Les Ulis

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Les Ulis
Les Ulis
Mairie des Ulis
Blason de Les Ulis
Blason
Les Ulis
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Administration
PaysDrapeau de la France France
RégionÎle-de-France
DépartementEssonne
ArrondissementPalaiseau
CantonLes Ulis (chef-lieu)
IntercommunalitéCommunauté d'agglomération Communauté Paris-Saclay
Maire
Mandat
Françoise Marhuenda (SE)
2014-2020
Code postal91940
Code commune91692
Démographie
GentiléUlissiens
Population
municipale
24 764 hab. (2015 en diminution de 0,11 % par rapport à 2010)
Densité4 781 hab./km2
Géographie
Coordonnées48° 40′ 56″ nord, 2° 10′ 11″ est
AltitudeMin. 87 m
Max. 170 m
Superficie5,18 km2
Localisation

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Site webwww.lesulis.fr

Les Ulis[1] (prononcé [lɛz ylis] Écouter) est une commune française située à vingt-quatre kilomètres au sud-ouest de Paris dans le département de l’Essonne en région Île-de-France. Elle est le chef-lieu du canton des Ulis et le siège du doyenné de l’Yvette-Gif-Orsay.

Plus jeune commune du département avec 38 % de la population âgés de moins de vingt-cinq ans, Les Ulis a célébré le son trentième anniversaire. Ville nouvelle, conçue selon les préceptes de Le Corbusier sur les anciens territoires d’Orsay et Bures-sur-Yvette, elle mêle le parc d'activités de Courtabœuf, le centre commercial Ulis 2 et de nombreux grands ensembles modernistes. Bâtie à la fin des Trente Glorieuses pour les cadres et les chercheurs, elle est finalement habitée par les ouvriers et employés, vieillit mal et souffre d’une paupérisation entraînant des difficultés sociales et sécuritaires. Avec une partie de son territoire classée en zone urbaine sensible[2], la conclusion d’un contrat de ville puis d’un contrat urbain de cohésion sociale, la commune est aujourd’hui lancée dans un important chantier de renouvellement urbain pour corriger les erreurs du passé et renforcer les atouts principaux, dont la prédominance des parcours piétonniers et l’importance donnée au sport et à la culture.

Ses habitants sont appelés les Ulissiens[3].

Géographie

Situation

Position des Ulis en Essonne.
Occupation des sols.
Type d’occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Espace urbain construit 66,5 % 355,85
Espace urbain non construit 17,0 % 90,98
Espace rural 16,5 % 88,38
Source : Iaurif[4]

Les Ulis est située dans la région Île-de-France au sud-ouest de l’agglomération parisienne, au nord-ouest du département de l’Essonne, au cœur de la région naturelle du Hurepoix, sur le plateau de Courtabœuf qui domine la vallée de l’Yvette, aussi appelée la vallée de Chevreuse. La commune occupe un territoire en forme de « U » d’approximativement trois kilomètres de long et deux kilomètres de large, totalisant cinq cent dix huit hectares. Plus de 65 % de ce territoire sont urbanisés et construits, 17 % sont urbanisés mais libres, l’espace rural ne représente que 16 %, en majeure partie constitués de parcs et jardins familiaux. L’Institut national de l'information géographique et forestière attribue les coordonnées géographiques 48°40'58" N et 02°09'55" E au point central de ce territoire[5]. Le ruisseau Le Rouillon prend sa source dans la commune voisine de Villejust à proximité de la frontière, un étang est aménagé dans le parc nord, il s’agit du seul point d’eau d’agrément de la commune. Le point le plus bas de la commune est placé dans la vallée, à la frontière avec Bures-sur-Yvette, à une altitude de quatre-vingt-sept mètres, mais la majeure partie de la commune est installée à une altitude moyenne supérieure à cent cinquante mètres sur un terrain constitué d’argile, de sable et de meulière, le point culminant, à l’extrême sud, est ainsi à cent soixante-dix mètres. Cette ville nouvelle a paradoxalement été bâtie à l’écart des lignes ferroviaires de transport en commun, la ligne B du RER passe cependant dans la vallée, des services intercommunaux et départementaux d’autobus permettent l’accès aux gares d’Orsay-Ville ou de Bures-sur-Yvette. Cependant, un maillage important de liaisons routières parcourt la commune. La plus importante, la route nationale 118, coupe le territoire du nord au sud et s’achève à la frontière avec Marcoussis par un échangeur autoroutier avec la route nationale 104 (la Francilienne) et l’autoroute A10. Elle est doublée sur sa rive droite par la route départementale 446 et reliée au sud à la route départementale 35 qui fait office de rocade sud et qui est prolongée à l’ouest par les RD 988 puis 188 et 446. De larges avenues complètent l’offre routière et découpent la commune en plusieurs quartiers, correspondant à la grande zone industrielle à l’est, le parc d'activités de Courtabœuf en grande partie sur la commune et les résidences à l’ouest, dont une large part constituent des HLM. Au total, trente-trois résidences regroupées en quatre grands quartiers sont réparties aux Ulis. L’ensemble de la commune fut construit et conçu dans les années 1970 selon les préceptes de Le Corbusier par les architectes Robert Camelot, François Prieur et Georges-Henri Pingusson, avec les habitations sur des dalles, rehaussées par rapport au niveau des avenues et accessibles par des passerelles piétonnes.

Cette ville nouvelle a été implantée à vingt-quatre kilomètres au sud-ouest de Paris-Notre-Dame[6], point zéro des routes de France, excentrée dans le département puisqu’à vingt et un kilomètres au nord-ouest d’Évry[7], six kilomètres au sud-ouest de Palaiseau[8], vingt-quatre kilomètres au nord-ouest de Corbeil-Essonnes[9], vingt-huit kilomètres au nord d’Étampes[10], neuf kilomètres au nord-ouest de Montlhéry[11], douze kilomètres au nord-ouest d’Arpajon[12], vingt et un kilomètres au nord-est de Dourdan[13], vingt-six kilomètres au nord-ouest de La Ferté-Alais[14], trente-huit kilomètres au nord-ouest de Milly-la-Forêt[15] et seulement quatorze kilomètres au sud-est de Versailles[16].

Hydrographie

Le ruisseau Le Rouillon prend sa source dans la commune voisine de Villejust et marque au début de son cours la frontière avec la commune, à l’est. À l’ouest, à quelques centaines de mètres de la frontière communale, le ruisseau d’Angoulême marque la frontière entre les communes voisines de Bures-sur-Yvette et Gometz-le-Châtel, sans passer sur le territoire des Ulis. L’unique point d’eau « naturel » présent est un vaste étang au centre du parc nord, en lisière de la forêt séparant Les Ulis et Bures-sur-Yvette. L’association « Ulis Pêche Passion » y organise des concours de pêche sportive[17]. Trois petites mares ont été creusées pour marquer l’entrée du quartier résidentiel de l’Ermitage, en bordure de la route nationale 118.

L’un des lacs du Parc Nord.

Relief et géologie

Les Ulis est une ville implantée sur le vaste plateau de Courtabœuf qui domine la vallée de l’Yvette au nord, aussi appelée vallée de Chevreuse. Le territoire s’étage entre quatre-vingt-sept mètres à la frontière avec Bures-sur-Yvette à l’extrême nord-ouest et cent soixante dix mètres au sud, à proximité du village de Saint-Jean-de-Beauregard au sud. Il s’élève rapidement depuis le point bas situé au niveau de la route départementale 988 pour atteindre cent cinquante-sept mètres dans le Parc Nord à seulement soixante-dix mètres de distance. Comme tout le Bassin parisien, le sous-sol est constitué de couches successives de sable, meulière et calcaire, déposés sur des argiles et de la marne d’origines marine[18]. Aucun cours d’eau ne traversant le territoire, l’érosion est peu marquée et ne laisse ainsi apparaître que les couches supérieures.

Communes limitrophes

La commune est bien sûr limitrophe des deux communes dont elle a hérité des terrains pour sa création. Orsay au nord, presque au centre puisqu’elle entre profondément dans le territoire ulissien avec son quartier de Mondétour, bordant la route nationale 118 jusqu’à la limite de la route départementale 35. Au nord-ouest et à l’ouest se trouve l’autre commune d’origine, Bures-sur-Yvette, en partie séparée par la route départementale 988 au nord. Au sud-ouest et au sud est implanté le village de Saint-Jean-de-Beauregard, au sud-est, la commune dispose d’une petite frontière avec Marcoussis puis est séparée par l’autoroute A10 de Villejust à l’est, le ruisseau du Rouillon matérialisant aussi une petite partie de cette frontière, avant que les deux communes ne se partagent le territoire du parc d'activités de Courtabœuf avec Villebon-sur-Yvette au nord-est.

Climat

Article connexe : Climat de l'Essonne.

Les Ulis est située en Île-de-France et bénéficie d’un climat océanique dégradé. En moyenne annuelle, la température relevée s’établit à 10,8 °C avec une moyenne maximale de 15,2 °C et une moyenne minimale de 6,4 °C. La température réelle maximale intervient en juillet avec 24,5 °C et la réelle minimale en janvier avec 0,7 °C. Elle se distingue de Paris par un écart constant négatif de 2 °C, qui s’explique notamment par la différence de densité urbaine entre la capitale et sa banlieue. L’influence du climat continental engendre des records extrêmes avec −19,6 °C relevés le et 38,2 °C enregistrés le . L’ensoleillement est comparable aux régions du nord de la Loire avec 1 798 heures en moyenne sur l’année, et les précipitations sont également réparties avec une moyenne de cinquante millimètres par mois et un total de 598,3 millimètres de pluie sur l’année. Le record de précipitations a été établi le avec 78,9 millimètres tombés en vingt-quatre heures.

Données climatiques aux Ulis.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,7 1 2,8 4,8 8,3 11,1 13 12,8 10,4 7,2 3,5 1,7 6,4
Température moyenne (°C) 3,4 4,3 7,1 9,7 13,4 16,4 18,8 18,5 15,6 11,5 6,7 4,3 10,8
Température maximale moyenne (°C) 6,1 7,6 11,4 14,6 18,6 21,8 24,5 24,2 20,8 15,8 9,9 6,8 15,2
Ensoleillement (h) 59 89 134 176 203 221 240 228 183 133 79 53 1 798
Précipitations (mm) 47,6 42,5 44,4 45,6 53,7 51 52,2 48,5 55,6 51,6 54,1 51,5 598,3
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de Brétigny-sur-Orge de 1948 à 2002[19],[20].


Voies de communication et transports

La gare routière.

Ville réputée sensible, Les Ulis a longtemps été tenue à l’écart des axes de transport en commun, alors que leur création récente aurait pu justifier la mise en place de nouvelles lignes. Ainsi, bien que la commune ait compté jusqu’à vingt-huit mille habitants, aucune ligne RER ou bus RATP ne dessert cette ville nouvelle. Pourtant, le territoire est traversé par d’importants axes routiers. En son centre, la route nationale 118 coupe l’agglomération du nord au sud, elle est rejointe à l’extrême sud-est par l’autoroute A10 au niveau de l’échangeur de Marcoussis avec la route nationale 104. S’ajoutent cinq routes d’importance départementale, les routes départementales 118 et 35 qui font office de rocade sud, la route départementale 988 qui à le même intérêt au nord et à l’ouest, la route départementale 188, la pénétrante qui emprunte l’ancien tracé de la ligne Paris - Chartres par Gallardon et enfin la route départementale 446 qui coupe du nord au sud en longeant la voie rapide, ancienne route de Montlhéry à Versailles.

De cette bonne desserte routière découle la présence de diverses lignes de bus[21]. Une gare routière a été aménagée à proximité du centre commercial. Le principal fournisseur de transports de la commune est le réseau de bus Les Cars d'Orsay qui dispose de quatre lignes parcourant la commune au départ ou à l’arrivée de la gare routière. Les lignes 2, 22 et 23 circulent en ville et dans le parc d'activités de Courtabœuf avant d’emprunter l’autoroute pour mener à la gare de Massy - Palaiseau. La ligne 3 au départ de la gare d'Orsay - Ville dessert tout le centre-ville jusqu’au centre commercial. La ligne 4 au départ de la gare de Bures-sur-Yvette irrigue à la fois les centres-villes de Bures-sur-Yvette et Les Ulis. La ligne 5 au départ de la gare d’Orsay-Ville mène directement au parc industriel. La ligne DM10S du réseau de bus Daniel Meyer mène à Montlhéry via la gare d’Orsay-Ville depuis le lycée de l’Essouriau et la ligne DM10A passe par le parc d’activités dans son trajet entre Orsay et Marcoussis. Le réseau de bus SAVAC propose les lignes 039-08 depuis la gare de Gif-sur-Yvette, 039-014 depuis la gare d’Orsay-Ville et 039-019 depuis la gare de Courcelle-sur-Yvette. Enfin le réseau de bus Albatrans dessert la commune, et plus spécifiquement le parc d’activités, avec ses lignes 91.02 entre Dourdan et Orsay, 91.03 entre Dourdan et Massy, 91.05 entre Évry et Massy et 91.08 entre la mairie des Ulis et le centre commercial Vélizy 2 via la gare du Guichet[22].

En outre, la commune est implantée sous le couloir aérien des pistes 3 et 4 de l’aéroport Paris-Orly situé à seulement quinze kilomètres au nord-est. L’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle est lui à quarante-six kilomètres au nord-est. L’aviation d'affaires est accessible depuis l’aéroport de Toussus-le-Noble sur le plateau de Saclay à neuf kilomètres au nord-ouest.

Lieux-dits, écarts et quartiers

La commune, récente et presque totalement urbanisée, est divisée en nombreux quartiers, correspondants aux diverses résidences et grands ensembles construits, et ne laisse aucun écart ou lieu-dit excentrés. Toute la moitié est du territoire, au-delà de la route nationale 118, est occupée par le vaste parc d'activités de Courtabœuf. À l’ouest et au centre, la mairie a institué un découpage pour créer des conseils de quartier regroupant plusieurs résidences : Berry-Saintonge qui lie les résidences des Avelines, du Bosquet, de la Daunière, des Fraisiers, de la Vaucouleur et le foyer Adoma[23] ; Nord et Centre-Est qui regroupe les résidences Arepa, Arlequin, Barceleau, des Bathes, du Bois du Roi, des Champs-Lasniers, de Chanteraine, des Chardons, de la Châtaigneraie, de Courdimanche, des Millepertuis, des Pampres, de la Treille, des Vignes de Bures[24] ; Nord-Ouest où se retrouvent les résidences des Amonts, des Hautes Bergères, des Hautes Plaines, Équinoxe et Tournemire[25] ; Plein Sud qui regroupe les résidences du domaine des Ulis, de l’Ermitage, du Jardin des Lys, du Luberon, du Mas Laurent, du Mont Ventoux, des Pendants de Villeziers et de la Queue d’Oiseau[26]. L’Insee découpe la commune en huit îlots regroupés pour l'information statistique soit Champagne, Bourgogne, Cévennes, Franche-Comté, Saintonge, Anjou, Île-de-France et Queue d’Oiseau[27].

Plusieurs de ces quartiers sont en proie aux difficultés sociales ou sécuritaires, ils sont ainsi classés prioritaires au titre de la politique de la ville. De sorte, l’ensemble des quartiers ouest, implantés entre l’avenue de Guyenne à l’ouest, l’avenue de Dordogne au sud, l’avenue des Champs-Lasniers à l’est et l’avenue de Normandie au nord relèvent de la catégorie de zone urbaine sensible (ZUS), comprenant les résidences de la Daunière, des Bosquets, des Amonts, des Avelines, des Hautes Bergères et des Hautes Plaines, et totalisant 14 028 habitants sur quarante-trois hectares[28] soit 54 % de la population communale sur seulement 8 % du territoire. En outre, les quartiers Nord-Est, groupant 4 881 habitants sur dix-huit hectares, compris entre les avenues d’Alsace et de Bourgogne sont eux prioritaires[29], là où sont implantées les résidences Chanteraine, la Châtaigneraie, Courdimanche, les Bathes et le Barceleau. Pour corriger cette situation, un projet de rénovation urbaine, signé avec l’agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) est en cours de réalisation dans le centre-ville et les quartiers ouest[30],[31].

Urbanisme

Panorama de ville.

La commune des Ulis, dans le cadre d’une zone à urbaniser en priorité, fut imaginée et créée au milieu des années 1970 sur des terrains pratiquement vierges de construction. Ce sont les architectes et urbanistes Robert Camelot et François Prieur puis Georges-Henri Pingusson qui conçurent en grande partie les plans de la commune, utilisés par la Société d'économie mixte d’Aménagement de Bures, Orsay et Étampes (Samboe) pour édifier la ville nouvelle. Pour répondre aux besoins importants de logements en Île-de-France, l’habitat collectif et les grands ensembles furent privilégiés, ne laissant la place aux pavillons qu’en périphérie, imitant ainsi l’urbanisme nord américain. Les terrains obtenus par démembrement des communes voisines de Bures-sur-Yvette et Orsay laissent un territoire en « U », largement imbriqué avec le quartier orcéens de Mondétour.

Quatre axes routiers majeurs préexistants ont marqué les limites de l’urbanisation et induit un zonage durable. Au centre, coupant le domaine du nord au sud, la route nationale 118 et la route départementale 446 séparent l’espace industriel composé par le parc d'activités de Courtabœuf à l’est de l’espace urbain et commercial à l’ouest. Au nord, la route départementale 188 marque la limite de l’urbanisation et des bois. Au sud, la route départementale 35 matérialise la frontière forte entre l’espace urbanisé des Ulis et les grandes cultures céréalières de Saint-Jean-de-Beauregard. De nouveaux grands axes furent tracés dans la ville, dans la zone industrielle, elles prennent l’appellation de destinations exotiques (Canada, Laponie, Amazonie, Paraná, etc.). En ville, de grandes avenues permettent la circulation automobile, elles prennent les noms d’anciennes provinces de France en respectant leur position géographique d’origine, Provence au sud-est, Guyenne au sud-ouest, Berry au centre, Alsace et Champagne au nord-est, Normandie au nord-ouest.

La moitié ouest fut donc urbanisée pour accueillir plus de dix mille logements, implantés selon les préceptes de Le Corbusier. Un vaste parc urbain est aménagé au nord, dans le prolongement de la vaste forêt de la vallée de Chevreuse, il marque l’entrée de ville et réponds aux espaces agricoles et aux jardins familiaux au sud, complétés par un petit parc au sud. Au sud-est en périphérie, un secteur pavillonnaire, séparé de la voie rapide par une coulée verte, assure la continuité sociologique avec le quartier résidentiel de Mondétour à Orsay et permet un passage visuel doux entre les bâtiments industriels et l’agglomération. Ici, les rues prennent l’appellation d’artistes, d’oiseaux et d’arbres. En bordure de la rocade sud sont installés le centre commercial régional Ulis 2 et l’incinérateur de déchets assurant le chauffage urbain de toute l’agglomération. Là aussi, la transition visuelle à l’entrée sud de la ville est douce, le bâti se faisant d’abord avec des pavillons puis de petites tours. Le centre-ville avec l’hôtel de ville et les services administratifs fut effectivement placé au centre de l’espace de vie, à proximité immédiate d’un nouveau parc urbain permettant l’accès piéton au centre commercial.

Les constructions résidentielles et collectives ont été implantées sur des dalles, selon la mode de l’époque, isolant les bâtiments du niveau de la rue. Le cheminement piéton est ainsi sécurisé entre les différents quartiers par dix-neuf passerelles ou des tunnels mêlant les noms des résidences (Amelines et Courteraines) ou des noms d’astres (Lune, Soleil) et de saisons (Automne, Printemps), de sorte qu’il est, en théorie, possible de traverser la commune sans jamais croiser un véhicule à moteur[32].

Cet urbanisme a cependant très tôt montré ses limites, la concentration urbaine, l’absence de mixité sociale et paradoxalement les difficultés de circulation, notamment des services de police ou d’entretien, ont entraînés le classement de la moitié du territoire urbain en zone urbaine sensible dès 1996[33], la signature en 2000 d’un contrat de ville sur l’état des lieux formulé ainsi : « Un tissu urbain postérieur à 1968 qui constitue une poche de pauvreté relative dans un environnement à forte potentialité. »[34] et le déclenchement en 2002 d’une opération de renouvellement urbain total pour endiguer « une paupérisation et une baisse sensible de sa population » et « un vieillissement de son urbanisme »[35].

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