libéré en 2005, il n'aurait pas respecté les obligations de son contrôle judiciaire. En particulier, le JAP lui a reproché en effet de s’être rendu à l’étranger sans autorisation. Il appartient maintenant au parquet de Paris de faire exécuter la décision[4],[5].
Le , la cour d'appel de Versailles révoque partiellement sa libération conditionnelle pour avoir « manqué à l'obligation d'indemniser la partie civile en proportion de ses facultés contributives »[6].
Le , la Cour de cassation ordonne son incarcération pour six mois. Il est placé en détention à la prison de Fresnes le .

Procédure judiciaire en cours

En juin 2011, le Togo a émis un mandat d'arrêt international à son encontre, à la suite d'une plainte d'Abbas Yousef, un homme d'affaires de Dubaï. Ce mandat a été réactivé le 3 septembre 2012 et mis en application en Côte-d'Ivoire le 16 septembre 2012, avec remise immédiate à la police du Togo.

Détenu au Togo, Loïk Le Floch-Prigent a déposé le 5 décembre 2012 à Paris, par l'intermédiaire de son avocat Me Patrick Klugman, une plainte contre X pour « corruption » et «atteinte arbitraire à la liberté par une personne exerçant une fonction publique ».

Un comité de soutien fondé par sa famille en décembre 2012 a contacté les autorités françaises et la presse pour favoriser la prise en compte des importants problèmes de santé que Loïk Le Floch-Prigent rencontre dans le cadre de sa détention au Togo, où il ne peut recevoir les soins dont il a besoin, et obtenir son rapatriement en France.

Ce comité a également organisé un rassemblement devant l'ambassade du Togo à Paris le 16 janvier 2013. Il publie un site internet pour rassembler l'ensemble de la documentation, des témoignages et des articles de presse relatifs au différend qui oppose Abbas El Youssef à Loïk Le Floch-Prigent. Le 26 février 2013, pour des raisons de santé, il a été libéré de sa prison togolaise et transmis aux autorités françaises.

Famille

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Loïk Le Floch-Prigent est le neveu du poète breton Maodez Glanndour, et l'oncle de l'écrivain et journaliste Erwan Chartier.

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