Les Républicains

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Républicain.
Ne doit pas être confondu avec Les Républicains (parti allemand).
Les Républicains
Image illustrative de l'article Les Républicains
Logotype officiel.
Présentation
Président Vacant
Fondation (création de l' UMP)
(changement de nom et de statuts)
Siège 238 rue de Vaugirard
75015 Paris
Secrétaire général Bernard Accoyer
Vice-présidents Laurent Wauquiez
Isabelle Le Callennec
Secrétaires généraux adjoints Annie Genevard
Éric Ciotti
Trésorier Daniel Fasquelle
Porte-paroles Guillaume Larrivé
Guillaume Peltier
Valérie Debord
Brigitte Kuster
Bérengère Poletti
Valérie Boyer
Adhérents 238 000 (début 2016) [1]
234 908 () [2]
Mouvement de jeunesse Les Jeunes Républicains
Positionnement Centre droit à Droite
Idéologie Gaullisme [3], [4], [5],
Conservatisme [6], [7]
Démocratie chrétienne [5]
Libéralisme [5]
Centrisme [5]
Libéral-conservatisme [8], [9], [10], [5]
Affiliation européenne Parti populaire européen [11]
Affiliation internationale Internationale démocrate centriste
Union démocrate internationale [11].
Couleurs Bleu
Site web republicains.fr
Présidents de groupe
Assemblée nationale Christian Jacob ( LR)
Sénat Bruno Retailleau ( LR)
Parlement européen Manfred Weber ( PPE)
Représentation
Députés
110 / 577
[N 1]
Sénateurs
146 / 348
Députés européens
18 / 74
Présidence de conseils départementaux
44 / 101
Présidence de conseils régionaux
8 / 17
Maires de communes de plus de 70 000 habitants
35 / 69

Les Républicains (LR) est un parti politique libéral-conservateur français, classé à droite et au centre droit sur l' échiquier politique. Au niveau européen, il est membre du Parti populaire européen (PPE). Il est issu du changement de nom et de statuts de l' Union pour un mouvement populaire, adopté par les adhérents le [12], et s'inscrit dans la continuité des grands partis conservateurs français ( UDR, RPR, UMP).

Histoire

Origine

Article détaillé : Union pour un mouvement populaire.

Le parti est issu du changement de nom de l' Union pour un mouvement populaire, après modification des statuts et de la composition de son bureau politique. L'Union pour un mouvement populaire, a été fondé .

Changement de nom de l'UMP

Le changement de nom de l'Union pour un mouvement populaire est une volonté de Nicolas Sarkozy annoncée lors de sa campagne pour la présidence du parti en 2014, en même temps qu'une réforme des statuts.

C'est le nom « Les Républicains » qui est finalement choisi [13], [14], [15]. Le , Nathalie Kosciusko-Morizet, vice-présidente de l' UMP, présente à Nicolas Sarkozy puis au bureau politique du parti le projet de nouveaux statuts. Ces statuts prévoient, entre autres, l'organisation d'élections primaires ouvertes en vue de désigner la personne que le mouvement soutiendra lors de l'élection présidentielle, l'élection des présidents de fédérations départementales au suffrage universel direct, la fin des courants et la consultation des adhérents sur les investitures électorales [16].

Les nouveaux statuts sont adoptés par le bureau politique le puis approuvés par les adhérents le lors d'un vote par internet avec 83,28 % de « oui » et un taux de participation de 45,74 % [17]. De même les nouveaux statuts du parti sont adoptés par 96,34 % des votants et la composition du nouveau bureau politique par 94,77 % [18].

Le changement de nom est officialisé lors du Congrès des Républicains dit fondateur le à la Porte de la Villette à Paris, devant près de 10 000 personnes [19]. Angela Merkel, chancelière allemande, envoie un « message d'amitié et d'encouragement au congrès » [17].

Ce nouveau nom provoque une polémique [20], [21]. Une pétition, « Nous sommes les républicains » [22] est créée et l'avocat Christophe Lèguevaques lance une action en justice le afin d’obtenir la nullité de la marque « Les Républicains » déposée à l’INPI (publication 2014-12-05 (BOPI 2014-49) au profit de l’ UMP [23]. Le tribunal de grande instance de Paris rejette le le recours en référé constitué par quatre partis ou associations de gauche et 143 particuliers, estimant que « le trouble manifestement illicite et le dommage imminent ne sont pas démontrés » [24]. Le Mouvement républicain et citoyen (MRC) décide de faire appel [25]. L'hebdomadaire Marianne appelle le parti « ex- UMP » [26].

L'historien des idées François Huguenin rappelle que si, à l'origine, à la fin du XIXe siècle, ce sont plutôt les partis politiques de gauche qui ont adopté ce mot (la Gauche républicaine de Jules Ferry et Jules Grévy et l' Union républicaine de Léon Gambetta), la droite l'a également rapidement utilisé au début du XXe siècle (notamment avec la Fédération républicaine) alors que la gauche commençait à préférer dans les noms des partis le mot « socialiste » ; le mot « République » s'ancre dans la droite à partir de 1958 : Union pour la nouvelle République (UNR) puis Union pour la défense de la République (UDR) puis Rassemblement pour la République (RPR) pour incarner la défense de la Cinquième République créée par le général de Gaulle [27].

Par ailleurs, Sébastien Ausserre et Pierre Alioti, responsables départementaux de La Droite populaire du Var et de l'Hérault, présentent cette refondation comme l'une des causes de leur départ du parti au profit du Front national [28], [29].

À l' Assemblée nationale, le président du groupe parlementaire, Christian Jacob, souhaite que le groupe ne soit pas désigné sous l'abréviation « LR » mais par le nom complet « Les Républicains ». Par réaction, les autres groupes de l'Assemblée nationale comportant le mot « républicain » ou « démocrate », demandent également à être appelés par leurs noms complets [30], [31]. Malgré cette volonté du parti, celui-ci est généralement abrégé « LR » dans les médias, bien que le parti lui préfère l'abréviation « Les Rép » [32], [33], [34].

Lors du mois qui a précédé la création des Républicains, les premiers adhérents reçoivent une carte de membre fondateur, où carte collector premier membre fondateur [35].

Depuis 2016

Afin de désigner le candidat à l' élection présidentielle de 2017, le bureau politique a constitué une « commission nationale d'organisation de la primaire » composée de 14 membres avec à sa tête Thierry Solère. Le vote à cette primaire est ouvert à tous les citoyens inscrits sur les listes électorales, sous réserve d'une participation de 2 euros et la signature d'un texte précisant : « je partage les valeurs républicaines de la droite et du centre et je m'engage pour l'alternance afin de réussir le redressement de la France ». Jean-François Copé [36], François Fillon, Alain Juppé, Nathalie Kosciusko-Morizet [37], Bruno Le Maire [38], Jean-Frédéric Poisson [39] et Nicolas Sarkozy [40] sont les sept candidats au premier tour de cette primaire. Le , à l’issue du premier tour auquel participent plus de 4 millions d’électeurs, François Fillon et Alain Juppé sont qualifiés pour le second tour. François Fillon remporte la primaire le avec 66,5 % des suffrages.

Donné un temps favori de l' élection présidentielle de 2017, François Fillon doit faire face à des critiques sur la radicalité de son projet puis à une affaire politico-judiciaire de plusieurs mois, où son retrait est demandé par de nombreuses personnalités de son camp. Il se maintient et termine à la troisième position à l'issue du premier tour avec 20 % des suffrages exprimés. Pour le second, il appelle à soutenir Emmanuel Macron contre Marine Le Pen, même si dans le parti, certains comme Nadine Morano, Éric Ciotti, Henri Guaino, Georges Fenech [41], Guillaume Larrivé [42], Nicolas Dhuicq [43], Christine Boutin et Jean-Frédéric Poisson (du PCD, parti associé à LR) ou le mouvement Sens commun refusent le «  front républicain » [44], [45]. L'ancienne ministre de Jacques Chirac Françoise Hostalier déclare pour sa part qu'elle votera Marine Le Pen [46], tout comme l'ancienne ministre de Nicolas Sarkozy Christine Boutin [47]. Laurent Wauquiez a appelé à ne pas voter pour Marine Le Pen, en s'abstenant [48]. Emmanuel Macron est finalement élu et nomme Premier ministre Édouard Philippe, député et maire LR. Plusieurs élus LR signent une tribune où ils souhaitent travailler avec le nouveau président [49], suscitant des tensions au sein du parti, où plusieurs s'y refusent. Bruno Le Maire et Gérald Darmanin sont nommés ministres et sont ensuite exclus de LR [50].

François Baroin est désigné chef de file du parti pour les élections législatives. Le projet de François Fillon pour l'élection présidentielle est alors amendé concernant des sujets polémiques, notamment sur la TVA, la suppression du nombre de fonctionnaires ou encore des sujets de santé [51]. À l'issue du second tour de ces législatives, le , LR ne compte plus que 112 sièges à l' Assemblée nationale. Mais les dissensions disparaissent pas pour autant entre les députés souhaitant œuvrer dans une démarche « constructive » à l'égard du deuxième gouvernement Philippe et ceux qui y sont beaucoup plus réticents [52]. Le 21 juin, douze d'entre eux, emmenés par Thierry Solère et Franck Riester s'associent avec les seize élus UDI et quelques divers droite pour constituer un groupe autonome à l'Assemblée [53], le groupe des Républicains (« historiques ») se réduisant à 100 députés reste néanmoins le plus important groupe d'opposition à l'Assemblée nationale.

Le , Thierry Solère, Édouard Philippe, Gérald Darmanin, Franck Riester et Sébastien Lecornu annoncent avoir reçus chacun une convocation en vue de leur exclusion du parti [54]. Bruno Le Maire n'était déjà plus membre des Républicains depuis sa nomination dans le premier gouvernement Philippe selon Bernard Accoyer [50]. Le 11 juillet, le bureau politique décide de suspendre ces six personnalité de leurs fonctions exécutives au sein du parti, en attendant qu'une commission spéciale composée des anciens ministres Patrick Ollier et Jean Leonetti et de la vice-présidente du parti, Isabelle Le Callennec, statue sur leur sort à l’automne de cette même année [55].

Le 31 octobre 2017, le bureau politique des Républicains exclut Gérald Darmanin, Sébastien Lecornu, Franck Riester et Thierry Solère [56], tandis qu'il « prend acte du départ » d' Édouard Philippe [56], que celui-ci n'a lui-même pas annoncé, mais sans toutefois l'exclure formellement du parti [57].

Other Languages